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DE PARIS A CHANTILLY ET A COMPIEGNE

C'est à Saint-Denis, la 1" station 2 (F. p. 209) que la ligne de Creil à Chantilly, ouverte en mai 1859, se sépare de celle de Pon toise.

La bifurcation a lieu au-delà du canal Saint-Denis, que la ligne commune franchit sur un pont biais.

Après avoir décrit une courbe à dr.

du fort de la Briche, voisin du hameau de la BHche {Britachia, bretèche, redoute en bois, dans le latin du moyen âge), la ligne de Chantilly croise les routes de Pontoise et de Calais en laissant à g. le château de Villetaneuse , et s'élève , par une pente insensible, vers le plateau qui sépare le bassin de la Marne de la vallée de l'Oise.

2e STATION.— PIERREFITTE-STAINS.

11 kil. de Pari9, 4 kil. de Saint-Denis. — Pierrefite est à : 1 kil. à l'O. de la station, 1 kil. 1/2 de Villetaneuse, 5 kil. 1/2 de Montmorency par (4 kil.) Groslay ; 1 kil. 1/2 de Montmagny, 3 kil. de Sarcelles. Stains est à : 1,300 met. à TE. de la station, 4 kil. de Saint-Denis, 5 kil. du Bourget, 6 kil. 1/2 de Gonesse.

Pierrefitte, 1,157 hab., situé à g.

du chemin de fer, sur la route de terre de Paris à Calais, n'offre rien de curieux.

Ce village doit sans doute son nom à quelque menhir (petra fixa) situé jadis

1. Embarcadère, à Paris, place Roubûx. — Pour le prix des places, V. l'/ntroduction.

2. Les trains de Creil ne s'arrêtent pas & la gare de la ChapeUe et ne font halte à Saint-Denis que pour y prendre des voyageurs.

sur son territoire. Ce village est mentionné, en 862, comme fournissant par contribution une partie du vin que buvaient les moines de Saint-Denis, seigneurs de ce domaine. Il fut ravagé et en partie brûlé par les Anglais sous Charles YI et Charles VII. Un bourgeois de Paris, Renault Féron, qui y possédait des biens, en fut dépouillé par Henri V, pour sa fidélité au roi légitime.

Pierreâtte a donné le jour à Pierre Petit, mort en 1708, presque centenaire, dans les fonctions de premier chirurgien de l*Hôtel-Dieu de Paris, où il avait commencé à servir comme aide à Tâge de treize ans.

En suivant la route de Calais, on trouve à 100 met, au-delà du village, sur la g., un chemin qui mène en 15 ou 20 min. sur la butte Pinçon, qui devint un poste prussien trèsimportant durant le siège de Paris.

Cette colline, élevée de 101 met., dont le plateau al kil» de longueur du N. au S., sur environ 60 met. de largeur moyenne, domine la plaine en tous sens, et présente un magnifique panorama ; avant l'investissement, on y avait commencé quelques travaux dont il ne reste rien. Un sentier suit le milieu du plateau d'un bout à l'autre. Excepté vers son extrémité S., occupée par un bois, la butte est couverte de belles cultures maraîchères pour la plupart, on y rencontre aussi quelques vignes et des céréales; plusieurs sentiers la traversent dans sa largeur et descendent à Montmagny, Villetaneuse et Pierrefitte. Près du versant S., on remarque un joli bois de bouleaux, châtaigniers et chênes, dont une partie a été rasée par les Allemands pour

PIERREFITTE. — STMNS. — GONESSE.

démasquer leurs postes et faciliter leurs mouvements. A l'entrée de ce bois est un cabaret. A peu de distance du cabaret, dans le bois, à g. du sentier, quelques terrassements soutenus par des gabions servaient, dit-on, à Tennemi pour le tir à la cible.

Plus à l'E., on voit encore les traces d''une batterie ; deux autres étaient placées, Tune au-dessus et près de i^escarpement des carrières qui entourent la butte au S., Tautre sur le versant 0. Le sentier traverse du N.

au S. le taillis qui côtoie une carrière et descend à la route de Villetaneuse, que bordent des moulins à plâtre.

Stains, 1,448 hab. (1,500 met. E.

de la station), tire son nom des marécages (stagna) qui Tavoisinaient et qui ont été desséchés. Son église date, à Tintérieur, de la première Renaissance. La famille de Harlay posséda, au xvii^ s., le château de Stains. Acheté en 1810 par Jérôme- Napoléon, ce château appartient aujourd'hui à la famille de Vatry.

Au-delà de Stains se trouvent, dans le vallon du Crould (3 kil.), Dugny, 489 hab. (Seine), et Garges, 360 hab. (Seine-et-Oise) , caché par le monticule (80 met. d'altit.) qui porte le nouveau fort de ce nom.

Au-delà de Pierrefitte le chemin de fer entre dans le départ, de Seineet-Oise, puis laisse à dr. (2 kil.) Arnouville (549 hab. ; beau parc), et à g. (2 kil.) Sarcelles, décrit ci-dessus, Section XIV.

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