‹ Les entrepreneurs; comédie-vaudeville en un acteChapitre 8 sur 18 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

M. et Mad. JOBIN.

joein, encore dans l'admiration.

Eh bien ! ma bonne, qu'en dis-tu ?

Mad. JOBIN.

Je dis... que vous allez faire des bêtises. ( On voit arriver l'Homme- Al fiche ; il entre portant un double placard sur le dos et sur la poitrine , et fait le tour du théâtre. )

Mad. jobin , voyant entrer V Homme- JJJi-che. Qu'est-ce que je vois donc là bas ?

JOBIN

Comment ! c'est une affiche qui marche !

'7 Matl. jobin.

Elle vient par ici.

JO.BIjN.

C'est une invention anglaise.

Mad; JOi;i::.

Monsieur Jobin. je vous avoue que cette invention ne me plaît pas du tout;... à Paris on ne peut plus faire un pas à la promenade sans remontrer une affiche;... aveu ça leur? porteurs ont des mines!

Aie : Traitant l'amour sans pitié.

De prendre des airs bien durs,

Os Messieurs ne sont point chiches;

El tous c«-s porteurs 'l'affiches

Sont polis comme des murs...

C'est une annonce opulente ,

Qui veut faire l'insolente;

C'est une maison vacante,

Qui vous pousse s;ins pitié ;

Ou bien, sans craindre d'esclandre,

Ce sont des terrains à vendre

Qui vous marchent sur le pied, {bis.)

jobin j regardant de plus près ; il lit V affiche. Dieu me pardonne! c'est mon terrain:... des affiches ambulantes! on a bien raison de" dire que tout marche vers la perfection.

Mad. jobin, d'un air fâché.

Et vous, vous marchez de sottises *-n sottises! elle sort.

JOiio.

En vous remerciant, irtirdame Jobin !

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