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MONTFERMEIL. — LIVRY

point de la Mairie. Là se détache à dr. Tavenue du Raincy qui laisse à g. Téglise paroissiale et un vaste bâtiment à ailes, servant de ferme, appelé Orangerie de Louis-Philippe.

Parvenu au rond-point de Montfermeil (bassin avec jet d*eau), d*où Ton jouit d'une vue étendue sur les plaines de Saint-Denis, on prend à g. Tallée de Montfermeil, en laissant à dr. la route qui conduit à la station de Gagny, éloignée de 3 kil., en passant par le village du même nom. On aperçoit à peu de distance, sur le bord de cette route, une belle maison de campagne (Maison- Rouge) bâtie dans le style des châteaux du temps de Louis XIll.

Sur Montfermeil, à 5 min. environ du rond-point, se détache à g.

un sentier qui, bientôt se transformant en un chemin carrossable, conduit directement à Notre-Damede8-Ânges( F. ci-dessous), située à son extrémité à g.

Montfermeil, 1 ,003 hab., doit sa célébrité à un roman de Paul de Kock, qui a pris une de ses laitières pour héroïne ; on y voit de belles maisons de campagne, et les bois qui Tavoisinent offrent de charmantes promenades. Son château y qvC entoure un vaste parc, appartient à M. le marquis de Nicolaï. — Une belle route, presque toujours ombra- ■ gée, conduit de Montfermeil à Chelles {V. di-dessous). La distance est de 3 kil.

2 kil. à peine séparent Montfermeil de Clichy-en-VAunois ou sous- Bois ^ V. de 182 hab., situé sur une colline d'où Ton a une vue étendue.

On y voit de jolies maisons de campagne et un élégant château moderne.

En prenant à g. (en venant de Montfermeil) la rue qui passe devant l'église, on arrive en 10 min. à la chapelle de Notre-Dame-des- Anges, but de nombreux pèlerinages du 8 au 18 septembre, et dont une légende raconte ainsi Torigine :

u En 1212, trois marchands an-

gevins, passant dans la forêt de Bondy, y furent attaqués par des brigands qui les dévalisèrent et les attachèrent à trois chênes ; ces marchands y restèrent un jour et une nuit sans secours. Se voyant en danger de mourir en ce lieu, ils s'adressèrent à la Sainte Vierge qui, écoutant leur prière, leur envoya un ange qui les délivra. En reconnaissance de ce miracle, ils lui élevèrent une chapelle en l'endroit même. Des guérisons et des miracles y sont arrivés en grand nombre. Cette chapelle, détruite au moment de la Révolution, fut réédifiée le 8 septembre 1808. » On y a ajouté il y a quelques années un chœur en rotonde.

Après avoir longé au sortir de Clichy, le château (à dr.), la route décrit une longue courbe et va passer devant un grand bâtiment aux murs blanchâtres qui avoisinent ; quelques maisons d'aspect misérable : ce sont les restes ou plutôt l'emplacement de l'ancienne abbaye de Livry, fondée au xii° s., et qui compta parmi ses moines Abelly, le confesseur peu écouté de Catherine de Médicis. Les religieuses de la Vierge-Fidèle, qui tenaient dans c© bâtiment un pensionnat et un orphelinat sous le patronage de Notre- Dame de Livry, l'ont abandonné récemment, et l'abbaye serait destinée à tomber dans l'oubli, sans le souvenir de M™° de Sévigné. M™° de Sévigné aimait le séjour de Livry, pendant que Tabbé de Coulanges, qui en était commendataire, y résidait; elle y écrivit un grand nombre de ses lettres.

Au-delà de l'abbaye, on laisse à g.

la route du Raincy (3 kil.), qui va passer près d'un étang dépendant jadis du monastère, puis on rejoint, au ham. de la Barrière^ la route de Bondy à Livry. Ce dernier village est à 1 kil. à dr.

Livx7, 1,792 hab., était au xii« s; un fief appartenant à un seigneur qui soutint un siège contre Louis VII.

Le roi, blessé pendant l'attaque, fit

DE PARIS A MEAUX

démolir le manoir du rebelle. Mais celui-ci obtint la permission de relever ses tours, et le bourg de Livry fut même ceint de murailles. Au printemps de 1610, Henri IV, assailli du pressentiment de sa fin prochaine, vint passer huit jours, seul, à Livry, dans une petite maison de son capitaine des gardes.

La terre de Livry fut érigée en marquisat en 1689, au profit de Louis Auguin, premier maître d'hôtel du roi. Le château, dessiné par Levau, appartint, sous la Restauration, au comte de Damas, pair de France. Louis XVIII y coucha, le 11 avril 1814, la veille de son entrée à Paris.

Des voitures publiques relient Livry à (2 kil.) la station de Sévran {V. Section XVIII).

En-deçà de Gagny, on entre dans le département de Seine-et-Oise.

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