FACTEURS GÉNÉRAUX
« Toute cause de défaillance, qu’il s'agisse d’une grossesse, d’un surmenage, d’un dérèglement endocrinien, d’une pleurésie ou d’une infection intercurrente, peut, en diminuant la résistance du terrain, être la cause de la bilatéralisation >» (DUMAREST).
Nous ne voulons pas aborder ici le problème complexe des facteurs innombrables qui contribuent à la baisse de l’immunité vis-à-vis de l'infection tuberculeuse. Il est évident que les sujets tarés, débilités, alcooliques réalisent très facilement des tuberculoses extensives à partir d’ulcérations situées dans les secteurs supérieurs des poumons. Tout se passe comme si le tissu n’opposait aucune barrière défensive aux sécrétions bacillifères.
À l'opposé, nombre de malades atteints de lésions ulcérées, génératrices d’embols bacillaires parfois importants, ne réalisent pas des lésions pulmonaires secondaires. On a l'impression que l’immunité locale, brisée en un secteur du poumon, persiste dans les autres territoires. Cette persistance n’est certes pas infinie et, malgré des aspects radiologiques en apparence normaux, il est certain que les
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capacités de défense du tissu pulmonaire s’amoindrissent progressivement, lorsqu'il a à faire face à des intrusions bacillaires continues. Aussi voit-on brusquement, chez certains tuberculeux pulmonaires avérés. des processus ulcératifs se dessiner et s'étendre rapidement en dessous de lésions qui avaient paru rester très localisées, mais qui en réalité avaient miné sournoisement le reste du parenchyme. Ces faits nous amènent à discuter l'importance des facteurs locaux.