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I" STATION. - LE BOURGET-DRANCY

10 kil. de la gare de Paris. — Le Bourget est à 10 kil. de Paris (Notre-Dame) par la route de terre,800mèt. de la station, 6 kil. de Saint-Denis, 3 kil. 1/2 de la Cour-Neuve. — Drancy est à 1,. 500 met. de la station, 2 kil. 1/2 de Bobigny.

Le Bourget (1,072 hab.), situé sur la limite N.-E. du départ, de la Seine, à g. du chemin de fer, est arrosé par le ruisseau de la Mollette, qui, avant d'entrer dans ce village, se nomme le Moleret ; c'est un affluent du Crould. Le Bourget est peu intéressant par lui-même. Il est habité presque uniquement par des cultivateurs et des industriels. Les usines desservies par la Mollette forment sur quelques points des tableaux d'un caractère plus original qu'agréable. On est surpris de trouver deux ou trois propriétés assez importantes dans un site aussi peu séduisant. Comme les autres villages de la plaine des Vertus, le Bourget est isolé et, à plus d'un kilomètre dans toutes les directions, on n'aperçoit

qu'une plaine fertile, admirablement cultivée, mais très-monotone. La vue est cependant belle de l'E. à l'O.

Le Bourget est traversé par la route nationale de Paris à Creil, qui franchit la Morée, à 2 kil. N.-E. du village, sur \ePont-Iblon. — A 2 kil.

S. du Bourget, à dr. du chemin de fer, se trouve Drancy, 456 hab., dont la station du Bourget porte aussi le nom.

Le 20 juin 1815, Napoléon, battu Tavantveille à Waterloo, s'arrêta deux heures au Bourget, pour ne pas rentrer de jour à Paris.

Le Bourget, Drancy et le Pont-Iblon ont joué un rôle important durant le dernier siège de Paris.

Le Bourget fut, dès le commencement du siège, un des postes avancés des Allemands. Ils s'y étaient déjà fortement retranchés, lorsque les troupes françaises songèrent à les en déloger. Déjà, le 23 septembre, une reconnaissance avait chassé de Drancy des tirailleurs prussiens, mais rien de sérieux ne fut tenté contre le Bourget avant la fin d'octobre.

Le 28 octobre, à 4 heures du matin, les francs-tireurs de la Presse, commandant Rolland, surprirent le Bourget et arrivèrent presque sans obstacle jusqu'à l'église. Là ils trouvèrent une résistance sérieuse, et le général de Bellemare, qui commandait à Saint-Denis, leur envoya du renfort ; à II heures, il arriva de sa. personne avec deux bataillons, mais déjà les troupes françaises étaient maîtresses du village. Vers midi, les batteries prussiennes du Pont-Iblon, formant un total de 18 pièces,. ouvrirent le feu sur le Bourget et l'ennemi reçut des renforts de Gonesse, mais nos troupes n'en continuèrent pas moins à se fortifier dans leur position. Notre droite avait été soutenue dès 8 heures du matin par un corps qui s'était établi à Drancy en barricadant les rues et crénelant les maisons. A 3 heures, le feu cessa et l'ennemi se retira vers Gonesse, laissant ses pièces en batterie au Pont-Iblon. Entre 7 et 8 heures, 3,000 Ailemands essayèrent de surprendre nos troupes en se donnant pour Français, mais, reçus à bout portant par le 14* bataillon des mobiles de la Seine, ils se retirèrent à la première décharge.

Le 29, à 7 heures, 15 à 20,000 Prussiens étaient dans la plaine ; appuyés par l'artillerie de Pont-Iblon, Us cou^Tirent le

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