‹ Les Ensemencements Bronchogènes au Cours des Cavernes Tuberculeuses TertiairesChapitre 46 sur 60 · IT. -- INFILTRATS DÉPENDANT DE LA LÉSION-MÈRE · texte numérisé non relu

IT. -- INFILTRATS DÉPENDANT DE LA LÉSION-MÈRE

En fait, dans les'cas habituels, évolution de l’ensemencement bronchogène reste sous l'étroite dépendance de sa cavité-mère.

Cette dépendance est prouvée, tout d’abord, par le fait que la dissémination commence par s’effacer dès que l’on s'attaque à la cavité-mère et disparaît même avant que la ‘avité ne soit complètement effacée. Elle est prouvée surtout par le fait que l’ensemencement disparaît si la. thérapeutique s'attaque à lui, mais réapparaît dès que cette action thérapeutique est levée si lon a pas pris soin de fermer la

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caverne qui lui a donné naissance. On pourrait multiplier les observations de cas semblables. Nous n’en donnerons que deux particulièrement démonstratives.

OBS. — Mme S... est vue une première fois en 1946, pour un infiltrat de la bzse gauche. Son sommet gauche est douteux, mais on pense qu'il s’agit de lésions anciennes, inactives. Un pneumothorax gauche est créé. Il est incomplet, mais localisé à la base, il a une action suffisante et certaine sur ces lésions infiltretives et sur lexpectoration. Régulièrement entretenu, ce pneumothorax est abandonné en 1949. Rapidement réapparait l’ensemencement de la base avec expectoration bacillifère. On pense à ce mement qu’il s’agit d’un infiltrat bronchogène avec caverne latente, Effectivement, des tomographies en série permettent d’individualiser une cavité apicale, dont on peut ‘alors retrouver les contours sur le film standard de 1946. Un extra-pleural est réalisé et amène une guérison solide.

Cette observation se passe de commentaires. Disons simplement que si on avait pensé à un ensemencement bronchogène, la cavité apicale aurait été découverte dès 1945 et traitée immédiatement par un extra-pleural, d’où pour la malade un bénéfice de trois années de soins.

CBS. — M. R... fait, en 1943, une pleurésie droite sans lésions pulmonaires sous-jacentes. En 1945, apparait un petit infiltrat du sommet droit traité par le simple repos. Entre 1946 et 1947, on assiste à l’aggravation progressive de lPinfiltrat qui déborde nettement sous la clavicule à ce moment. En 1948, une hémoplisie amène la découverte d’un infiltrat juxta-scissural droit que lon traite par streptomycine et qui se nettoie en trois semaines. Enfin en 1949, des bacilles 2pparaisseñt pour la première fois et le malade est passé à la radioscopie. On découvre alors une cavité du sommet, qui reste difficile à voir sur les radiographies. Mais sur tous les films antérieurs on en retrouve facilement les contours lorsque l’on sait où elle siège. Un extra-pleurel est alors créé et amène la guérison.

Cette observation montre bien que des infiltrats bronchogènes peuvent facilement être pris pour des infiltrats autonomes. Elle montre la labilité de ces infiltrals bronchogènes pour peu qu’un traitement actif soit entrepris.

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