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STATION. — SAINT-LEU-TAYERNY

20 kil. de la gare dé Paris, 5 kil. de celle d'Ermont, 1,500 met. de Saint-Prix, 2 kil. de Taverny (les deux villages se rejoignent).

Saint-Leu-Taverny a 1,630 hab.

On peut lui assigner au moins sept siècles d'antiquité. Il a appartenu pendant un certain temps aux Montmorency. Pendant la Révolution , il prit le nom de Claire-Fontaine ; sous le dernier Empire, il s'appela Napoléon-Saini'Leu, en vertu d'un décret du 10 juin 1852.

Saint-Leu-Taverny, renommé autrefois par ses châteaux, résidences des princes d'Orléans, de la reine Hortense et du dernier prince de Condé, est aujourd'hui particulièrement célèbre par ses tombeaux,

A l'issue et au N. du village, à dr.

du chemin qui monte à la forêt , se trouve le tombeau du prince de Condé. Une avenue de cyprès fermée par une grille le précède. On connaît la fin tragique du prince de Condé (28 août 1830), trouvé mort et pendu à l'espagnolette de la croisée de sa chambre, et le procès qui suivit cette catastrophe. Le triste

*. Embarcadère, à Paris, place Roubaix. — Pour les indications relatives à la durée du trajet et au prix des places, y. V Introduction.

monument érigé au dernier des Condé consiste en une colonne élevée sur un socle, porté lui-même sur trois marches; deux anges sont debout adossés à la colonne. Des inscriptions rappellent les noms des princes de la famille ; la croix placée au haut de la colonne est à l'endroit même où le corps du prince fut trouvé.

Les autres tombeaux de Saint-Leu, ceux de quelques membres de la famille Bonaparte, occupent les caveaux de la nouvelle église de Saint- Leu, commencée en 1852 et qui manque de caractère. Le tympan de la grande porte représente Jésus- Christ entre saint Leu {Lupus) et saint Gilles (uEgidius); celui de la porte latérale, la Vierge consolatrice des affligés. Ces peintures, exécutées sur faïence émaillée, sont dues au pinceau de M. Sébastien Cornu. Au fond de l'abside s'élève le monument, en marbre blanc, duroiLonis, œuvre de M. Petitot. (Pour le visiter, se faire accompagner du gardien, qui demeure rue du Plessîs, 6, à l'entrée du bourg du côté d'Ermont.) Sur les côtés du monument se voient deux statues représentant la Foi et la Charité, Au-dessus , les peintures murales de l'abside représentent saint Napoléon entouré de saint Charles et de saint Louis (saint Napoléon et mieux Neopolus souffrit à Alexandrie, sous Dioclétien). A dr.

de l'autel sont l'ancienne chapelle et le tombeau de M"^ de Broc, qui, en 1813, périt dans la cascade de Grésy, près d'Aix-les-Bains, en Savoie, sous les yeux de la reine Hortense. La maréchale Ney y repose aussi, près de sa sœur. Le caveau pratiqué sous l'église contient les quatre tombes :

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