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BOIS DE VINCENNES

et deni magasins à poudre. Lear entrée eit fermée par un pont-levis.

A la redoute Je la Faisanderie est établie une école normiile de gymnastique pour les sous-oniciera et soldats de l'armée.

A. iOO met. environ de la redoute de Oravelle, à l'O.. se trouve le lac de Gravelle. C'est un vaste réservoir qui reçoit toutes les eaux destinées à l'alimentation des ruisaeauï et des lacs du bois. « Pour obtenir l'eau t bois de Vincennea, ou à la portion de force

motrice uon utilisée par MM. Darblaj dans leur usine de Saint-Maur, à la chute de 3 met. 50 cent, du canal créé pai* Napoléon I". Cette por-

deui turliines à double effet du système dit j^tn^ (te M. Fourneyron, qui font mouvoir, chacune séparément, deux corpsde pompes. Cellesci refoulent l'eau dans une grosse conduite en fonte de 3S cent, dediamètre, qui jette son débit dans le ir bitumé de Gravelle , établi point culminant du bois de

Vincenaes, à près de iO met. audessus du niveau de la Marne , à 14 met. au-dessus du lac des Minimes et à 25 met. au-dessus du lac de tSaint-Mandé. Le débit de la conduite est de S à fi,000 mètres cubes d'eau par 24 heures. Le réservoir de Oravelle contient ^0,000 met. cubes environ ; il a été bétonné à cause de la I nature du sol et des car- I exploitées au dessous. Le bé-

qui va donni des Minimes et de Nogent, après avoir fourni de l'eau, en passant, à la ferme de la Faisanderie. A l'O, s'écoule le ruisseau de Sainl-Mandé.

Avant de suivre les capricieux de-

dans le bois, on peut gagner en 2 ou 3 mio. le rond-point de Gravelle, où l'on jouit d'un magnifique point de vue sur le cours de la Marne, les îles nombreuses qu'elle forme prfea de Grntelle, la vallée de la Seine, le conSuent des deux rivières, lé champ

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de manœuvres et le» diffépe&tes parties du bois.

Du pavillon Robert, qui couronne le plateau de Gravelle, la vue s'étend de PO. à TE. dans un espace de 52 kil., et du N. au S. dans un es^ pacede 48kil., soit plus de 100 lieues carrées. On voit : Haisons-Alfort, la Seine, le chemin de fer d'Orléans, Ghoisy-le-Eoi, la Vieille-Poste, Thiais, le fort de Charenton^ Vi« try, TEcole vétérinaire d'Alibrt, le fort d'Ivry, Ivry, Villejnil, Saint- Maurice, Alfort, le pont de Charenton, Gharenton, le chemin de fer de Lyon, le Port-à- l'Anglais, Bicêtre, le fort de Bicétre, Fontenay-auz- Roses, le château ruiné et le bois de Meudon, Bellevue, Belleville, Romainville, Charonne, Vincennes, le fort de Vincennes , Hontreuilsous-Bois, Bagnolet, le fort de Noisy, Fontenay-sous-Bois, le fort de Nogent, Nogent-sur-M ame , Chelles, le fort de la Faisanderie , le viaduc du chemin de fer de Belfort sur la Marne, Noisy-le-Grand , Petit- Bry, Champs, Brou, le fort de Gravelle, le chemin de fer de Belfort, Villiers - sur -Marne , Joinville-le- Pont, Saint-Maur, Ghenneviôres, GraTelle, le chemin de fer de la Varenne, la Varenne- Saint-Maur, la Varenne-Saint-Hilaire , la Marne, Supy, le château du Piple, Boissy- SaintrLéger, Gréteil, Limeil, Valenton , Villeneuve-Saint- Georges , Mainville, la forêt de Senart, le chemin de fer de Corbeil, Vigneuz, Draveil, Grigny, Ablon, Athis- Mons, Villeneuye-le-Roi.

Dans la plaine Âe Gravelle, entre la. redoute de la Faisanderie, la ferme de la Faisanderie et la redoute , de Gravelle , s'étend l'ancien hippodrome de Vincennes; les courses ayant été supprimées , il sert maintenant de champ de manœuvres.

Le ruisseau de Saint-Mandé alimente le lac du même nom, près de , la porte de Bel- Air, au N., après un parcours de 3 kil. 1/2. Pour gagner ce lac, on peut prendre les sentiers

qui bordent le ruisseau, La route de la Tourelle ou Vavenue de Graveiie.

Les bords du ruisseau sont trèsagréables. Après avoir traversé une longue pelouse, on croise, à 1,200 met. du lac de Gravelle, la route de la Tourelle, en un point oii le ruisseau de Saint-Mandé se bifurque pour envoyer à l'O. l'eau nécessaire au lac de Gharenton. A partir de ce point , la route de la Tourelle et le ruisseau se côtoient, à peu près jusqu'à l'extrémité du polygone de l'artillerie, qu'ils longent à l'O. Le ruisseau passe ensuite à g. des salles d'artifices, que la route va contourner à dr., enfin tous deux se rejoignent à 200 met. env. à TE. du lac.

Un écoulement du lac des Minimes, qui passe sous le champ de manœuvres, près de l'esplanade du château, se réunit au ruisseau de Saint- Mandé, un peu en-deçà du lac.

L'avenue de Gravelle, qui s'étend entre le rond-point de ce nom et la Marne, passe, à TO., à côté des jardins de la maison de santé de Charenton-Saint-Maurice et de l'Asile de Vincennes, pour les ouvriers convalescents (T. ci-dessous). Ces deux établissements se cachent derrière des bouquets d*arbres. Si l'on veut aller au lac de Saintr-Mandé, il faut quitter l'avenue de Gravelle près de l'Asile et prendre soit la route Aimable, soit la route de VAsile qui, passant devant la porte de Saint- Mandé , mènent à l'extrémité occidentale du lac.

Le lac de Saint-Mandé a été établi dans une dépression àe terrain traversée autrefois par un égout venant de Montreuil et formant en cet endroit une sorte de cloaque dont les émanations pestilentielles éloignaient tous les promeneurs. La création du lac permet aujourd'hui d'aller visiter cette partie du. bois, Tune des plus belles au point de vue de la végétation. Une Ue boisée occupe le milieu de la pièce d'eau.

La superficie totale du bois de Vincennes , en y comprenant le champ

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de manœuvres, le polygone d'artillerie, le tir national et les dépendances, était encore, il y a peu de temps, de 1,069 hectares; les murs' de clôture avaient un périmètre de 16,632 met. Cette belle promenade a été considérablement augmentée par Tannexion d'un immense plateau qui s'étendait à 1*0. entre Saint-Mandé, les fortifications de Paris, le chemin de fer de Lyon, Charenton et le bois actuel. Ce plateau dépendait autrefois presque entièrement du château de Bercy; il a été acheté en partie par la ville de Paris et converti en jardin anglais. Un lac de 20 hectares de superficie , le lac de GharentoiL, ou Daumesnil, renfermant deux îles, y a été creusé ; on y arrive par Tavenue Daumesnil et la porte de Picpus.

Près de la porte de Picpus, un batelier (10 c.) 'î)asse les promeneurs dans la première île, qui renferme un chalet et qui communique avec la seconde par un pont. La seconde île contient un café-concert et un pavillon du style grec, qui domine une belle grotte de rochers d'où Ton découvre une jolie vue. Un pont permet d'en sortir près du pavillon.

On peut pécher dans les lacs Daumesnil, des Minimes et de Saint- Mandé, moyennant 10 fr. par personne et par ligne.

De grandes avenues relient cette nouvelle partie du bois avec les points principaux du bois actuel : Gravelle, l'asile de Vincennes, Joinville, Saint- Mandé, l'esplanade du château, etc. Enfin, c'est sur ce plateau, près de la porte de Picpus, que la Société d'Arboriculture de Paris a établi ses jardins.

L'Asile de Vincennes pour les ouvriers malades ou convalescents est situé près de l'hospice de Charenton, à l'extrémité S. du bois et à 1 kil. de l'extrémité du lac de Charenton. On s'y rend par les omnibus de Charenton (lettre R). Fondé en 1855, par Napoléon III, construit sur les plans de M. Laval, architecte,

et inauguré en 1867, il se compose d'un bâtiment principal dominé par un pavillon central en avant-corpt^ (chapelle au rez-de-chaussée) et flanqué de deux ailes. Une bibliothèque de 4,000 vol., des salles de chant et de jeu, des promenoirs et un parc situé derrière l'établissement sont mis à la disposition des pensionnaires.. Le service est fait par les religieuses Augustines. — Visite des malades : les dimanches, lundis et jeudis, de midi à 4 h. — Entrée publique pour les étrangers, les mardis, mercredis, vendredis et samedis, de midi à 4 h.

L'Asile de Vincennes, qui contient 500 lits, reçoit temporairement, pendant leur convalescence : 1° les ouvriers atteints de blessures ou de maladies en travaillant sur des chantiers de travaux publics , dans le département de la Seine ; 2° les convalescents envoyés par les hôpitaux de Paris et de la banlieue ; 3° ceux qui sont envoyés par les bureaux de bienfaisance ; 4° les ouvriers faisant partie d'une société de secours mutuels ayant pris un abonnement à l'Asile ; o° les ouvriers appartenant à des établissements abonnés ; 6° enfin , moyennant un prix de journée , les ouvriers ne rentrant dans aucune de ces catégories.

Les chambres des convalescents, situées au premier et au second étage, renferment chacune trois lits.

Elles sont toutes tournées vers le midi.

Les convalescents auxquels leurs forces le permettent peuvent être employés aux travaux de la maison.

Ils reçoivent, dans ce cas, une rétribution qui varie de 20 à 50 cent, par jour, et un supplément de 25 centilitres de vin à leurs repas.

Le prix des journées à l'Asile est fixé à 50 cent, pour les sociétés de secours mutuels, à 75 cent, pour les ateliers abonnés, à 1 fr. pour les ouvriers libres, venant directement de leur domicile.

Chaque jour des omnibus spéciaux

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