BOUGIVAL
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ancien parc impérial, on verrait d, dr. ne jolie propriété appelée la VilU-U^
re nn plateau boisé sur lequel des aveues ont «lé trftoéea, des places créées, es grilles posées il y a déjti plusieurs
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Cucufa el i G»rcbe PourlaCelle-Sain p. 181.
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Au-delà du chemin de la Jonclière, i]U*on laisse à g., c naune de Bougival,
de la Celle, 7 kil. de Versailles.
BongiTHl', b. de 2.QSB hab.. e^i silue eur la route de Paris à Saini- Germain, en partie le long de la riia g. de la Seine, eu face de l'ile de 1»
DE PARIS A B0U€^1VAL, A MARLT, ETC
Chaussée, en partie au fond et sur la pente d'un petit vallon latéral.
Bougival doit son nom aux cavités ' qu'y forme l'exploitation de ses carrières de craie ou de pierre tendre : boi et bog signifiant, dit Lebœuf, des cavités. Sa partie la plus ancienne est le hameau de la Chaussée, qui s'appelait autrefois Charlevanne. Il en est question dans un diplôme de Louis le Débonnaire. Du reste, son histoire n'oâhre aucun intérêt. En 1683, ses seigneurs vendirent leur terre à Louis XIV.
Il y a quarante ans, Bougival était peu fréquenté des Parisiens; quelques paysagistes, attirés par la beauté des bords de la Seine et des environs, commencèrent à le faire connaître. Une petite colonie de peintres vint, pendant la belle saison, s'y établir dans une auberge qu'elle faillit rendre célèbre, l'auberge de M. Souvent, sur le quai ; elle y trouva non-seulement un abri, mais un atelier et une nourriture saine et abondante, à des prix alors très-modérés. La salle basse de ce restaurant a été décorée de beaux paysages par Corot, Français, Desjobert, Anastasi, Jules Héraut et Ternaute. Aux artistes succédèrent les canotiers, et maintenant le chemin de fer amène. chaque dimanche à Bougival un grand nombre de promeneurs.
Bougival possède des carrières de craie et des fabriques de chaux hydraulique et de blanc d'Espagne.
L'église (mon. hist.) s'élève, àTextrémité méridionale du village, dans une position pittoresque , sur une colline exposée àl'O. On y arrive, de ce côté, par des escaliers. La façade est moderne; delà nef (xiii*' s.), une seule travée est intacte, avec son triforium et ses œils-de-bœuf. Le chœur est aussi du xiii^ s.; mais le beau clocher central, de style roman, remonte, avec sa flèche en pierre et ses clochetons, à la seconde moitié du xii^ s. Les fonts baptismaux sont du XVI* s.
L'inventeur de la machine de Marly, Rennequin Sualem, mourut à Bougival , dans la plus profonde misère, le 29 juillet 1708, et fut inhumé dans l'église, ainsi que le constate une inscription.
M^i* de Valois , fille légitimée de Louis XIV, fut élevée dans un pavillon sur remplacement duquel a été bâtie. la maison de M. Biesta. Une logette d'où la jeune princesse pouvait contempler à son aise la belle vallée de la Seine existe encore sur le quai, sous le nom de Pavillon de Blois. Odilon Barrot, le docteur Se- , galas, M™« Jameson, M™« Staub et M. Seydoux ont possédé à Bougival de jolies maisons de campagne. L'immense et pittoresque parc de M. Seydoux est celui que créa avec tant de sollicitude le vénérable Boissy-d' Anglas et qui fait le sujet principal de son petit poëme intitulé : Bougival (voir ses œuvres diverses en 6 voK in-12).
Un beau pont, inauguré en 1864, et jeté sur les deux bras de la Seine, relie Bougival à Croissy et à Chatou (F. p. 144 et 146).