lra,}ée [i- collatécal). Tombeau da
LmIs d'Oniuii «t de TalenUna da li-
pédicule qui supports
dem Iollalér«ui,Mirguerite de Flandre.
Entra la 10* travée et le trauasept [V collatéral), tonbata 4e FrantoU I" at da Glande da Franaa. — Ce mouumaat, l'un
DE PARIS A CREIL, PAR PONTOISE
d'Ambroise Perret, de Jacques Chantrel, de Pierre Bigoigne, de Bastile Galles et de Jean de Bourgy.Les bas-reliefs représentent les principaux faits militaires de François !•' : Marignan, Cérisoies, etc. Les figures agenouillées sur la plateforme sont celles de François !«' et de Claude de France, sa femme, du dauphin François et de Charles d'Orléans, leurs fils, de Charlotte de France, leur fille.
Dans le l»' collatéral et dans le transsept: Louis III et Carloman. Isabelle d'Aragon. Philippe III. Philippe IV. Clovis II. Charles Martel. Béatnx de Bourbon. Renée d'Orléans.
V* travée du chœur {2" collatéral auquel s'ajoute une chapelle du xv« s. qui déborde sur le transsept) : Charles V et sa femme. Du Guesclin. Charles VI et Isabeau de Bavière. Ex-voto provenant de l'abbaye de Royaumont et offert à Notre- Dame par les sergents d'armes du roi, après la bataille de Bouvines. A dr. du mattre-autel, tombeau de Dagobert. La statue de ce roi, représenté mains jointes et couché, est moderne. Le reste du monument date du xiii« s. Les bas-reliefs montrent saint Denis révélant en songe à un anachorète nommé Jean que l'âme de Dagobert est tourmentée par les démons. Des diables, de la laideur la plus hideuse, ont fait entrer dans une barque et maltraitent cette pauvre âme, qui est figurée par un enfant nu portant une couronne. Saint Denis, saint Martin et saint Maurice viennent au secours du roi et mettent les diables en fuite. L'âme délivrée s'élève vers le ciel, soutenue sur un drap que saint Denis et saint Martin tiennent chacun par un bout.
Malgré les nombreuses dégradations qu'il a subies, ce tombeau passe, à juste titre, pour un des monuments les plus curieux du moyen âge, comme œuvre d'art et à cause du caractère allégorique de son ornementation. Debout, des deux côtés du tombeau, sont les statues de Sigebert, fils de Dagobert, et de la reine Nanthilde. La première est moderne. La statue de Nanthilde est un des plus beaux spécimens de l'art au xiii« s. « La figure est d'une beauté sérieuse. Plongée dans la méditation, la reine tient un livre de sa main droite, et, de l'autre, tord un lacet qui pend de son cou. La tête est légèrement inclinée. Un nuage de tristesse contracte son sourcil et pèse sur ses paupières : sa pensée semble en communication avec la tombe qui est à ses pieds. Sur les traits et dans le maintien
règne un caractère d'ascétisme, et l'émaciationdes formes, sans altérer la beauté, atteste la prédominance de l'esprit sur la chair. Le jeu de la chevelure est flexible; les plis de la robe et du manteau
ont beaucoup de liberté » ( Ch. Ma-
gnin.)
2* travée du chœur (entre la grande nef et le collatéral) : tombeau de Frédégonde, dalle tumulaire du vii« s. provenant de l'abbaye de Saint-Germain des Prés de Paris. ,
Les chapelles du chœur sont dédiées : celles de g., à Notre-Damela-Blanche, à saint Eustache, à saint Firmin , à sainte Osmane , à saint Pérégrin; — celle du centre, à la Vierge; — celles de dr. (en redescendant) : à saint Cucufa , à saint Eugène, à saint Louis (sacristie haute), à saint Hilaire, à saint Romain, à saint Benoit, à saint Jean- Baptiste. Cette dernière est aussi appelée chapelle des Charles. Deux seulement des chapelles absidales ont conservé leurs anciens vitraux intacts; trois sont du temps de Suger, et ils offrent, avec la figure de cet abbé, les légendes explicatives qu'il avait fournies pour les sujets, tous tirés de la vie de Moïse ou de l'Apocalypse. Ces vitraux brillent de teintes exquises , et les couleurs sont dans un état de conservation incroyable.
La crypte, qui s'étend sous le chœur des reliques, date en partie de Charlemagne ou tout au moins du XI® s., en partie (les chapelles) du temps de Suger; mais elle a subi, à diverses époques, de nombreux remaniements.
Un caveau central, éclairé et aéré par diverses ouvertures que M. Violîet-le-Duc y a fait pratiquer, ne reçoit pas la visite du public. Au bas de l'escalier qui y conduit se trouve, placé sur un tréteau de fer, le cercueil de Louis XVIII; c'est là que les rois, suivant l'antique cérémonial, devaient attendre leur successeur, avant d'être descendus, pour toujours, dans la grande salle funé-
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riire, qui s'ouvre à. quelques pas plus loin au fond d'uue étroite galerie. Cette salle renferme des cercueils coLiteuant les restes de Louis XVI.
de Marie-Anloinelte , de Mesdames Victoire et Adélaïde de France, du duc de Berrj, assassiné en 1820, et de dem de ses enfants, morts peu de temps après leur naissance- Diverses leu'Tes d"art de plusieurs époques sont encore renfermé es dans le déambulatoire et les chapelles de
la crypte, i phages mérovingiens, des pierres tombales (xiii" et xiv" s.) de princes de la famille royale, les magnttiques statues en marbre de Louis XIV, de Louis XVI (par Gaulle), de Marie Leczinska, de Marie-A ni oi nette (par Pelllot), des bustes d'Henri IV, de Marie de Médicis, de Louis XVIII (par Val<Hs), et quatre statues colossales, également on marbre (la Religion, la F<a-ce, la France, la Ville
'le Paris), par Dupatj et Cortot, rjui 'levaient orner le tombeau du duc
Dans une autre partie de la crjple, se présente, fermé par une grille de fer, le caveau des Condés où repose le prince Louis-Henri-Josaph, mort le 27 août 1830 (F, ci-dessous, Saint- Leu-Tavemj).
11 fut question, durant les dernières années du règne de Louis XVI, (l'ériger dans la crypte une rotonde sépulcrale destinée à former le mau-
solée spécial de la dynastie des Bourbons. La Révolution empêcha seule l'eiécutiou de ce nialencontreui projet, qui eût occasionné des mutilations considérables.
Nous terminerons la description de i'égiise canoniale de Saint-Denis en donnant les principales dimensions de ce célèbre édifice :
Façade: largeur, j- compris lea
contre-forts des faces laie-
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Largeur la plus grande
Elévation sous clef de voûte. . .
Hauteur des plus grandes fenêtres
Longueur totale de la nef. . . , Largeur de la nef centrale . . .
Largeur des bas-côtés
Hauteur de la tour du midi. . .
Ancien trésor de Saint-Denis.
— D'immenses richesses s'étaient accumulées pendant des siècles dans la basilique des Trois-Martyrs, car les rois y avaient presque tous déposé quelque tribut de leur munificence. Outre de nombreuses reliques, l'église possédait : des croix d'or données par Charles le Chauve et par Philippe-Auguste ; des vases d'agate, de cristal de roche et de porphyre ; quinze reliquaires d'or et . de vermeil ; des châsses enrichies de pierreries ; des statues d'argent, etc. On y gardait de plus une foule d'objets historiques, qui formaient à côté du trésor religieux un véritable musée. C'étaient les mitres et les crosses des anciens abbés de Saint-Denis ; les insignes royaux qui avaient figuré soit aux sacres, soit aux funérailles des rois et des reines ; une couronne, un sceptre, une épée et des éperons que la tradition attribuait à'Charlemagne, la chaise romaine en bronze connue sous le nom de fauteuil de Dagobert; l'oriflamme ; la main de justice de saint Louis ; l'épée de Jeanne d'Arc, etc. — Les cartulaires de l'abbaye étaient aussi conservés avec soin en même temps que des registres d'annales. C'est d'après ceux-ci que le bénédictin Jean Chartier composa, dans la première moitié du XV* s., les Grandes chroniques de Saint-Denis y trois fois imprimées depuis. La première édition est de 1476. Mêlée de beaucoup de fables, cette compilation est cependant pleine d'intérêt pour l'histoire de l'ancienne monarchie, surtout relativement aux princes de la troisième race.
Dans la nuit du 11 au 12 septem-
bre 1793, en présence du commissaire du district et de la municipalité de Saint-Denis, les châsses, les reliques, etc., furent placées dans de grandes caisses de bois, et le tout partit, le 13, dans des chariots, pour être conduit à la Convention, avec un nombreux cortège de garde nationale et d'habitants de la ville.
La plupart des objets précieux qui composaient le trésor furent dispersés ou fondus. Ce qui restait de manuscrits dérobés à tous les anciens pillages fut transporté à la Bibliothèque nationale.
Les objets d'art sauvés de la destruction ont été réunis dans une salle dépendant de la sacristie (celleci, construite sous Napoléon I®*^, offre d'assez mauvais tableaux relatifs à l'histoire de France) ; on y remarque particulièrement un devant d'autel en cuivre repoussé, du xii® s., deux croix émaillées du temps de saint Louis, d'anciens ostensoirs, les couronnes des rois Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, une petite châsse du xii® s., etc., etc. — Les châsses des trois patrons de la basilique, saint Denis, saint Rustique et saint Eleuthère, sont modernes et placées au-dessus de l'autel des reliques.
La maison d'éducation de la Légion d'honneur, qui occupe les bâtiments de l'ancienne abbaye, est placée sous la surveillance du grand chancelier de la Légion d'honneur.
Ce dignitaire présente les élèves à la nomination du chef de l'Etat. 400 places gratuites sont réservées aux filles légitimes des membres de la Légion d'honneur sans fortune, ayant au moins le grade de capitaine ou une position civile correspondant à ce grade. 50 places d'élèves, aux frais des familles, sont données aux filles, petites-filles, sœurs, nièces ou cousines des membres de l'ordre. Les élèves sont admises de 9 à 11 ans, en commençant par celles qui sont le plus près d'atteindre la limite d'âge. Il ne peut être accordé qu'une
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seule place gratuite par famille.
Toute jeune fiUe, au moment de son admission, doit être en état de subir im examen constatant qu'elle sait lire et écrire, et qu'elle possède, outre les éléments du catéchisme, les premières notions d'histoire sainte et de grammaire. Avant l'entrée d'une élève gratuite ou pensionnaire, les parents payent la somme de 300 fr., représentant la valeur du trousseau (][ui lui est fourni. Le prix de la pension d'une élève aux frais des familles est de 900 fr., payables par trimestre et d'avance. La sortie des élèves est fixée à 18 ans. La maison de Saint-Denis est régie par une surintendante, qui a sous ses ordres 6 dignitaires, 15 dames de première classe, 30 dames de deuxième classe, 20 dames novices et 20 postulantes.
Les dames portent, mais dans l'intérieur de l'établissement seulement, une distinction honorifique, qui consiste en une croix à quatre branches en or et en émail. La surintendante porte cette décoration attachée au grand ruban de la Légion d'honneur ; les dignitaires la portent en sautoir; les dames de première classe portent la décoration à l'épaule gauche, avec le ruban d'officier de la Légion d'honneur; et les dames de deuxième classe avec le ruban de chevalier. La décoration est en argent pour les dames novices. Les postulantes portent seulement à l'épaule gauche le ruban de chevalier de la Légion d'honneur.
Industrie et oommeroe.
Saint-Denis possède de nombreuses fabriques d'impressions sur étoff'es, de cordes, de plomb laminé, de gélatine, d'amidon, de bougies, de chandelles, de carton, de salpêtre, de soude, de cuirs, de cordages, de produits chimiques. Cette ville renferme, en outre, des blanchisseries de toiles, des lavoirs de laine, des moulins à pulvériser les bois de teintures, des tanneries, des brasseries, des moulins î\ farine, des pét)inières, un atelier
pour la construction des machines.
Elle fait un commerce actif en farines, vins, vinaigre, bois et laines.
Des foires s'y tiennent le premier et le deuxième mercredi après la Saint- Barnabe, le premier mercredi de novembre et le samedi suivant ; celle du Lendit (F. p. 209) est très-importante pour la vente des moutons.
Saint-Denis communique, par deux ponts suspendus, avec la rive g. de la Seine et avec l'île Saint-Denis (1,000 hab. env.), dont l'étendue est d'un kil. Au ix« s., cette île était défendue par une forteresse qui incommodait cruellement les moines de l'abbaye; mais, en 1008, le seigneur de ce château, Bouchard le Barbu, fit un accord avec le roi pour quitter l'île et recevoir, en dédommagement, Montmorency. Teire est l'origine du nom que prirent les premiers barons chrétiens. En 1373, Charles V donna l'île Saint-Denis aux religieux.
Au-delà de Saint-Denis, le chemin de fer se bifurque en deux lignes, qui se rejoignent un peu en deçà de Creil. Celle de dr. est parcourue par les trains qui desservent les villes du Nord ; celle de g., fréquentée seulement par les voyageurs qui vont à Dieppe par Pontoise, ou qui, vers le N., ne doivent pas dépasser Creil, le canal Saint-Denis, le Rouillon, le fort la Briche. Dans ce trajet, la Seine apparaît un moment sur la g.; à dr., l'attention est attirée par les établissements industriels de Saint- Denis. Plus loin on remarque sur la dr. Villetaneuse (490 hab.), et, sur la g., Épinay, avant de s'arrêter à la station de ce nom.