DAMMARTIN. — JUILLY
Irai n'existent plus. Une seconde porte plus petite donne accès dans la nef de g. ; le seuil en est pavé de pierres tombales des xv® et xvi® s.
Entre les deux derniers piliers qui soutiennent la voûte se trouve le tombeau d'Antoine de Chabannes, orné de ses armoiries et surmonté de sa statue en costume de guerre, avec un aigle sous les pieds. L'inscription rapporte qu'il mourut le jour de NoëH486. Sur l'un des longs côtés du monument) une inscription moderne indique la sépulture de Pierre-Simon Lemire, chanoine, qui racheta l'église après la Terreur et la rendit au culte. Sur l'autel est une Assomption, peinte par Delobel.
L'ancien château des comtes de Dammartin était énorme ; Richelieu en fit sauter une partie ; mais les murs principaux, résistant à l'emploi de la mine, se crevassèrent sans tomber ; ce qui donna lieu à un dicton assez gaulois : « C'est le château de Dammartin; il crève de rire. »
Pendant près de deux siècles, les matériaux de l'édifice servirent à élever les maisons de la ville ; enfin l'amas de décombres, dont il ne reste que quelques massifs de briques, a fait place à une promenade pittoresque d'où la vue est splendide.
Dans les fossés du château sont établis des jeux de tir.
Un peu avant la Révolution, Dammartin ne comptait que 350 habitants ; mais les marchés de grains qui se tenaient (ils s'y tiennent encore) le jeudi étaient très-fréquentés.
A 3 kil. au S. de la station et à dr. du chemin de fer, se trouve Juilly, 1,025 hab., qui possède un collège célèbre, fondé par les Oratoriens en 1638, dans une abbaye de l'ordre de Saint-Victor. Il reçut de Louis XIII le titre d'Académie royale. A la Révolution, plusieurs personnages influents, qui avaient été élèves de ce collège, le soutinrent utilement : il ne fut fermé que très-peu de temps.
Dès 1796, quelques-uns des membres
ENVIRONS DB PARIS
de l'ancienne congrégation le rouvrirent et continuèrent à y enseigner jusque dans leur extrême vieillesse.
Cette maison a été ensuite dirigée par M. l'abbé de Scorbiac et M. de Salinis^ (mort archevêque d'Auch), après eux par MM. Cari et Maricourt, avec l'assistance de l'abbé Bautain, vicaire général de Paris.
Elle appartient maintenant à d'anciens élèves du collège réunis en société et qui l'ont rendu, en 1867, aux Oratoriens (M. l'abbé Brûlé, supérieur). Le nombre des élèves pensionnaires de Juilly varie annuellement de 200 à 250. On compte parmi ses anciens élèves : le duc Pasquier, De Bonald, l'amiral Duperré, Berryer et Bethmont. Fouché y remplit les fonctions de maître d'études vers
La chapelle renferme le cœur d'Henri d'Albret, roi de Navarre, légué par l'évéque Dangu, abbé de Juilly et son aumônier, et une statue en marbre du cardinal de BéruUe, qui introduisit en France (1611) Tordre de l'Oratoire. Cette œuvre d'art, d'une vérité singulière, est un présent de Fouché. Le parc (18 hectares) contient une pièce d'eau de 2 hectares, propre aux exercices de la natation, alimentée par le Rù du Rossignol, — une fontaine qui jaillit, selon la légende, à la suite d'une prière de sainte Geneviève, — et un marronnier gigantesque contemporain, assure-t-on, de l'époque où cette espèce d'arbres fut introduite en France (vers 15$0).
Les renseignements suivants sont extraits du prospectus.
L'enseignement, à Juilly, est ou ordinaire ou supérieur. L'enseignement ordinaire comprend :
l" Les études classiques, d'après le plan des lycées, pour les élèves pui se préparent au baccalauréat es lettres et au baccalauréat es sciences ;
2'* Des études spéciales pour les élèves qui ne s'occupent pas de langues anciennes, et surtout pour les étrangers qui désirent entrer k l'École centrale, ou fréquenter comme externes les i!<coles Po-
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lytechniqae, des Ponts et Chaassées et ' du Regard, à Paris. — Le Directeur redes Mines. > i çoit, à l'Oratoire, tons les mardis, d'une
I/enseignement supérieur comprend : heure à quatre.
1* Un cours de hautes études pour les jeunes gens qui, déjà bacheliers, vou- Jaîlly possède la maison mère des draient encore se livrer à des travaux | sœurs de Saint-Louis, ordre fondé en plus approfondis de littérature, de phi- , 4540^ et qui a pour but principal de losophie de sciences ou d histoire. La j ^^^^^ ^^^ religieuses insUtutrices. grande bibliothèque, composée d environ , t «^ »• j t -n * -j*^
l),000 volumes, est à leur disposition ; I \église de JuiUy est un édifice
«• Un cours particulier de mathémati- moderne imitant assez mal le style ques et de sciences physiques pour les du Xlil' S.^
jeunes Cens qui se destinent aux diffé- KantOuilletY 229 hab., à i kil. 1 2 rentes Ecoles du Gouvernemeni. | au S. de Juilly, possède, outre une
Ce double enseignement est donné par église de la Renaissance, le chftteau
à lavancement des élèves. • «* «» *1 mourut en 1535. Il reste en- En outre, Juilly, dont la situation offre core de ce château ime enceinte cnles ressources inappréciables du grand air tourée d'un fossé profond à contreset de la solitude, est assez près de Paris carpe perreyée et flanquée à chaque pour qu'on puisse demander à cette grande angle d'une tour cylindrique. La tour ville les secours qu'elle seule peut offrir, qui flanque l'anele S.-O. est la mieux Aussi des professeurs éminents dans les ^ns^rv^G A cAté de cfitiP' tour r*» lettres, les sciences et les arts, viennent- conservée. A cote ae cette tour se ils souvent y contrôler renseignement or- t/^uve 1 entrée du château, composée dinairc, et donner au besoin l'enseigne- "« deux portes mégales et fermée ment supérieur. autrefois par un pont-levis. On lit. Enfin les élèves du collège trouvent sur le cintre de la grande arcade, toutes facilités pour cultiver les langues ces mots : anglaise, allemande, espagnole et italienne ; la peinture, le dessin linéaire et virtvti fortvxa.... it. d'imitation; la musique vocale et instrumentale; l'escrime, la gymnastique, la na- Dans une niche au-dessus de la tation et l'équitation. grande arcade s'abrite une statue
!l^Su''.? '''^^°T°'P''"^ -'"'f!^^^' ' mutilée que l'on croit être un Jupi-
est de 800 fr., ou au-dessous, suivant lâ&re. . • • ■«• 1- V.
A partir de la huitième, le prix de la 'f / mais rien n indique que cette
pension est de 1,000 fr. pour les élèves qui , statue, taillée dans une pierre sem-
reçoivent l'enseignement ordinaire ; blable à celle dont est bâti le châ-
De 1,400 fr. pour les élèves qui suivent teau, ait été apportée d'Italie par le
le cours spécial de mathématiques, ou cardinal. Trois côtés de la cour in-
celui des hautes études de littérature. térieure sont encadrés par des bâti-
On ajoute 100 fr. pour diverses dé- ments : chaque corps de logis a son
penses. , .,. , entrée particulière, richement sculp-
Le prix de la pension pour les élevés * • t u-*- * j e 1 *• «
admis en chambre est de 2,000 fr. *««• Le bâtiment du fond contient
Les élèves ont une sortie régulière ^^^ salle des gardes {& g- ^ HU rez-de -
d'un jour par mois. Ceux d'entre eux qui chaussée), dont la vaste cheminée
se sont distingués par le travail et la con- offre les armes de Duprat et des mé-
duite peuvent, en outre, avoir une sortie daillons peints, à sujets mythologî-
cxceptionnelle. | ques, oii se lisent ces mots : Jovi
Les jours de visite sont les jeudis et genitori et protectori.... Le perles dimanches. Les parents peuvent s'ils ^o^ (donnant sur le jardin; le fossé le désirent déjeuner avec leurs enfants, «^g- g*p „„« je ce côté^ est entouré dans le réfectoire des étrangers, qui est ^ ®^^ , ® P^^ ?®,.^® ^^^^^ . ®^^ entoure mis à leur disposition. ^e colonnes délicates qui supportent
Pour avoir des rensei^'nements, on peut une tourelle. Partout^ dans la déco-
s'adresser k Juilhj et à l'Oratoire, 11, rue ration extérieure, sont sculptés la
- NA-NTUUILLET.
Mil
salamandre de François 1°' et le écussona et les trèfles de Dupral.
Une ferme occupe les bâtiment du château, ouverts à tous les vis
Après avoir quitté la station de Dammartio. on aperçoit assez loin.
surladr.. Mmxhéum-et (128 hab.j, 8ur un plateau, à li9 mèl. d'sitit..
et plus près le eluiUau moderne de
Ch&leau de
SainUThibaud , d'apparence féodale On longe ensuite à g. te v. de fioui-}-es (m bab.). qui n'a rien d'intéressant. — A 4 kil. à l'E. de Rouvres (3 kil. au N. deDainmartin).le
T. d'Olhis (230 hab,} possède église (mon. bist.) de la Renais ce, dont le portail élégant est que d'une haute tour. — Plus I après avoir quitté le départ, de Se
DE PARIS A VILLERS-COTTERETS
el-Marne pour celui de TOise, on aperçoit sur là g. la flèche gothique de Véglîse (mon. hist.) qui domine le village à^Ève (318 hab. : ève est l'ancienne forme française du mot eau), A dr., assez près de la voie, Lagny-le-Sec (345 hab.) laisse voir le chœur ogival de son église. Lagny n'est qu'ai kil. du Plessis-Belleville, que l'on distingue bientôt sur la dr. , à 1 kil. de la voie.