‹ Les enveloppes des testicules [electronic resource]Chapitre 14 sur 15 · IU · texte numérisé non relu

IU

Lu séreuse se déluclie du bord postérieur du testicule, tapisse d'arrière en avant sa lace interne, contourne son boni antérieur, vernisse d'avant en arrière sa face externe, puis rencontre l'épididynie. Là, toujours collée contre la lace externe du testicule, elle s'insinue sous cet épididynie et plonge entre ces deux organes en manière de méso. Puis, elle revient sur ses pas et recouvre tour à tour la face profonde, le bord antérieur et la face superficielle de l'épididyme. Ainsi se creuse, entre le corps du testicule et celui de l'épididyme, un eul-de-sac séreux de profondeur variable. Là finit la vaginale viscérale ; c'est en ce point, en eflet, que la séreuse, rebroussant chemin, devient vaginale pariétale, passe de l'organe sur ses enveloppes et, plaquée contre la face profonde des bourses, revient à son point de départ. C'est donc au niveau du bord postérieur du testicule que la vaginale saute, en dedans et en dehors, de la poche sur le viscère, engendrant ainsi, par sa réflexion, deux culs-de-sac entre lesquels s'insinuent les vaisseaux pour aborder le testicule et le pénétrer.

Fk;. 2(;.

E : Epididyme. —CD: Canal déférent. — T : Testicule. V : Vaginale.

Voilà le schéma. Jevaismaintenant le corriger par la description exacte des variétés qu'on observe ; pour être plus clair, je vais étudier, l'une après l'autre, la face interne et

la face externe du leslicule, en montrant les dilïerentes dispositions qu'y prend la vaginale.

l" Face interne. — Pour la face interne, tout se résume à ceci : la séreuse s'approche plus ou moins du bord postérieur du testicule.

Chez certains sujets (et je dois dire que, pour ce détail comme pour tous les autres, le testicule droit d'un cadavre est souvent différent du testicule gauche), chez certains sujets, la séreuse se réfléchit des bourses sur le testicule en plein milieu de la face interne ; celle-ci se dégage alors en grande partie de la cavité séreuse {fig. 26).

Dans d'autres cas, au contraire, la vaginale recouvre toute la face interne du testicule et ne se réfléchit que tout près du bord postérieur (fig. 27).

Fig. 27.

E : Epididyme. — CD: Canal déférent. — V : Vaginale. T : Testicule,

Ailleurs, enfin, on voit la vaginale pousser très loin sa marche en arrière, atteindre, près du bord postérieur du testicule, les vaisseaux et le canal déférent, quelquefois même, cela est plus rare, former à ces organes comme une sorte de méso : alors, on peut considérer ceux-ci comme en partie inclus dans le sac séreux (fig. 28).

2" Face exteune. — Voici maintenant pour la face externe :

J'ai dit plus haut qu'en règle générale la vaginale ta-

— lO'J —

pissuil l'une après ruulre lu face interne, ou profonde, et la face externe, ou superficielle, de l'épididyme; mais elle les tapisse dans uneétendue variable suivant les individus, et c'est précisément dans ce plus ou moins de complaisance de la séreuse vis-à-vis de l'épididyme qu'il faut chercher rexplicalion des nombreuses variétés qu'on observe dans la topographie respective du testicule et de l'épididyme.

r.OVl-K SCIlKMATIi^l.i; Tli ANSVEUSAM: DK L\ VACINAI.K AU NIVKAU t>i; COUPS lil'IOllJYMAIKi;

E : Epididynnc. — T : l'csliculc. — V : Vaginale. ('• D : (Janal déférent.

Sur la lace interne de répididynie, la vaginale, ai-je dit, plonge en cul-de-sac entre cet organe et le testicule; la prolbndeur de ce cul-de-sac est très inégale.

Quelquefois son fond dépasse les limites de la face épididymaire interne et atteint le bord postérieur du testicule (Jig. m.

Ailleurs, la A-aginale ne franchit pas les frontières épididymaires ; déjà le cul -de-sac est moins profond (Jlg. 30).

Fie. 31.

Sur U'I cuciuM'c. c'est à peine si la séreuse s'engage dans le sillon épididYnio-tcsticulaire (Juj.

Sur tel autre sujet, même, on voit la vaginale passer, pour ainsi dire, comme un pont au-dessus du lesticule et de l'épididynie et franchir, sans y pénétrer, l'espace qui les sépare. Cette disposition est bien plus rare; je l'ai vue cependant plusieurs fois (Jicj. 3-2).

Les variétés sont nombreuses aussi dans la disposition de la vaginale sur la face externe del'épididyme.

Assez souvent elle vernisse toute l'étendue de cette face externe et va se rétléchir, très en arrière, sur le bord postérieur du testicule, qui est alors tout enlier inclus dans la cavité séreuse fy/jy. 55).

■ D'autres fois, elle ne recouvre qu'une portion plus ou moins étendue de cette face externe [Jig. o^).

Fia. 35.

Il.i

Knliii, j'ai \u la xa^iiialc. abaïulomiaiiL coniplc-'leiaeiil la lace supci liciolk' lie l éi)iaidyine, passer dircclemeni, do la lace iiilerne de cet organe sur les bourses, et laisser ainsi le corps épididymaire coniplèlcment en dehors de la cavilé vaginale //jy. .V.") .

Telles sont les dilïeren-lcs dispositions qu'on peut observer; leur description montre bien, je pense, dans quelles proportions peut varier l'inclusion de l'épididyme dans la gargousse vaginale, combien variable doit être la situation de cet épididyme au milieu de la masse liquide de riiydrocèle, et quelles formes nombreuses et différentes peut prendre le moule de substance solidifiable quel'anatomiste injecte dans le sac séreux péritesticulaire.

D. Coupe horizontale divisant la queue de l'épididyme.

A ce niveau, la vaginale passe directement du testicule sur la queue l'épididyme et plaque ainsi les deux organes l'un contre l'autre : il y a entre eux adhérence intime: c'est là une disposition qui ne souffre pas d'exception. Mais l'étendue de la surface d'adhésion est variable : longue de quelques millimètres chez certains sujets, elle est très réduite chez quelques autres et ne porte alors que sur l'extrême pointe de l'épididyme.

Aussi la coupe, qui se présente toujours sous le même aspect lorsqu'elle porte sur cette extrême pointe, donne-

t-elle, au coniraire, suivant les individus, des résultats différents quand elle intéresse la région intermédiaire entre le corps et cette extrême pointe. Soit donc une coupe pratiquée au niveau du point où le corps de l'épididyme s'unit à la queue.

Ici, je verrai la séreuse, comme à Fextrémilé du pôle épididymaire, sauter, sans marquer la plus petite dépression, du testicule sur l'épididyme (fig. 36).

Là, au contraire, je verrai la vaginale s'insinuer légèrement entre les deux organes, et,- dans le sillon qui les sépare, dessiner comme une ébauche de cul-de-sac (fig. 37).

Fin. 37.

Mais, quel que soit le degré de pénération de la séreuse entre les deux organes, la queue de l'épididyme est plus ou moins incluse dans la cavité vaginale suivant que le feuillet viscéral de la séreuse se réfléchit plus ou moins loin derrière sa face externe.

Voici, par exemple, sur ce sujet, la vaginale qui se replie après avoir pris simple contact avec l'épididyme (fig. 38).

La voici, au contraire, sur cet autre, qui englobe toute la queue de l'épididyme et va, derrière lui, à la rencontre du canal déférent qui transparaît sous le feuillet viscéral (ftg. 39),

Fifi. 39.

De telle sorte, ainsi que j'ai pu le constater plusieurs fois en pratiquant, suivant la méthode de mon maître QuÉNL-, la résection de la queue de l'épididyme sur des malades frappés de tuberculose épididymaire : de telle sorte, dis-je, que chez les uns cette opération peut être menée à bien sans blessure de la vaginale, alors que chez d'autres, au contraire, la séreuse est ouverte par les premiers coups d'exérèse donnés par les ciscau\,

E. Coupe horizuididc divisaiil le U(j<tin(:iil (jubcriiucidaire.

La iace postérieure du ligamenl gubernaculaire est adhérente: elle est donc toujours dépourvue de séreuse; la face antérieure, au contraire, est libre, tapissée par la vaginale qui, de chaque côté, se déploie aussi sur les faces latérales. Mais celles-ci sont, suivant les sujets, inégalement enfouies dans le sac séreux, car le point où, des flancs du ligament la vaginale se replie sur lesbourses, est plus ou moins rapproché du dos ou du ventre du ligament gubernaculaire (fig. ^lO et ^li).

iMG. i(>. Flfi. il.

COUPK SCHÉMATIQUE TRANS VURSALE UE LA VAGINALE AU NIVEAU DU LICAMENT CRÉMASTÉRIEN

A : Ligament crémastérien contenant quelques veines. B : Cavité vaginale.

De tout ce que je viens de dire sur la manière dont la vaginale se comporte vis-à-vis le testicule et l'épididyme, on peut tirer les conclusions suivantes :

1° Chez tous les sujets il existe, entre le cul-de-sac vaginal de la face interne et le cul-de-sac vaginal de la face externe du testicule, une région tout à fait dépourvue de séreuse et qui répond au bord postérieur du testicule.

L'étendue de cette zone est très variable : dans certains cas elle est assez grande pour qu'on puisse réséquer les veines du testicule sans ouvrir la vaginale. Cette région privée de séreuse répond à la partie postérieure de la face interne du testicule.

2" Sur la face externe, au niveau du corps de l'épididyme, la vaginale tapisse ordinairement la face externe de cet épididyme pour aborder le dos testiculaire ou se rapprocher de lui : l'épididyme est alors intra-vaginal ; mais il n'est pas rare de voir la séreuse rebrousser assez tôt chemin pour laisser une partie du corps épididymaire

en dcliursde la cavité séreuse. C'est du degré de pénétration de la vaginale entre le testicule et le corps de l'épididyme que dépend le caractère plus ou moins llotlant de celui-ci.

3" Plus on approche de la queue épididymaire, plus on voit la séreuse diminuer d'amplitude, si bien que d'habitude celte queue et le bord postérieur du testicule, tout près du pôle, sont extra-vaginaux : il y a à cette règle, chez les enfants surtout où la vaginale paraît plus lâche, mais à tout Age, d'assez nombreuses exceptions.

4" La tcte de l'épididyme est presque toujours en grande partie enfermée dans la vaginale ; elle peut y flotter complètement.

5° Le canal déférent est ordinairement éloigné de la vaginale. Mais les deux organes se rapprochent quelquefois : j'ai vu ce canal déférent faire saillie dans la cavité ; j'ai même vu la séreuse lui former un véritable petit méso.

()° Au cordon la vaginale forme dans la majorité des cas une gaine antérieure et antéro-latérale. Il peut arriver que cette gaine s'étende assez sur chaque face du cordon, en dehors surtout, pour que celui-ci finisse par être enfermé presque complètement dans la séreuse, ainsi qu'on le constate souvent en pratiquant chez des adolescents ou des enfants la cure radicale de la hernie inguinale congénitale (1).

2° Trajet de la vaginale étudié sur des coupes verticales et transversales (coupes frontales).

Ces coupes attaquent verticalement le testicule et le divisent de front, de la tête vers la queue.

Celles qu'on pratique « au ras » du bord antérieur 'du testicule n'intéressent que le testicule et laissent dei rière elles la tête épididymaire ; les autres entament, du même coup, le testicule et la tête de l'épididyme.

Voici comment se présentent les premières :

L'extrémité supérieure et les deux faces du testicule sont tapissées par la séreuse viscérale ; en bas, au-dessous de

(1) Depuis que ce mémoire est écrit, M. M.viuo.\, aide danalomic à l.'i l'acuité, a publié dans le BulleUn de la Société d'anatomie CLXX' année, 5' série, tome IX. avril 1895, n" 8) un court et intéressant travail sur l'anatomie de la vaginale. Les conclusions de co travail diflèrent un peu des miennes, mais au total, en ce qui concerne tout au moins les points principaux, nos recherches so portent une mutuelle confirmation.

l'cxlrémitc inlerieurc, la vaf^inule recouvre, de chaque côté, le ligaïueal gubcrnaculairc el se rélléchil ensuite sur les bourses à la face profonde desquelles elle se déploie

Voici maintenant comment se présentent les secondes : La vaginale recouvre la tête épididymaire et se porte

ensuite sur le testicule qu'elle aborde suivant deux modes

différents :

Ou bien elle vernisse seulement le culmen et les deux versants de la tete de l'épididyme ; celle-ci est alors plaquée directement contre le testicule et la séreuse ne s'insinue pas dans le sillon épididymo-testiculaire, qui est comme voilé par le feuillet viscéral (fig. h3).

Ou bien, au contraire, la vaginale engaine presque complètement la tête de l'épididyme, sengage sous sa face profonde, rencontre les cônes efférents, les envelppe, se laisse porter par eux jusque sur le testicule et leur foi'me une sorte de petit méso ligamenteux — ligament épididymo-testiculaire — de longueur un peu variable, mais, en fait, toujours grêle et toujours court [trois à six milli mètres {fuj. 4^/;]. Là où existe ce petit repli de la vaginale {Çig. ri^i) la tête de l'épididyme est mobile sur la proue du testicule; elle y est fixée chez les sujets où le méso ne g"est pas développé (fig. ^i3).

CQui'K rnoNT-M<E ijp i,\ vAoïNAtx, Dt; TRSTiaui.H i:t nu (/Ki'tDiin'Mi;

;J" Trajet de la vaginale étudié sur des coupes verticales et antéro-postérieures (coupes sagittales).

Pour tirer des coupes sagittales tous les renseignemenis qu'elles peuvent donner sur la disposition de la vaginale, il faut les pratiquer en deux régions dilTércntes; les unes doivent suivre le corps d'IIir.AïuuE et, par conséquent, diviser le testicule en deux moitiés ; les autres doivent passer en dehors du corps d'IlicMORE, c'est-à-dire entamer la moitié externe du testicule : les premières intéressent la tt'te de l'épididyme, les secondes sou corps et sa queuo.

A. Coupe sagittale pratiquée le long du corps d'Iligmore.

Voici ce que l'on voit : La vaginale descend sur la face antérieure du cordon, à la rencontre de la tête de l'épididyme ; elle aborde celle-ci par derrière, à une hauteur variable de son bord postérieur et, à ce niveau, se rephe sur elle-même, marchant, de haut en bas et d'arrière en avant, vers le testicule dont elle tapisse ensuite le bord anté-

rieur. Ainsi elle clescendjusqu'au ligamcnl gubernaculaii'c, puis se rélléchit sur les bourses, le long desquelles elle remonte jusqu'au cordon. Mais ce qu'il y a de plus parLiculièrenient intéressant à étudier sur une pièce ainsi préparée, ce sont les diilérents modes suivant lesquels la vaginale, abandonnant le cordon, aborde l'épididynie.

Chez des sujets, elle tombe sur le sommet de la téte épididy maire et se replie de là vers le p(Me antéro-supérieur du testicule (Ji<j. fio).

Chez d'autres, ce n'est plus sur le sommet de la tète, mais sur la nuque de Fépididyme qu'elle se rélléchit pour parcourir ensuite le même chemin {Jlg. ^i6).

Kl fi. 40. ^

Sur quelques testicules, enfin, elle descend jusqu'à ce qu'elle ait atteint le dos de l'épididyme et ne revient sur ses pas qu'après avoir tapissé la demi-longueur de cet organe (//«y. ^i7). C'est à une semblable disposition que

répond la coupe horizoalale que j'ai représentée sur la page 106.

FiG. 47.

Ainsi peut être expliqué le degré très variable d'inclusion de la tête de Tépididynie dans la cavité vaginale : elle y fait, dans certains cas, à peine saillie ; elle y est, dans d'autres, complètement immergée.

En ce qui concerne les rapports du testicule et de l'épididyme, les coupes sagittales nous rappellent ce que nous ont' appris déjà les coupes frontales : au hasard des cadavres examinés, l'on voit la tête de l'épididyme plaquée par la vaginale contre le pôle antérieur du testicule (fig. ^8), ou bien, au coritraire, lâchement reliée à lui par un petit méso séreux qui s'engage entre le pôle antérieur des deux organes (fig. à9J.

B. Coupe sagillale pratiquée en dehors du corps d'Higmore.

Si la coupe porte sur la portion du testicule comprise entre le septum médian et la face externe de la glande, on

y voit, non pins seulement la tête de l'épididynie, mais le corps lui-nicnie, couché de tout son long, sur U; liane externe du testicule, près du bord postérieur {Jig. ,')() .

FiG. 50.

COUPE SAGITTALE PASSANT EN DEHORS DU COUPS d'UIGMORE

C V : Cavité vaginale. — E : Epididyme. — L E T : Ligament Epididymo-Testiculaire. — T : Testicule.

Description de la vaginale.

Je pense qu'il va être facile maintenant de décrire les diverses régions du territoire de la vaginale.

LE GUL-DE-SAC VAGm.VL SUPÉIUEUU

Au-dessus du testicule et de l'épididyme, au point où elle se réfléchit des bourses sur le cordon, la vagmale forme un cul-de-sac auquel on donne le nom àeml-de-sac supérieur de la vaginale; c'est, naturellement, à l'oblitération du canal vagino-péritonéal qu'il faut attribuer la formation de ce cul-de-sac qui sépare définitivement la vaginale du péritoine. Cet isolement de la glande génitale dans

uiR' Luvilé scivnso al)soIument close est l'apanage exclusif lie riioiuine el tie quel([iics singes supérieurs ; chez tous les autres mammifères, la cavité péritonéalc et la cavité vaginale sont en large et facile communication : l'anomalie reproduit cette disposition chez quelques hommes.

I.e cul-de-sac supérieur de la vaginale ofl're en hauteur et en largeur une étendue très variable. Chez quelques sujets, la séreuse s'épuise là on naît la tête de l'épididyme qui occupe alors la partie tout à fait supérieure, le dôme de la cavité: celle-ci, qui est, en ce cas, exclusivement péri-tcsliculairc, ne se pi'olonge pas en infundibulum le long du cordon. Chez d'autres, au contraire, la séreuse s'élève autour de ce cordon sur une hauteur de un à trois centimètres : alors se développe, au-dessus du testicule et de répididyme, un véritable cul-de-sac dont la forme, les dimensions et les rapports sont sujets à d'assez notables variations.

On dit parfois qu'il y a deux culs-de-sac supérieurs de la vaginale, l'un interne, l'autre externe. C'estlàune mauvaise manière de parler : il n'y a jamais qu'un cul-de-sac, mais voici ce qui se passe. Quand la séreuse tapisse seulementla face antérieure du cordon, le cul-de-sac peu développé dans le sens transversal, est seulement préfuniculaire: quand, au contraire, elle tend à s'enrouler autour de ce cordon et qu'elle en va tapisseries joues après en avoir recouvert le front, le cul-dc-sac devient, du même coup, préfuniculaire et latéro-funiculaire. Il est quelquefois latéro-funiculaire externe seulement, mais ordinairement bilaléro-funiculaire, interne et externe, en même temps : en ce dernier cas, la cavité est toujours plus développée en dehors, mais il n'est pas rare de la voir s'étendre assez en dedans pour qu'au total, le cordon, dans une étendue verticale de deux ou trois centimètres, soit aux trois quarts inclus dans le sac vaginal. Cette disposition est — en petit — l'image de celle qu'on observe sur le cheval, le taureau et le bélier où la vaginale entoure complètement le cordon et où elle forme môme au canal déférent un grand méso qui isole complètement celui-ci du faisceau de l'artère et dos veines. Les schémas ci-joints (fig. 51 cl 52) permettent de .suivre le trajet périfuniculaire que décrit la vaginale de CCS animaux.

C'est donc dans ce cul-dc-sac supérieur de la vaginale

qui, ordinairement, remonte plus haut sur la face externe du cordon que sur la face interne, que repose la partie supérieure de Tépididyme; elle en occupe le sommet quand ce cul-de-sac ne s'élève pas le long du cordon : elle y est plus ou moins enfouie dans le cas contraire. Dans une disposition comme dans l'autre, et suivant le point oii la séreuse se réfléchit sur la face postérieure de l'épididyme, cet épididyme peut n'engager dans la vaginale que la portion antérieure, la plus proéminente, de sa tête et rester en arrière de la séreuse avec les éléments du

es

FiG. 51.

COUPE TRANSVERSALE PASSANT PAR LE CORDON POUR MONTRER LA DISPO- SITION DE LA VAGINALE ET LE MÉSO DU CANAL DÉFÉRENT (tAUREAU ET

bélier).

G Sp : Cordon spermatique. — C D : Canal déférent.— C S : Crémasler strié. — T F : Tunique fibreuse. — V : Vaginale.

cordon : ailleurs la tôte épididymaire tout entière plonge dans le sac séreux et y devient libre: chez certains individus môme (c'est, à la vérité, l'exception) toute la moitié supérieure du corps de répididynie Hotte dans la cavité, campé sur le dos du testicule. C-est dans ce

cleniiei' eus qu'on voit la séreuse, au point où elle se réfléchit des bourses sur la face postérieure de i'épididyme, former un repli falciforme à concavité supérieure qui est comme une sorte de cloison incomplète verticale, antéro postérieure dressée, en arrière de l'épididyme, entre la moitié droite et la moitié gauche de la vaginale. Ce repli, auquel on peut donner le nom de repli falciforme rélro-épididynmire, marque son empreinte sur les moules de matière solidifiablc injectée dans la séreuse.

Fifi. 52.

COLPE TnA-NSVEIlSALr: PASSANT PAU LE CORDON POUR MONTRER LA DISPO- SITION DE LA VAGINALE ET LE MÉSO DU CANAL DÉFÉRENT (CIIEVAL).

C L : Crcmaster lisse. — T F : Tunique fibreuse. — G Sp : Cordon spermatique. — G V : Gavilc vaginale. —CD: Canal déférent. — G S : Crémaster strié.

La této de l'épididyme est souvent appliquée directement contre l'extrémité antérieure du testicule : mais il n'est pas rare que le péritoine forme un petit inéso aux vaisseaux eHérenls: la léte épididymaire devient alors mo-

bile et d'autant plus mobile que le méso est plus long. Je donne à ce méso le nom de ligamenl épicUdy/no-tesUculaire.

Le cul-de-sac supérieur de la vaginale communique avec un diverticule qui s'engage le long des éléments du cordon : je reviendrai un jour sur cette question.

LE CUL-Dli-SAC VAGINAL INFERIEUR

J'ai déjà montré comment les restes du gubernaculum testis formaient, à l'extrémité inférieure du testicule, une large surface d'adhérence entre la glande et la tunique fibreuse : c'est là ce qu'on peut appeler le ligamenl gubernaciilaire; il est la trace de l'adhésion qui s'opère, pendant la vie fœtale, entre le gubernaculum testis et les fibres inférieures du petit oblique (futur crémaster). J'ai déjà montré comment la vaginale tapisse la face antérieure et les faces latérales de ce ligament gubernaculaire, qui, dans les cas d'hydrocèle, maintient le testicule à la face inférieure et postérieure de la poche.

La queue de l'épididyme est toujours fixée contre le testicule et directement appliquée contre elle; je n'ai ja- . mais vu la séreuse lui former, comme à la tête du même organe, un petit méso qui lui donnât de la mobilité; cela s'explique, du reste, aisément, puisqu'il n'existe point, au niveau de la seconde, les canaux eftérents qu'on trouve au niveau de la première et sur lesquels la séreuse se réfléchit.

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