I0« STATION.— PONT-SAINTE-WIAXENCE
11 kil. de Creil, 62 kil. de la gare de Paris, 22 kil. de Compiègne.
Pont-Sainte-Maxence *, ch.-l. de c. de 2,349 hab., situé sur la rive g. de l'Oise, doit une partie de son nom au pont qui traverse cette rivière, et l'autre à une Irlandaise nommée Maxence, qui, selon la .tradition, y souffrit le martyre vers la fin du m" s. Son pont actuel (1774-1785;, œuvre de l'architecte Perronnet, se compose de trois arches, ayant chacune 80 met. d'ouverture.
Pont-Sainte-Maxence est une ville fort ancienne, car Charles le Chauve la donna à r abbaye de Saint-Denis. En 1194.
Philippe - Auguste la réunit à la couronne. Les Anglais s'en emparèrent en 13.59 ; elle fut prise en 1434 sur Guilbon de Ferrières, qui en était capitaine. Elle eut encore à souffrir pendant les guerres de la Ligue. Aujourd'hui c'est une ville industrielle (atelier de constructions mécaniques, grosse quincaillerie, sparterie, lisses mécaniques, fécule) et commerçante (grains, cuirs, tourbe, laine, vins). Il s'y tient de forts marchés tous les vendredis.
VILLERS-SAINT-PAUL. — PONT-SAINTE-MAX EN CE. 29i
là'égtvie paroissiale, <lu xv* et sur.
tout du xvn' g., est belle, sans avoir rien de particulièrement remarquable. Quelques pierres tombales sont asseï curieusea. — Suivant certains isloriens, les ducs de Bourgogi
i Pont u
,é VY-
qu'une faoade à
compagnes latéralement de colonnettea dans le style du xiv" s.; la porte est ogivale. — L'ancien hôtel
s Poot-Sainte-Mai
!e ou Maison du Roi, du iv" s., ; n" 40 da la nie de Cavillé.
laisons n° 9 et a" 14 de cette mt, en outre, signalées comme de la même époque. Dans la ' la Ville, une tour dale du
l'aspect architectural qu'elles
De Pont-Saint e-Maience on peut se rendre à pied ou en voiture particulière à Verberie et de là à Villers-Cotlereta par la vallée de l'Authonne. Ce trajet est surtout recommandé aui amateurs de belles rivières et aui archéologues ; ces derniers y trouveront presque à chaque pas les souvenirs les plus eu-
DE PARIS A COMPIEGNE
rieux du moyen âge (F. ci-dessous, p. 319-322.)
En quittant la station de Pont- Sainte-Maxènce, on laisse à dr., entre le chemin de fer et TOise, le village de Sarron, 403 hab., dont y église est, en majeure partie, du XI® ou du XII® s. Sur le territoire de Sarron se trouve le château de Piessis ou Plessier-Longueau^ ou, depuis 1760, PlessiS'Villette, habité longtemps par la marquise de Villette (Mlle de Varicourt), que Voltaire a immortalisée sous le nom de belle et bonne. Le cœur de Voltaire y était conservé dans le socle d'une statue de Fauteur de Zaïre; il a été ofifert à la Bibliothèque nationale et placé dans la base de la statue de Voltaire par Houdon, au milieu d'une salle renfermant toutes les éditions de Voltaire.
S'éloignant de l'Oise pour remonter plus à ro., on passe près de Ckevrièt'es, 839 hab. (dans l'église, vitraux dé 1545), et de Longueil- Sainte-Marie, 928 h., situés sur la g. Le second de ces villages a conservé quelques restes d'un donjon démantelé par Charles VII, en 1431.
Sous la montagne existe une crypte voûtée en plein cintre, du x® s. ; elle a été bouchée en 1690. Les souterrains de cette espèce servaient, d'après l'opinion la plus commune, de refuge en cas d'invasion ennemie. Il s'en trouve plusieurs dans le département de l'Oise.
Il» STATION. — VERBERIE,
72 kil. de Paris, 10 kil. de PontrSainte- Maxence.— Le bourg est à 4 kil. de sa station, 3 kil. de Rhuis, 1 kil. de Saint- Vaast-de-Longniont.
Verberie est éloigné de 4 kil. de sa station (omnibus) ; la route qui l'y relie n'offre, aucun intérêt, et les touristes aiment mieux se rendre à pied dans cette ville en partant de Pont- Sainte - Maxence ( F. ci-dessous , p, 319).
Pour se rendre de la station à
Verberie il faut traverser le Boisd*Ajeux, dépendance de Longueil.
En 1740, des débris de mosaïque et d'objets précieux y ont été découverts sur l'emplacement d'une villa carlovingienne. Ce hameau posséda anciennement un château et une église. La ferme de l* Abbaye de Saint-Corneille, de Compiègne, occupa ensuite l'emplacement de la forteresse, dont on voit encore quelques murailles, des fossés, des scul|> tures et les assises d'une tour.
Verberie*, b.de 1,402 hab. (cant.
de Pont-Sainte-Maxence), est situé sur la rive g. de l'Oise, à 500 met. en aval de l'embouchure de l'Authonne.
[Verberie était, sous la dynastie mérovingienne, une des douze agglomérations principales que Ton comptait dans le royaume de Soissons.Les rois francs y habitèrent fréquemment un palais , construit au milieu d'un vaste prxdium du fisc. Ce palais des Clotaire et des Chilpéric, élevé entre l'église actuelle et le flef à^'Aramont, hameau situé sur l'Oise, fut témoin des derniers moments de Charles Martel. Son fils Pépin y convoqua une assemblée générale de la nation, connue sous le nom de premier concile de Verberie, en l'an 752. Entièrement reconstruit par ordre de Charlemagne (808), le palais comprenait de nombreux bâtiments, parmi lesquels un immense corps de logis où se tinrent plusieurs conciles (853, 863, 869). Là encore, en 829, Pépin et Louis soulevèrent les comtes et les soldats francs contre leur père l'empereur Louis I*"" ( le Débonnaire ). Charles le Chauve y signa, en 869, un traité avec le chef normand Bioern. En 856, il y avait célébré les noces de sa fille Judith avec Ethelwulf, roi d'Angleterre. Les jardins s'étendaient le long de roise, parallèlement au palais, jusqu'au parc. Les Normands prirent et saccagèrent plusieurs fois ce domaine royal, dont, après leur éloig^ement, les diverses parties devinrent des fiefs héréditaires, le corps du logis restant seul sous la dépendance directe du roi. Le prince y plaçait un officier qui porta successivement les noms de comte, de juge, d'économe, de châtelain. Les principales attributions judiciaires de ce gardien du palais furent transférées par le roi Robert au châtelain de Béthisy-Saint-Pierre,