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de cette église a éM. Iiàtie la Chapelle royale, destinée à la sépulture des membres de la famille d'Orléans.

Commencée en 1816, par la duchesse douairière d'Orléans, cett« chapelle fut agrandie et achevée par l'ainé do se» flU, le roi Louis-Philippe I", qui présida lui-même à tous les travaux (M. Lefranc, architecte). Bien Su'elle offre dans son ensemble et ans ses détails un mélange bizarre

Chapelle rojale ie Dreux.

de divers styles d'architecture (le gothique, le lombard et le gréco-romain), son aspect général est imposant et pittoresque.

On monte à la Chapelle de Dreux par une route de voitures et par la rue Philidor, qui s'ouvre devant le palais de justice , monument moderne sans intérêt. — N. B. Pour la visiter, s'adresser au concierge.

Le portail actuel de la façade principale (douze degrés y co'nduieent) est flaoqué de deux gracieuses tou-

relles octogonales terminées par deux cfines surmontés de fleurons.

« L'arcade du portique est ornée, dit M..., d'une première archivolte dont le sommet disparaît sous les plis du vêtement flottant de l'Ange de la Résurrection. Cet aoge^ abrité par un dais à pinacle que termine une croix, déploie un phylactère sur lequel on lit : Evigilabant. A ses côtés, et se détachant aussi heureusement de la façade, sont deux médaillons qui représentent, l'un, le

DE PARIS A DREUX

Père étemel entre deux têtes d'anges, Tautre, VEcce Homo, accompagné des attributs de la Passion. D'autres archivoltes secondaires viennent reposer sur le tailloir des chapiteaux de quatre colonnes placées de chaque côté du portique. »

Sous le portique s'ouvrent trois portes ; celle du milieu , sculptée par Liénardf représente les Apôtres ; les sculptures du tympan représentent Saint Louis sous le chêne de Vincennes. Les ^rois clefs de voûte offrent les emblèmes de la Trinité.

A l'intérieur, la Chapelle royale se compose de l'ancienne rotonde, d'une nef en avant accompagnée de deux chapelles, d'un transsept, d'une abside derrière le maître-autel, de deux nefs latérales demi -circulaires en contre-bas autour du sanctuaire, appelées cryptes, qui viennent se réunir à une chapelle absidale au chevet, et d'un grand caveau circulaire pratiqué au-dessous du sol de la coupole.

Au-dessus de la porte principale , se trouve à l'intérieur un orgue remarquable inauguré en 1845. La voûte est décorée du médaillon de saint Louis. Des deux côtés de cette espèce de vestibule qui précède la rotonde, deux autels, en regard Tun de l'autre, ont été élevés en l'honneur des patronnes de la reine Amélie et de Madame Adélaïde. Les fenêtres sont ornées de beaux vitraux d'après les dessins de M. Larivière, dont le premier, à dr., représente Jésus au jardin des Oliviers ; à g., le Christ déposé de la croix dans les bras de sa mère ; parallèlement, saint Arnould lavant les pieds des pèlerins; en regard, sainte Adélaïde, reine de Hongrie, distribuant des aumônes.

Le ciiœur ou rotonde appartient aux constructions primitives exécutées par ordre de la duchesse douairière d'Orléans. Il est richement payé. A l'entrée se voient deux magnifiques coquilles servant de bénitiers (elles ont été données par le

prince de Joinville). On y remarque: 18 stalles en chêne sculpté; des tribunes (style de la Renaissance) présentant un double amphithéâtre et de belles fenêtres géminées surmontées de roses à quatre lobes, dont les magnifî(|[ues vitraux représentent en pied saint Louis, sainte Isabelle, saint Germain, saint Rémi, sainte Radegonde, sainte Bathilde, saint Philippe, sainte Amélie, saint Ferdinand, sainte Clotilde, saint Denis et sainte Geneviève. Ces vitraux ont été exécutés, d'après les cartons d'Ingres , et pour les ornements qui les encadrent, d'après M. VioUet-le- Duc, sous ]a direction de M. Robert, directeur de la manufacture de Sèvres.

Dans l'enfoncement des tribunes et entre les colonnes se voient des bas-reliefs représentant l'Adoration des mages, par Chambord, la Résurrection du Sauveur, par Bonnassieux, saint Ferdinand , sainte Amélie , sainte Adélaïde et saint Arnould.

Au-dessous de la voûte parsemée de rosaces, de jolis pendentifs représentent les Evan^élistes. Le vitrail de la coupole, peint par MM. Roussel, Apoil et André, d'après M. Larivière, représente le mystère de la Pentecôte. Le sanctuaire est orné d'un beau maître-autel élevé de plusieurs degrés et revêtu de marbres précieux.

A côté de l'autel sont ménagés des escaliers conduisant aux cryptes et à la chapelle de la Vierge (Notre- Dame-de-Pitié ou des Sept-Douleurs), placée au chevet du monument. On remarque, dans la chapelle de la Vierge, deux niches finement sculptées, et occupées par les statues de saint Ferdinand et de sainte Adélaïde ; une série de bas-reliefs (ils revêtent les parois des murailles) modelés par Hubert Lavigne et figurant des scènes du Nouveau Testament; des vitraux représentant la Foi, l'Espérance, la Charité, l'Ange gardien, la Mère de Douleurs ; de jolies clefs de voûte ; les tombeaux du duc d'Or-

léaDE, sculpté par Loieon, sur les dessios d'Arj Scheffer, de M°" la princesse Adélaïde, de M"" la duchesse douairière d'Orléans, par Barre fila (le corps de la duchesse y a été déposé le 9 juin 1876), etc.

Au centre s'élève une t«mbe disposée pour la sépulture commune de LouiB-Plii lippe et de la reine Amélie. Il Je demande, a dît Louis-Philippe, dans son testament, quel que soit le lieu de ma mort, que mon corps soit transporté sans pompe à Dreu.^, afin

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