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MONTMORENCY

La station est à 3 kil. d'Enghien par le chemin de fer, 15 kil. de la gare de Paris (Nord), 21 kil. de la gare de Paris (Ouest), 25 kil. dePontoise. — La ville est (par les routes de terre) à 2 kil. d'Enghien , 8 kil. de Saint-Denis , 18 kil. de Paris, 1 kil. 1/2 de Groslay, 2kil.de Montmagny, 1 kil. de Deuil, 3 kil. de Saint^Brice, 1 kil. 1/2 de Soisy, 3 kil. d'Andilly, 3 kil. de Margency; 3 kil. 1/2 de Montlignon, 6 kil. de Saint-Prix.

Direction.

Au sortir delà gare, on voit s'ouvrir devant soi Vavenue Emilie, qui, bordée de villas modernes et croisée, à angle droit, par deux, autres avenues, conduit directement à la place du Marché (5 min.).

Si l'on veut aller de la gare visiter l'Ermitage et la Châtaigneraie, on trouve à sa g., en sortant de la gare , le boulevard de V Ermitage^ qui y conduit directement; 6 à 8 minutes suffisent pour gagner la Châtaigneraie.

On peut monter directement de la gare au sommet de la colline par une route neuve {avenue de la Gendarmerie) et par des escaliers qui aboutissent à une propriété récemment bâtie. On y jouit d'une très-belle vue. Du plateau où un plan

incliné avec rails a été établi pour l'exploitation des pierres meulières, des briques et du bois, on peut redescendre à l'Ermitage en quelques minutes par la route de Domont, ou gagner les bois à dr. et à g.

Désire-t-on, au contraire, aller à Andilly (3 ki|.), il faut au sortir de la gare descendre un peu , tourner à dr., croiser la voie ferrée, puis une route, en laissant une fontaine à dr., pour prendre la route qui monte en face et qui longe la base des collines en serpentant le long du bois. Durant le trajet, on découvre des panoramas splendides. Le chemin des Laitières est plus court, mais moins agréable.

Situation. — Aspect général.

Montmorency^, ch.-l. de cant.

de l'arrond. de Pontoise, est une V. de 3,594 hab., située à l'extrémité S.-E. des collines couvertes par la forêt à laquelle elle a donné son nom. De sa position élevée elle domine la vallée qui s'étend entre ces collines et les hauteurs de Sannois et de Cormeilles. La vue y embrasse un grand horizon, borné au loin par le Mont-Valérien. Sa situation pittoresque, le voisinage de sa magnifique forêt , les souvenirs qui se rattachent à Jean-Jacques Rousseau, les cerises de son territoire, et la dentelle commune qui s'y fabrique ont valu à Montmorency une juste célébrité et de nombreuses visites.

Les rues y sont escarpées et tortueuses dans la partie ancienne, mais autour de ce centre s'étendent de jour en jour des quartiers neufs et bien alignés, tout bordés de charmantes maisons de campagne. De plus, Montmorency jouit d'un air vif et pur. Le choléra, qui a ravagé les environs, n'y a point paru. Enfin, si par sa position élevée elle était exposée à manquer souvent d'eau pendant les grandes chaleurs, une compagnie l'a dotée récemment, ainsi que les villages voisins, d'une abondante distribution d'eau de Seine, qui y est amenée au moyen de pompes mises en mouvement par une machine à vapeur établie à Épinay.

DE PARIS A MONTMORENCY

Un réservoir couvert se trouve à micôte, un peu au-dessous de Montmorency ; et un grand bassin monumental, entouré d'une grille, a été construit (au bord d*uoe route qui va jusqu'à Domont) sur la colline de sable des Champeaux, qtli domine Montmorency, et du haut de laquelle on jouit d'une belle vue. De là l'eau redescend pour se distribuer dans différentes directions. Une petite fontaine a été placée sur la petite place de la Mairie ; une autre sur la grande place du Marché.

Une place grande," mais irréguliëre, au milieu de laquelle s'élève un bâtiment supporté par des arcades et contenant un café et une petite salle de spectacle, est le forum de ce Tibur parisien ; c'est là que s'arrêtent les omnibus et les voitures, là que se réunissent les promeneurs ; c'est de là que partent les joyeuses cavalcades, et c'est là encore que s'empressent d'accourir, par habitude du joug, les fidèles et honnêtes montures, qui, lasses d'être surmenées et rouées de coups, ont eu le bonheur de désarçonner leurs cavaliers novices au fond de la forêt.

D'ailleurs, après les plaisirs et les courbatures de la journée, les promeneurs viennent ici refaire leurs forces et ranimer leur entrain, à cet hôtel du Cheval-Blanc y de joyeuse mémoire, dont les murs ont abrité tant de festins bruyants et de plaisirs profanes. Toute la folle jeunesse du siècle a passé par là. Des princes, des têtes couronnées, des diplomates, des poètes de toutes les époques, ont tour à tour été les hôtes dissipés de cette maison, dont quatre générations de Leduc se sont transmis la direction depuis sa fondation en 1739. « Leduc, deuxième du nom, était le grand agent-voyer du prince de Bourbon-Condé. » Il n'est pas jusqu'à l'enseigne de l'hôtel qui n'ait sa célébrité. Vers 1792, une bande de jeunes gens avaient passé une quinzaine de jours dans cette auberge, comme on disait alors ;

la carte à payer montait à un chiffre élevé ; il y eut débat et rabais sur le prix. Comme appoint, deux jeunes artistes à peu près ignorés alors, Isabey et Gérard, peignirent la double enseigne du Cheval-Blanc. Le baron Gérard a repeint la sienne en 1815. Montmorency et ThÔtel du Cheval-Blanc eurent ime brillante période il y a une cinquantaine d*annéés , alors que « feu Labattut, lord Seymour, Roger de Beauvoir, Charles de Boignes, Bertrand, etc., vers la fin de la Restauration, faisaient leur rendez-vous de plaisir accoutumé de cette hôtellerie privilégiée.... Un jeune homme, Gustave Froment, qui, lui aussi, est mort en cavalier désarçonné, dit M. Lefeuve, était contemporain de Labattut. Un jour il demanda à la bonne un immense chaudron, qu'il remplit d'eaude-vie et de rhum, et un pain de sucre entier pour faire un punch. Survient le père Leduc au moment oii tout s'enflammait : « Que faites-vous ¥ leur dit-il, vous allez brûler ma maison. » — « Mettez-la sur la carte, »

répond Gustave Froment, en continuant ses apprêts homériques. »

Histoire.

On a voulu faire remonter aux premiers temps de la monarchie française Torigine de rillustre famille des Montmorency ; mais ce n'est qu'au x* s. qu'ils paraissent d'une manière certaine dans les titres qui sont parvenus jusqu'à nous. Le premier dont il soit fait mention est un chevalier Burchard ou Bouchard le Barbu, qui occupait dans nie Saint-Denis un petit fort que le roi Robert l'obligea à rebâtir dans un autre endroit, à cause des déprédations qu'il commettait sur les terres de l'abbé de Saint Deilis. Ce premier castel fut détruit par l'empereur Othon. Bouchard IV, seigneur de Montmorency, d'Écouen , de SaintrBrice, d'Ëpinay, etc., attaqué par Louis le Gros, dut faire sa soumission et renoncer à ses brigandages.

La famille des Montmorency qui s'est divisée en plusieurs branches, est une des plus anciennes de la noblesse française, non qu'il faille admettre comme parfaitement établis les titres que sas

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