‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 109 sur 562 · UX · texte numérisé non relu

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d'y être enseveli dans le tombeau situé eu avant de l'aulel de la Sainte- Vierge. Il Ce vœu a été réalisé, par les soins des princes d'Orléans, le 9 juin 1876.

Une sorte de crypte supérieure, décorée d'une frise délicatement sculptée, et de niveau avec la chapelle de la Vierge, fait le tour d'une partie de l'édifice. Cette crypte renferme à Ventrée de la chapelle les lombeaui:

de M"" la duchesse de Bourbon- Condé, mère du duc d'Enghien, et,

Chapelle royala de Dreiu.

ïis-à-via, du duo de Penthièvre, de la princesse Marie, duchesse de Wurtemberg (au-dessus, remarquable statue de la RésignatioTl , dernière création de la royale artiste) , de M"" de Montpensier (charmante statuette de Pradier), d'un enfant de Mg' le prince de Joinville, de deui enfants de Me' la duc d'Âumale, etc.

Les autres tombeaux sont inoccupés.

Aux extrémités N. et S. de cette

crypte supérieure,

plein cintre et des degrés conduisent

aux cryptes inférieures et au grand

caveau circulaire situé sous la coupole. En face de l'ouverture du N.

commence la série des beaui vitraux diaphanes représentant les priuci-

Saux traits de l'histoire de sainlLonis 'après MM. Rouget, Eugène Delacroix (par Roussel , le Combat de Taillebourg), Wattier, Horace Vernet, Bouton, H. Flandrin, Rouget.

Le grand caveau circulaire cou tient douze tombeaux dont un renferme les restes mortels du prince de Conti. Au-dessous est le caveau du duc de Penthièvre, violé en 179<i.

DE PARIS A SAINT-GERMAIN

Les couloirs de dégagement sont éclairés par cinq glaces d'un seul morceau, peintes d'après les cartons de M. Larivière par MM. Apoil, Bonnet, André et Schilt. Ces admirables vitraux, le chef-d'œuvre du genre, ont été exécutés à la manufacture de Sèvres sous la direction de MM. Brongniart et Robert.

Au S.-O. de la Chapelle royale se voit une maison moderne flanquée de tourelles.

Des terrasses de Tancienne forteresse, on découvre une belle vue sur la ville de Dreux et le cours de la Biaise, et sur une vaste étendue des plaines de la Beauce. Le jardin, bien entretenu, offre une agréable promenade.

L'hôtel de ville, commencé en 1512, terminé en 1537, et auquel travailla Clément Métézeau l'ancien , est un bel édifice du style de la première Renaissance qui conserve encore un grand intérêt architectural, malgré les nombreuses mutilations qu'il a subies. On remarque, à l'extérieur, deux élégantes tourelles, la porte, à la décoration ogivale, et des fenêtres à croisillons de pierre. A l'intérieur se voient : de vastes salles aux voûtes élancées et décorées de gracieux pendentifs ; un magnifique escalier en pierre (142 marches) dont

chaque dalle forme marche, rampe et vis ou noyau ; le modèle en plâtre de la cloche du beffroi ; une petite bibliothèque décorée de belles boiseries ; une jolie cheminée sculptée (Renaissance); des tableaux représentant VHÔtel de Rambouillet et le Siège de la Rochelle, par Debon ; une charmante porte sculptée provenant du château de Crécy; des armures trouvées sur le champ de bataille d'Ivry, etc. Au haut de l'escalier, dans les greniers, est la cloche du beffroi fondue sous Charles IX ; autour de cette cloche est figurée en relief une procession grotesque dite des flambarts, qui anciennement avait lieu à Dreux la veille de la Noël.

Signalons encore : le collège; — la soîis-préfecture , récemment construite ; — la belle place Saint-Gilles, plantée d'arbres ; — la place Métézeau qui relie l'hôtel de ville à l'église Saint- Pierre; — les halles; — d'agréables promenades sur les bords de la Biaise; et le buste Ae Jean Rotrou, érigé en 1867 sur' la place La Fayette.

(Pour la suite de la route jusqu'à Granville, V, V Itinéraire général de la France : Normandie , par Ad.

Joanne; Paris, Hachette et C*®.)

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