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VILLERS-COTTERETS

78 kil. de Paris. 9 kil. de Vaumoise, 9 kil. de la Ferté-Milon, 32 kil. de Yerberie.

Villers-Gotterets *, ch.-l. de c. du dép. de l'Aisne, compte 3,119 hab.

Villers-Cotterets ( Villare ad Collum ou ad Caudam Retsix) paraft tirer son surnom de la forêt voisine, qui s'appelait autrefois forêt de Rets. Au vii« s., il s'y établit un prieuré qui devint ensuite Tabbaye de Saint-Remi. Devenu la propriété de Notre-Dame de Soissons, qui le reçut de Charles le Chauve, ce domaine ecclésiastique fut exploité, au nom de la communauté bénédictine de Notre-Dame, par des moines d'une classe particulière, que le peuple appelait les rendus et qui s'occupaient d'agriculture et de commerce.

Chaque rendu avait sous ses ordres quelques familles de serfs cultivateurs. Notre-

Dame de Soissons possédait le tiers du territoire de "Villers ; le reste était morcelé entre plusieurs seigneuries. Charles de France, comte de Valois, avait à Villers-Cotterets une censé nommée la malemaison; il la transforma en un château de plaisance, qu'il préférait à ses autres domaines. Son fils, le roi Philippe IV, affectionna de même cette résidence. Au temps de Charles V, Charles VI et Charles VII, les Bourguignons et les Anglais ruinèrent le château et dévastèrent tout le territoire de Villers-Cotterets. François I**" lit bâtir, à quelque distance du premier, un nouveau château qui fut admiré comme une des plus élégantes résidences de France. Le roi commença à l'occuper en 1535 ; il y fit ensuite de fréquents voyages et y rendit plusieurs ordonnances importantes , notamment celle qui prescrivit, en 1539, qu'à l'avenir les actes publics et les jugements seraient rendus et rédigés en français et que les curés tiendraient, avec l'assistance de notaires, des registres de baptême. Sous les règpes suivants, la cour habita souvent ce château, qui devint ensuite la propriété des ducs d'Orléans. Le duc Louis-Philippe, de 1750 à 1770, consacra près de trois millions à l'embellissement de Villers-Cotterets ; la dépense la plus utile Alt le creusement des rus de Thimet, d'Authonne et de Savières pour les rendre flottables.

Les ménétriers de ViUers - Cotterets avaient un chef qui portait, par nomination du duc, le titre de « lieutenant général des violons du duché de Valois. »

« Le 27 juin 1815,1e maréchal Grouchy, en retraite devant les Prussiens, était arrivé fort tard à Villers-Cotterets. Avant le point du jour, le 28, il leva ses bivacs» et se dirigea, par Nanteuil, surDammartin. Cependant son extrême arrière - garde était encore à Villers-Cotterets, quand Pirch l'attaqua et l'en chassa. On avait si mal éclairé le pays, que ce général venait d'enlever, tout près de la ville, une batterie d'artillerie légère : son attaque était une véritable surprise. Au bruit du combat, Grouchy revint au galop et fit soutenir son arrière- garde. Pirch s'était déployé, la gauche au château, la droite a Longpré. La canonnade s'ouvrit, et il essayait en vain de déboucher de Villers- Cotterets, lorsque sa gauche fut subitement prise à dos. En exécutant l'ordre qui lui avait été donné la veille de se porter sur la Ferté-Milon, Vandamme -avait porté sa droite sur la chaussée de

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