‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 297 sur 562 · BOIS DE VINCENNES · texte numérisé non relu

BOIS DE VINCENNES

le càté oriental du fort; celle du (ifand-Maréchal, en face, coudait, à travers bois, à la porte de Notent; les rvutes de fiogenl et de Joinoille, qui Be séparent un peu plus loin à tir-, aboutissent aui portes du même nom. On pent prendre iudiâ'érem-

dernières routes pour se rendre aux Minimee ( 2 Icll. environ An la poHe du château). On passe alors devant une jolie villa, qu'on laisse à g. Les H isines étiûent autrefois un enclos

circulaire, de 600 met. de diamètre, et de 18 hact. de superficie, où Louis VII éublit, en li6i, des religieux de Grammont, remplacés sous Louis XI par des Bons-UoinmeE ou Ermites, auxquels Henri 111 substitua, en 1S84, des Minimes. Ceui-ci furent supprimes par un arrêt du conseil d'Etat du IT mars' lT8i.

En 1SS7, les MiDimes formaient encore un parc réservé, ou garenne, entouré de murs et planté d'arbres verts. Ce fut sur ce point que l'on

■avaui d'embellissBment du bois. On y creusa un lac de S heci. de superficie, contenant trois iles, TO partie boisées et d'une coblotale de fi liect.

tsde c

vaste bassin, furent employi remblftil do chemin de fer de Brie- Comte - Robert , entre Nogent et Joinville. L'aclirité des traraui était telle ()it'on n'enlemit pas moins de aOfl met. cnbes de déblais par jour.

Ce» débtais étaient transportés à faide d'un cfaemin de ter provi-

soire, établi dans une allée du bois.

Un pODl conduit ocluellement dans Vile du N. ou rfe Porte-Jaiote, ia plus petite des trois. Elle renferme un chalel dans lequel est installé un café-reBlaorant. Les deui autres ilei' communiquent entre elles, mois on ne peut y parvenir qu'en bateau. A l'O. du lac, au bord d'une petous»

piaolée de beaux n;

□œuvres, la pyramide de Louts XV (600 mH.) — près de celte pyramide est la nouvelle salle d'artifices qw a

DE PARIS A BRIE-COMTE-ROBERT

remplacé celle détruite par une explosion en 1871 — et le polygone de Tartillerie, se trouvent* deux pavillons élégants, construits sur remplacement de bâtiments qu'habitait autrefois le garde général du bois.

On peut faire le tour du lac des Minimes en 30 min. par le chemin de piétons qui en longe les rives; et en 40 min. par l'ancienne allée circulaire qui a été conservée. Des bateaux sont mis à la disposition des personnes qui désirent se promener dans le lac (1 fr. par heure et par personne).

Le lac des Minimes est alimenté par deux cascades ; la première , fort petite, est située à son extrémité supérieure, près de l'ile de Porte -Jaune, et formée par un ruisseau dont on peut remonter le cours à travers bois : ce ruisseau, appelé ruisseau de Nogent, à TE., a 900 met. environ de longueur. 11 longe à peu de distance la route de la Ménagerie , et traverse l'une des belles pelouses qui s'étendent .de la porte de Fontenay à celle de Joinville-le-Pont. Ce ruisseau forme l'écoulement d'une mare située près de la station de Nogent, à peu près au point de rencontre des routes de Nogent et de la Ménagerie.

La deuxième cascade, beaucoup plus importante que la première, vient se déverser dans le lac au midi de la première, elle est alimentée par \e ruisseau des Minimes, qui coule au S., dans la plus belle partie du bois. Ce ruisseau a près de 1,200 met. de longueur et entoure plusieurs petites îles boisées d'un grand effet. Son point d'émergence se trouve, au-delà de la route de Vincennes à Joinville, près de la redoute de la Faisanderie.

La source de ce ruisseau n'est pas naturelle, mais artificielle. L'eau est amenée en cet endroit par des conduites souterraines en tôle bitumée, dont le point de départ est au lac de Gravelle (F. ci-dessous), et qui, après avoir donné naissance au ruisseau des Minimes, se continuent jus-

qu'à la mare de Nogent, pour y former le ruisseau du même nom.

La source du ruisseau des Minimes marque de ce côté la fin du bois. A rO. et au S. s'étendent le champ de manœuvres et la plaine de Gravelle, réunis pour former le cflwjo de Saint- Maur, où les troupes de l'armée d'Orient bivaquèrent, en 1856, jusqu'au jour de leur entrée triomphale à Paris. A l'E., la route de Joinville à Nogent conduit au fond de Beauté (500 met.), tracé probablement sur l'emplacement qu'occupait autrefois (dans la partie du bois appelée le Faux parc) un château nommé château de Beauté (V, Nogent- sur - Marne, p. 376). Près du fond de Beauté, on découvre de beaux points de vue sur la vallée de la Marne.

Au S. la route militaire conduit aux redoutes, après avoir laissé à dr.

la route de la Ferme. La ferme de la Faisanderie occupe l'emplacement d'une ancienne faisanderie, détruite en 1844, lors de l'établissement du champ de manœuvres.

Cette ferme , située à 500 met. de la source du ruisseau des Minimes , à 1 kil. 1/2 de la Pyramide, à 2 kil.

1/2 de l'esplanade qui s'étend derrière le château, à plus de 3 kil. du donjon , a été établie pour l'expérimentation des méthodes nouvelles d'agriculture et de tout ce qui intéresse l'exploitation agricole. Un petit kiosque a été élevé à côté de la Ferme pour les personnes qui, sans la visiter, désirent y boire du lait chaud.

Les redoutes de la Faisanderie et de Gravelle, reliées par une communication fortifiée, sont destinées à remplir la lacune qui existait entre les forts de Nogent et de Charenton , éloignés entre eux de plus de 5 kil., et à défendre la presqu'île de Saint-Maur, notamment la tête du pont de Joinville. Leurs deux grandes faces, parallèles à la Marne, sont flanquées de tours et bastionnets à mur crénelé. L'intérieur renferme une caserne à l'épreuve de la bombe

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