STATION. — ECOUEN
18 kil. de la gare de Paris, 2 kiL 1/2 de la station de Saint-Brice. — Le bonr^ est à 1 kil. de sa station, k 1^1200 met. de Villiers-le-Bel.
Ëcouen*, ch.-l. de c. de 1,259 hab., est situé sur une colline isolée de 155 met. d'altit., d'où la vue est fort belle et s'étend, au N.-E., jusqu'aux tours de Senlis.
Éconen {Iscuina), donné par Dagobeit aux moines de Saint-Denis, passa, ma XI* s., aux barons de Montmorency, qui y créèrent une forteresse. Vers 1540, le connétable Anne fit démolir ce châteaa et chargea Jean Bullant de le remplacer par une construction dans le goût de \% Renaissance. Trois avant- corps, d'intentions variées, occupèrent le niilieu de trois des côtés de la cour; le plus somptueux offrit, dans deux niches latéralei», d'admirables statues de captifs «culptéet en marbre blanc par Michel- Ange; use loge en arcade, d'un effet grandiose, tôt ouverte sur la terrasse ; de riches em-* blêmes caractérisèrent la demeure du guerrier. Comme ce guerrier était a^nsl le descendant des premiers barons ckré* tiens, la chapelle fut traitée avec un seil spécial : Bullant lui-même sculpta leA figures des bas-reliefs en pierre de lial4 qui décorèrent un magnifique autel oné de quatre colonnes de marbre. Le Prîmatice fournit les dessins de deux. vi-> traux (la Nativité, la Circoncision de Jésa»* Christ) ; dans deux autres, on vit l'image du connétable figuré à genoux et de graadeur naturelle au milieu de ses enfante;. Un groupe, aussi de grandeur naturelle, en albâtre de Lagny, exécuté par Bullant, représentait X Éducation de la Vierge. Uft Christ mort, de Rosso, deux autres tar bleaux de maîtres avec des sujets de \a^ tailles et des faïences de Bernard 4e Palissy complétaient ce riche ensemble.
Dans la petite galerie, sur /les vitcam, peints en camaïeu d'après les dessine 4e Raphaël, se déroulait Thistoire de Psyché. Le pavé de la cour fut fait d'une hmsaïque représentant un labyrinthe ; oelâi de la grande galerie était formé de faïences précieuses : tous deux ont disparu, mais on a conservé celui de la chapelle , qui offre des snjets tirés de l'Écriture sainte.
Telle était cette demeare, dig^e rivale du château de Chantilly (7. Sectien XTI),
DE PARIS A BEAUMONT
xN
Le connétable s'y retira au commencement de 1541, lorsque, perdant la faveur de François !•', il crut devoir quitter la cour. Sur la porte principale du château, il fit graver les premiers mots d'une ode dTIorace :