‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 181 sur 562 · SAINT-LEU-TAVERNY. — TAVERNY · texte numérisé non relu

SAINT-LEU-TAVERNY. — TAVERNY

de Charles Bonaparte, père de Napoléon !•'; de Louis Bonaparte, et de deux de ses fils. La reine Hortense est enterrée àRueil (F. p. 146).

Dans un coin , à l'extérieur de Téglise, on voit une ancienne pierre sépulcrale du curé Mangot, fondateur de Téglise de 1690.

Il y avait, au siècle dernier, deux châteaux à Saint-Leu. L'un, à l'entrée du village du côté de Paris, avait été acquis par le duc d'Orléans ; ses enfants y séjournèrent avec leur institutrice, M"« de Genlis L'autre château, situé sur la hauteur, avait été habité par le connétable Mathieu de Montmorency. Les deux châteaux furent réunis par Louis, troisième frère du premier consul. Le château du connétable fut démoli ; celui de la famille d''Orléans devint un palais; des rivières , des pièces d'eau embellirent le parc. Louis abdiqua en 1810. II prit le titre de comte de Saint-Leu et de grand-duc de Berg ; il lui fut assigné un revenu de deux millions, dont 500,000 fr. sur les bois de Saint-Leu et de Montmorency. La séparation de corps fut prononcée entre le roi et la reine de Hollande, la reine Hortense garda ses deux fils. Grâce à Tempereur Alexandre, la Restauration érigea son apanage en duché de Saint-Leu. Elle fit une visite à Louis XVIII pour le remercier .Louis XVIII vint à son tour la visiter à sa résidence de Saint-Leu. A son retour de l'île d'Elbe, Napoléon, dit^n, accueillit d'abord sa beUe-sœur froidement. A la seconde Restauration, le prince de Condé racheta le château de Saint-Leu. Par son testamont il nomma le duc d'Aumale son héritier, et il laissait entre autres legs à M"c de Feuchères les châteaux et parcs de Saint-Leu, de Boissy, la forêt de Montmorency, le domaine de Mortefontaine, etc. Le château de Saint-Leu, bientôt vendu par M"»» de Feuchères, fut démoli en 1835. Le parc a été morcelé, les pièces d'éau ont disparu. Sur le pilier de dr., en avant de l'allée de cyprès qui mène k la colonne, on lisait ces mots, aujourd'hui presque effacés : rue des Vandales. Est-ce un souvenir de ces des= tructions ?

Ou peut aller de Saint-Leu à Taverny, soit par le chemin de fer, soit par la rue, longue de 2 kil., qui est commune à ces deux villages, soit

enfin, et avec plus d*agrément, en montant sur la crête boisée qui domine à la fois Saint-Leu et Taveroy, et d'oii Ton peut descendre à Téglise de Taverny, bâtie sur une terrasse.

De cette colline, dont l'altitude est de 175 met., on jouit d'une vue magnifique sur les vallées de la Seine et de rOise.

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