LA TOUX ET LA TUBERCULOSE BRONCHIQUE
Tous ceux qui se sont occupés des disséminations bronchogènes ont parlé du rôle de la toux. L'observation d'AMEULLLE est classique. L’auteur injecte du lipiodol dans une caverné du lobe inférieur droit et examine le malade derrière l’écran radioscopique. Une quinte de toux s’étant produite, il note :
1° Le lipiodol injecte les bronches du lobe moyen ;
2° Après une deuxième quinte il injecte les bronches du lobe inférieur gauche ;
3° Enfin une dernière quinte vide complètement les bronches du lobe inférieur et partiellement celles du lobe moyen. Le lipiodol est expectoré.
Il est certes délicat de vouloir assimiler le lipiodol aux
PATIN
ÉAAGÉE
produits des sécrétions cavitaires ; néanmoins, l’analogie subsiste. La toux se montre donc comme une arme offen-
sive aussi bien que défensive. La toux est en effet une expi-. ration brusque, précédée d’une forte inspiration. Si l’expi-
ration chasse vers l'extérieur les produits bacillaires, l’inspiration peut au contraire les introduire profondément dans les alvéoles. L'expérience montre qu’en définitive l’action de la toux est moins bienfaisante que nocive.
Si la tuberculose bronchique n’a en soi que peu d’influence sur les disséminations bronchogènes, on sait par contre qu’elle est génératrice de quintes de toux fréquentes. C’est par l'intermédiaire de la toux que la tuberculose bronchique représente un facteur favorisant des essaimages bacillaires.