SAINT-GRATIEN
l.SOOmèt. d'Enghien,4 kil. 1/2 d'Argen* teuil, 2 kil. de la station d'Ermont.
Saint-Gratien, 1,212 hab., se compose de deux parties distinctes :
le village proprement dit, où se trouve Féglise, et le quartier neuf.
Uég lise, hêitie en 1859 dans le style gothique, renferme les restes de Catinat avec unp statue du maréchal par M. de Nieuwerkerke, et uù Christ en ivoire, donné par Fénelon à Catinat.
Dans cette dernière moitié de Saint- Gratien, on remarque la maison de campagne acquise en 1853 par la princesse Mathilde, et bâtie il y a un demi-siècle par le comte de Luçay, préfet du palais sous l'Empire.
Entre le lac et l'entrée du village se trouve le château qui a appartenu au marquis de Custine, auteur de la Russie en 1839, et fils du général de Custine, guillotiné à la Révolution.
Un nom illustre, celui de Catinat, est associé à celui du village de Saint- Gratien, comme celui de J.-J. Rousseau à Montmorency. Ce héros, simple et modeste, qui mérita et gagna tous ses grades et devint maréchal de France, ce général, chéri de ses soldats, qui l'appelaient le père la Pensée, tombé en disgrâce, se retira dans sa terre de Saint-Gratien, et y vécut en sage, s'occupant de jardinage. Il y mourut à l'âge de 75 ans, le 25 février 1712. Cette résidence, dont la contenance est à peine de 2 hectares aujourd'hui, avait alors un parc de 250 hectares, et le lac d'Enghien en faisait partie. Le bisaïeul de Catinat du côté maternel , Jean Poille, conseiller au parlement sous Charles IX et Henri IIÏ, avait
acquis ce domaine, déjà connu au
XIII® s.
De Saint-Gratien, on peut gagner en 20 min. la station de Sannois (Section X).