partie E. du plaleau ftit miee en vente
par lots.qoelqaee années avant la gnerre;
le 30. sur la vallée de la Marne, e
aboutit, le 2 décembre, à un abando
plorable de toutes les positions conqu
coiiime dans le parc <1u Rainuy : lors de
beaucoup de difBcultéB : les terres él
gelées et ta nature du sol ne perm
pas de pénétrer k une profondeur
vembreauBoir,3,0O0 marins, conduits par
le général Saisset, occupérenl le plateau
d'.Wron.où campa ladivbion d'Hugues:
nue la pioche oo pouvait ealamer
épaulemenu des batteries étalent
vaux destinés k protéger nos soldats
DE PARIS A MEAUX
les tranchées et le réduit. On avait en outre dégarni presque entièrement le plateau des taillis qui le couvraient précédemment et dérobaient à la vue de Tennemi les mouvements des troupes.
Quarante-trois pièces d''arti]lerie y prirent enfin leur place et rendirent les plus grands services lors de Fattaque des positions prussiennes. Mais, lorsque les Allemands eurent réoccupé les hauteurs voisines, le plateau d^Avron, dont la mise en état de défense avait été singulièrement contrariée par la rigueur de la température, ne présenta bientôt que des abris tout à fait insuffisants contre le feu de Tennemi, soit pour nos pièces, soit pour nos soldats. Il inquiéta pourtant Tennemi et gêna ses mouvements pendant le jour, en contre-battant ses ouvrages ; mais la nuit son feu devenait trop incertain pour être utile. On pouvait d'ailleurs s'apercevoir que les AUemands exécutaient de grands travaux et construisaient des batteries dont on aurait bientôt à subir le feu. Le 27 décembre à 8 heures du matin, ces batteries furent démasquées, au nombre de 14, et leurs projectiles vinrent couvrir le plateau d'Avron. Du Raincy, de Gagny, de Chelles, de Oournay, de Noisy-le- Grand, 60 pièces de gros calibre lan- ' çaient une grêle d^obus, et nous n'avions ' plus que 36 pièces pour répondre à l'en- ' nemi; plusieurs de nos batteries étaient prises de front et d'écharpe, enfin, 5 de nos pièces seulement avaient une portée suffisante pour atteindre , à près de 1 5,000 mètres, les canons, allemands de i Noisy et de Gournay. Bientôt la batterie de marine armée de ces cinq pièces, et qui luttait avec courage, fut écrasée. Nos troupes, blotties dans les tranchées, dont plusieurs étaient enfilées ou prises à revers, montraient la plus grande fermeté.
On avait augmenté leur nombre dans la pensée que l'ennemi tenterait peut-être un assaut pendant la nuit, mais il n'en fut rien. La journée suivante se passa de même, seulement notre artillerie cessa complètement un feu inutile; les pièces furent mises à l'abri derrière les épaulements. L'occupation d'Avron avait eu pour principal objet la protection que notre artillerie pouvait, de ce point, donner aux opérations du 30 novembre. Il n'était plus nécessaire de nous maintenir dans cette position intenable pour nous alors, comme elle le fut ensuite pour l'ennemi, sous le feu de nos forts. Rlle fut évacuée dans la nuit du 28 au 29. Tout
le matériel fVit rapporté dans les fort», excepté deux pièces, qu^on alla chercher la nuit suivante.
En arrivant par la route de Villemomble, on traverse le plateau dans sa largeur et, parvenu à une maison qui a pour enseigne « A la buvette du plateau dTAvron^ » on prend à g.
un sentier qui conduit à remplacement d'une batterie ; revenant alors à la buvette et prenant la route à dr. on arrive après quelques détours à une ligne de tranchées et de batteries qui contourne Textrémité E. du pla^ teau. De ce point la vue s'étend sur la vallée de la Marne. Du N. au S., on découvre le parc du Raincy, Gagny et ses carrières, la Maison- Blanche et son parc isolés dans la plaine, Fasile de Ville-Évrard {V.
p. 376) , Neuilly-sur-Mame , Bry et, au-delà, les hauteurs de Gournay, de Noisy-le-Grand, de Villiers-sur- Marne, de Cœuilly, de Champigny, et trois ou quatre plans d'horizon, enfin à TO. Nogent et son fort. La plus grande partie des taillis et beaucoup de grands arbres ont disparu; on se l'explique en pensant que, dans cette position, nos troupes eurent longtemps à supporter un froid extrême. En revenant par le côté N., on traverse ce qui reste de bois. Une heure suffit à visiter le plateau d'Avron.
En quittant la partie habitée de ce plateau, on prend le chemin de dr. qui traverse, l'espace de 1 kil., des champs cultivés ; vers l'extrémité 0. une ligne de tranchées en demi-cercle, appuyée au chemin, reliait les ouvrages du plateau au fort de Rosny et aux tranchées venant de Bondy.
On descend en laissant à g. une profonde carrière, et on gagne Rosny (F. Section XX).
■ONTFERHEIL. — CLICHY. — LIVRY.
Pour aller à Montfermeil, il faut suivre l'avenue qui s'ouvre en face de la gare du Raincy, jusqu'au rond-