‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 251 sur 562 · VILLERS-CO · texte numérisé non relu

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xu" et au xvi" s. ^ Le château a de&guré par la grande restaura- I et les embellissements de 1750.

Le corps tle logis principaL offre une façade de iO met. de lougueur, déniches et de sculptures. A r, qu'on ne peut pas visiter, signalerons surtout un magniescnller et la chapelle, ornée friee admirable. i< Après avoir retenti des jojeusetes de Rabelais et

Enlise et restes du chit

lies accents de Marol,aprësavoiréle Je théâtre des fêtes que François I" offrit à Charles Quint, ce château est occupé par un dépôt de menilîcitédu département de la Seine. « (Lavallée.)

L ancienne aitaye rfe Saint-Remi a été transformée en maisons particulières. La pmon est une construction du xvi" s. Sur la place du Marché s'élève une assez belle fontaine iilimentée par une source qui se trouve dans la forêt. Le reste des

eaux de la ville est amené par pllisieurs canaux et aqueducs, d une distance de plus de 20 kil.

Alexandre Dumas père est né à Villers-Cotterels, le 24 juillet 1802, dans la rue de Lormet. — Un écrivain, peu connu aujourd'hui, mais célèbre au commencement de ce siècle, Demoustier, auteur de Lettres STir la mi/tkologie, naquit dans la même ville, en 1760.

La lorêt dfl TiU«rg-GoUereU for-

DE PARIS A VILLERS-COTTERETS

me une espèce de V dont la pointe est à TE. ; elle enclôt le territoire de Villers-Cotterets au N., à TE. et au S. En s'engageant sur la route de Soissons, on rencontre, à moins de 3 kil., le rond de Chartres; de là prenant à dr., puis à g., on arrive au ro7id d'Ch^léans^ d'où (à 2 kil. i/2) on atteint le carrefour du Château- Fée. Là, dit la légende, un docteur de l'Université de Paris, qui voyageait avec un serviteur et qui s'était égaré la nuit dans la forêt, rencontra un manoir fantastique dont le seigneur lui offrit l'hospitalité de trèsbonne grâce ; on lui mit en main une coup'e richement ornée et on lui versa du vin ; mais, avant de boire, le docteur fit le signe de la croix audessus de la coupe. Tout s'évanouit aussitôt, excepté le précieux hanap, qui lui resta et qu'il vendit pour une grosse somme d'argent. Un autre carrefour, situé à g. de la route de Soissons, le Carrefour des Fées on Belle-Vue, est à 255 met. d'altitude.

Le village de Dampleux, autrefois Damleu (saint Leu en est le patron), qui compte 268 hab., est situé à égale distance du chemin de fer de Soissons et de celui de Port-aux- Perches, à 5 kil. et à l'E. de la Ville. On s'y rendait autrefois en pèlerinage pour se guérir de la peur.

Le petit chemin de fer industriel de Villers-Cotterets au Port-aux-Perches (il ne transporte pas de voyageurs), concédé le 6 juin 1836, racheté par la Compagnie du Nord, le 21 juin 1857, a 9 kil.. de parcours. Il a deux stations dans la forêt, pour le chargement des bois. A 4 kil. de Villers-Cotterets, il tourne du S.-E.

au S., laissant à g. Oigny (304 hab.), village situé sur un plateau élevé où s'exploitent des carrières de pierre de taille. Il rencontre ensuite, à 2 kil. plus loin, Silly-la-Poterie, 169 hab., dont le sol est maigre et infertile. Enfin, il arrive au Port-aux- Perches (dépendance de Silly-la- Poterie), où il communique avec l'Ourcq, qui commence en cet en-

droit à être navigable. L'Ourcq naît au S. de Ronchères dans la forêt de Bièze, passe à la Fère-en-Tardenois.

reçoit le ruisseau de Coincy et la Savière, arrose la Ferté-Milon, Mareuil où commence le canal de l'Ourcq, se grossit de la Grivette, puis du Clignon, entre dans le départ, de Seineet-Marne, et se jette dans la Marne au-dessous de Lizy, après un parcours de 80 kil. — Pour le canal, F. Section XIX : Meaux.

Excursion à Longpont.

Les archéologues feront bien de reprendre, à Villers-Cotterets, le chemin de fer pour se rendre à la station suivante, Longpont, v. de 243 hab. (90 kil. de Paris, 12 kil. de Villers-Cotterets). Il faut 10 min.

pour aller de la station au village, où l'on visite, dans un beau parc, les ruines intéressantes d'une abbaye de Citeaux, fondée en 1131 , par Raoul IV, comte de Crépy, pour expier certains crimes qui lui avaient attiré l'excommunication. Les bâtiments claustraux ne furent achevée quç vers 1226. L'église, en forme de croix latine, avait 105 met. de longueur, 27 met. de largeur et 28 met.

de hauteur sous voûte. Elle fut consacrée le 24 octobre 1227, en présence de saint Louis et de sa mère.

Elle est dans un triste état de ruine ; il ne reste plus de l'abside et des sept chapelles du rond- point que les bases des murs et des colonnes. Ces débris néanmoins sont soigneusement entretenus. Un triforium simulé régnait au-dessous des grandes fenêtres, et trois grandes roses étaient percées dans les trois pignons. Nous donnons le dessin de la façade occidentale, au midi de laquelle se voit l'ancien bâtiment des hôtes (xiii® s.), dont une partie est consacrée au culte et sert d'église à la paroisse. Dans cette chapelle sont conservées deux châsses ou coffrets du XIII® s., avec émaux et filigranes, renfermant les reliques du B. Jean

de Montmirail. religieux dp LocgpoQl (f 1217), et le chef de saint Denis l'Areopagile (î). On j voit aussi deui tableaux sur bois, à compartiments, du siv" s. {Vie de la Vierge et Scè/ies de ta Passion), un Arbre de Jessé, sculpture en ivoire du xiii' s., un petit bas-relief de même matière (le Baiser fie Judas), et divers objets

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