‹ Les enveloppes des testicules [electronic resource]Chapitre 15 sur 15 · LE CUL-DE-SAC POSTERO-INTERNE · texte numérisé non relu

LE CUL-DE-SAC POSTERO-INTERNE

En se repliant de la face profonde de la tunique fibreuse sur la face interne du testicule, la vaginale forme le culcle-sac posléro-iiilerne. La ligne suivant laquelle la séreuse vient tomber sur le testicule et lui adhérer est ordinairement très régulière et décrit, de la tête à la queue de l'oro-ane, une courbe à légère concavité antérieure. Mais, chez quelques sujets, la vaginale vient se jeter sur l'extrémité antérieure et sur l'extrémité postérieure de la glande beaucoup plus en avant qu'elle ne le fait au niveau du corps : la ligne d'adhérence est, dans ce cas, très fortement concave en avant, et c'est alors que la séreuse, devenue, pour ainsi dire, trop courte au point oii elle se projette sur la face interne des deux pôles testiculaires, fait à leur niveau saillie dans la cavité séreuse sous forme de deux rephs

légèremcnl lalciformes qui se icgaidcnl par leur concavité et qui limitent, en haut et en bas, le cul-de-sac postéro-interne. Le repli parié lo-l es liculaire supérieur est concave en bas; le repli pariélo-tesliculaire inférieur est concave en haut. L'un des deux peut manquer, ordinairement le supérieur.

J'ai montré, par des coupes transversales pratiquées sur différents sujets, que le fond du cul-de-sac postéro-interne se rapproche plus ou moins du canal déférent, en arrière : aussi la face interne du testicule est-elle, dans certains cas, recouverte tout entière par la séreuse et baigne-t-elle complètement dans la cavité ; tandis qu'en certains autres — et c'est l'ordinaire — elle n'est libre et au découvert dans cette cavité que par sa moitié antéroinférieure. Plus le cul-de-sac est profond cl plus il tend à gagner le bord postérieur du testicule, plus la disposition de la vaginale se rapproche de celle qu'on constate sur le bélier, le taureau, le cochon et surtout sur le cheval. Dans certains cas, j'ai vu la vaginale aller jusqu'au canal déférent qui transparaissait au travers d'elle; ijieme, j'ai rencontré quelques sujets chez qui elle l'enveloppait complètement et lui formait un véritable petit méso sous lequel se prolongeait, en manière de diverticule, la grande cavité séreuse, si bien que, dans ce cas, le canal déférent était pour ainsi dire complètement libre, presque flottant dans cette cavité : cette disposition est éA^demment exceptionnelle (fig. 53, et55 \

Pm. S3.

FiG. 54.

FiG. 55.

TROTS FIGURES POUR MONTRER : 1° COMMENT L\ VAGINALE PEUT ENTOURER I,E CANAL DKFÉRENT; 2» COMMENT ELLE PEUT ENTOURER l'ÉPIDIDYME.

E : Epididyme.— T : Testicule. — CD: Canal dcférenl.— V : Vaginale.

LE CUL-DE-SAC POSTÉUO-EXTEUNE

Je pourrais répéter ici du cul-dc-sac postéro-externe ce que je viens de dire du cul-dc-sac posléro-internc : suivant que le reploiement de la vaginale s'opère plus ou moins près du bord Icsticulaire postérieur, lepididyme est, ainsi que je l'ai dit, plus ou moins inclus dans la vaginale. J'ai vu des sujets chez lesquels il était tout à fait libre dans la cavité, comme c'est le cas des animaux que je signalais plus haut. Même, chez l'un d'eux, le paquet vasculairo, situé en dedans de l'épididyme, était si bien tapissé sur sa face externe et sur sa face postérieure par la séreuse, qu'il était vraiment à demi enfermé lui-même dans la cavité, comme le montre la figure ci-jointe Çfuj. 56). Au

FIGURE l'OLIl MOXTUEU LA VAGINALE s'jîNROULANT EXCEPTIONNELLEMENT AUTOLIl DU PAQUET VASCULAIUE

E : Epididyme. — T : Testicule. — V : Vaginale.

reste, il suffit de se reporter aux schémas que j'ai donnés pbis haut des coupes horizontales du testicule et de la Iniiifpjf vaginale pour se rendre compte de tous les types qu'on peut observer.

J'ai déjà (Ht (pie sur la plupart des sujets, la vaginale s'insintiail ciilrc le corps du testicule et celui do répididymo.

mais qu'au niveau de la lete et de la queue des deux organes elle passait directement de l'un à l'autre. 11 résulte de celle disposition : 1" qu'entre le corps du lesticulc et celui de l'épididyme, la cavité vaginale se prolonge et forme un véritable cul-dc-sac : c'est la cavilé soiis-épidiclymaire: 2° qu'en s'engagcant sous le corps de l'épididyme, tandis qu'elle s'applique, au contraire, simplement sur ses deux extrémités, la séreuse, au point, précisément où elle passe du testicule sous l'épididyme, forme deux replis falciformes concaves, que mon camarade Félix Regxault (1) a signalés il y a déjà quelques années, qui se regardent par leur concavité (le supérieur regarde en bas et en arrière, l'inférieur en haut et en avant) et qui limitent l'entrée de la cavilé inter-épididymo-tesliculaire. Ces deux faux de la vaginale existent chez tous les sujets, mais elles sont plus ou moins marquées, suivant les cas; il convient de les appeler replis cpididymo-ie$liculaires . Ils se forment comme les replis que j'ai signalés sur la face interne du testicule, et sont dus à la traction qui s'exerce sur la séreuse du fait de sa pénétration dans le sillon sous-épididymaire. La profondeur du cul-de-sac inter-épididy.mo-testiculaire est très variable, comme l'indique la série des coupes représentées plus haut (Jiy. .75. .7// et 55 } : quelquefois, c'est à peine s'il y a un léger engagement de la séreuse; ailleurs, celle-ci s'enfonce beaucoup, dépasse les limites de l'épididyme et, par-dessous l'épididyme, atteint le paquet vasculaire.

En se réfléchissant aux dilTérents endroits que j'ai indiqués, la vaginale forme des arrière-cavités, des fossettes et des diverlicules qu'il me reste maintenant à étudier et qui feront l'objet d'un prochain travail.

(1) Félix Regnault : Vaginalile chronique hleimorrhayiqne, in Annales des maladies des orcjanes génilo-tirin(nrcs. 1S91, p. 91.

Paris. — Imp. des Arts cl Manulaclurcs. 12, rue Paiil Lclono;.

SB

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