STATION. — LE VÉSINET
17 kil. de U gBX» de Paria, 3 kil. de Chatou. 3 kil. de Sunt-Oemoia. 2 kil.
I/a de Mnatessau, S kil. de Bezona,
Le Téainet, 1,463 hab., a complètement changé d'aspect depuis quelques années. La Société qui en a acheté le bois y a percé des rues que bordent de nombreuses constructions. L'église a été bitie, à dr.
de la station, comme Saint-EugËne
de Paris, en fonta et en béton aggloméré (stjle o^val de fantaisie), et décorée en 1877. Devant la façade s'élève une fontaine surmontée d'une
A g. du chemin de fer, à 200 met.
en deçà, de la station, s'ouvre une belle 'avenue longue de 800 met. , bordée de maisons de campagne et aboutiesant à \a. grille de l'aille des femmes convaleBcenteB. Construit en pierres et en briques, par M. Eug.
Laval , cet asile se compose d'un
vaste bAtiment central, dont les deux ailes sont reliées par des galeries qui forment deui carrés. Le corps de logis principal renferme, au rezde-chaussée, un vaste réfectoire; au premier, une chapelle et un promenoir; dans l'aile g. sont les pensionnaires. L'aile dr. est affectée aux offices , au logement du personnel administratif, etc. Ce vaste établissement est précédé d'une cour avec jardins e( bosquets servant de promenoir aux convalescentes.
Une Société dite
temelle s'est organisée en IS75 , au capital de 10 millions, pour établir, dans la partie du bois située entre le Vésinet et Montesson. à GOO mit.
de la station du Vésinet, une " ville écolière. >■ Cette immi comprendrait ; 1° de vasi ments destinés t l'étude des et des lettres ; 2° une salle de gymnastique , accompagnée d'un manège, d'une salle d'escrime, d'ateliers, de bains et de douches; V des £* irdins pour l'éducation agricole et orticole ; i* de nombreuses • villas
Î)Ë PAtllS À SÀîNT-GËtlMAÎN.
écolières » disséminées autour des constructions centrales, et destinées à loger, sous la direction d'un « tuteur, » des « familles » de 15 à 20 élèves chacune. Le but de cette fondation serait ainsi de soustraire les enfants aux inconvénients de l'internat. L'école projetée occuperait une surface d'environ 10 hectares et demi, villas non comprises.
L'hippodrome du Vésinet est situé à 1 kil. de l'église (prendre, derrière le chevet , la rue Monseigneur- Mabile, puis son prolongement, la rue du Pont-de-Chatou). La pelouse est établie autour du Grand-Lac^ au milieu duquel se trouve une île convertie en jardin.
Un orphelinat dit d'Alsace-Lorraine a été inauguré au Vésinet en décembre 1875.
On peut faire d'agréables promenades dans le bois du Vésinet. L'une des plus fréquentées, après le Grand- Lac^ est celle du lac Supérieur^ à dr. de la. route de Chatou à Saint- Germain ( de larges avenues y conduisent) ; au bord de ce lac, à l'ombre d'un bouquet d'arbres, se donnent des concerts pendant l'été.
ee STATION. - LE PECQ.
18 kil. de Paris, 1 kil. du Vésinet, 2 kil. de Saint-Germain.— Le village est à 1,200 met. de la station, 1 kil. à peine de Saint-Germain, 1 kil. des Tanneries (V. ci-dessous), 2 kil. de Port-Marly.
Le Pecq, 1,569 hab., s'étend sur la pente d'une colline, entre la Seine et Saint-Germain, auquel il se rattache et dont il semble être un faubourg. Le Pecq existait déjà au vu® s., sous le nom à^Aupec {Alpicum, Alpecum). En 704, Childebert III donna cette terre à l'abbaye de Fontenelle ou de Saint- Wandrille , qui, au IX® s., en retirait annuellement 350 muids de vin. Il reste encore une partie de ce vignoble , épargnée par les défrichements et les constructions, h' église a été reconstruite au xviii® s.
Les rues du Pecq sont tortueuses, escarpées et mal bâties; cependant on y voit de jolies maisons de campagne. Un pont de bois, construit en 1665, renouvelé en 1775, franchissait la Seine vis-à-vis du village ; le point oîi il aboutissait sur l'autre rive est encore signalé par un orme magnifique, dit orme de Sully. Ce pont, sur lequel les Prussiens franchirent la Seine en 1815, quelques heures après que Napoléon eut quitté la Malmaison, fut enlevé par les glaces le 28 janvier 1830; il a été remplacé par le beau pont de 7 arches construit en aval, vis-à-vis de la route de Paris à Saint- Germain par Chatou, qui traverse la forêt du Vésinet.
La voie ferrée franchit la Seine sur un double pont , dont les deux parties sont séparées par un remblai de 16 met. élevé sur Vile de la Corbière, Au-delà de ce pont commence un viadiLc courbe, présentant une rampe inclinée de 35 millim. par met., et composé de 20 arches, dont la plus haute est à 23 met. 50 c. audessus du sol. Un énorme remblai, qui succède au viaduc, conduit à un souterrain de 305 met. passant sous la terrasse de Saint-Germain.
Quand le convoi s'est arrêté dans la gare de Saint-Germain , les voyageurs doivent gravir un escalier qui monte sur la place du Château. Au sortir du bâtiment où se distribuent les billets pour le départ, on trouve des voitures et des omnibus. Si l'on veut aller dans la ville, on laisse le château à g. Désire-tron au contraire visiter d'abord la terrasse et la forêt, il faut tourner le dos à la ville et laisser le château à dr.