DEUIL
1,500 met. de la station d'Enghien, 1,200 met. de la Barre, 1,500 met. de Montmagny et de Montmorency,
Deuil est desservi , depuis le mois d'avril 1877, par une station de la ligne de Beaumont (F. Section XIV) ; mais on y va très-souvent de la station d'Enghien (25 min.) — Deuil renferme 1,932 hab., la plupart cultivateurs. Cette commune fournissait déjà du vin aux moines de Saint- Denis, sous le règne de Charles le Chauve. Son petit lac du Marchais sert actuellement de lavoir public; selon les légendes peu authentiques, saint Eugène y aurait été noyé. LVglise de Deuil (mon. hist.) date des XI®, xiii® et XV® s. La façade est de 1852 ; le clocher a été restauré.
Un peu en arrière de Deuil se trouve la Barre, qui est en quelque sorte un faubourg. Le château a été démoli sous le règne de Louis-Philippe. Le château de la Chevrette, rendez-vous des gens de lettres du xviii® s., « a du moins gardé quelque chose d'avant 89 : grille, sautde-loup, avenue et pavillon. » Mais le corps de bâtiment principal a été démoli. M™® d'Épinay y faisait habituellement sa résidence, tandis que son mari séjournait de préférence au château d'Épinay. J.^.
Rousseau, autour duquel se groupent les souvenirs de la vallée, vint souvent à la Chevrette visiter sa bienfaitrice, jusqu'au moment où il se brouilla avec elle.
A la station d'Enghien, on laisse à dr. l'embranchement qui conduit à Montmorency (F. Section XIII).
Après avoir quitté la station d'Enghien, on passe entre deux rangs de villas modernes, et l'on découvre de gracieux paysages. Montmorency