CONDITIONS ET LIEU DE DEVELOPPEMENT DES ENSEMENCEMENTS
Ainsi, quel que soit le mode utilisé, les-cavernes tertiaires envoient leurs embols septiques däns dés régions pulmeonaires saines jusque-là.
Le sort de ce matériel infectant est variable. Certains essaimages sont détruits aussitôt apparus, d’autres sont en quelque sorte neutralisés et s’encapsulent pour un temps plus ou moins long, conservant intact leur potentiel évo-
Jutif. D’autres enfin se développent, créant des lésions
A ae plus ou moins étendues et aboutissant dans certains cas à l’ulcération du parenchvme.
Les facteurs qui président à cette évolution ne sont pas tous élucidés. En phase tertiaire, nous savons précisément que le tissu pulmonaire se trouve dans des conditions tout à fait différentes de celles des périodes primaires ou secondaires, tout au moins dans les normes habituelles de Pin-
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fection. L’immunité locale’ est amoindrie et l’état d’allergie crée des conditions favorables à la nécrose et à l’ulcération. Il demeure que l’on est obligé d'admettre des variations locales importantes dans la réceptivité des tissus aux agressions bacillaires. L’ulcération se développe avec prédilection en des régions qui ont été l’objet d’atteintes antérieures de la période secondaire, c’est-à-dire dans les secteurs supérieurs des poumons. Mais dans nombre de cas les autres régions font preuve d’une réelle capacité de défense. Pour que les sécrétions cavitaires plus ou moins riches en matériel infectant puissent à leur tour engendrer de nouvelles lésions et faire entrer le malade dans le véritable cercle vicieux que finit par constituer la phtisie commune, il faut faire intervenir les facteurs généraux et locaux que nous allons essayer de préciser.