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JOINVILLE-LE-PONT. — SAINT-MAUR

En débouchant cln pont de Joinville sur la plaine de la me g-, on trouve à sa g. le Foulangis, maison de campagne qoi a appartenu k Chapsal, le grammairien. Un assez grand parc s'étend par derrière jusqu'à la rivière. — A g. août les derniers débris de l'ancien domaine du Tremblay.

figoy { y- OHdessona] ; celui de g. mène k 13 kil.) Brie^anr-Hame et b (5 kil.) Villiera-sur-Marue {V. p. 378 el 379).

Au-delà de Joinville, le chemin de fer entre dans une tranchée , passe sur le souterrain du canal Saint- Maur et descend par une rampe assez sensible. A la tranchée succède un remblai , du haut duquel la vue plonge, au-delà de la Marne, jusqu'à Créleil , dont on aperçoit le clocher.

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de la Marne, à moins de BOO met.

de la rive g.; car, après sToir passé devant Saînt-Maur, la Marne cooune vaste presqu'île et revient presque au même point.

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DE PARIS A BRIE-COMTE-ROBERT

et iv^ s., s*étant révoltes, se donnèrent le nom de Bagaudes, venu, dit-on, du mot celtique BcLgad, bande insurgée.

Battus par le César Maximien et poursuivis par les troupes romaines, ils cherchèrent un asile dans la presqu'île formée par la Marne. Après un long siège, ils y furent forcés, et périrent tous, Tan S86.

Plus tard, en 450, une foule de malheureux, fuyant devant Attila, se réfugièrent sur les bords de la Marne. Ils y furent égorgés par les Huns.

Pour consacrer ces souvenirs, un diacre de l'église de Paris, Blidégisile, obtint, dans le vii« s., du roi Clovis II, la concession de toute la presqu'île, et y fonda un monastère, dont saint Babolein fut le premier abbé. Ce monastère, déjà en ruines.au ix« s., fut reconstruit, en 818, par Begon, comte de Paris, qui s'en fit le protecteur.

L'abbaye, appelée d'abord des Fossés, fut mise sous la réforme de Cluny pendant le règne d'Hugues Capet, et transformée en collégiale en 1533. Les reliques de saint Maur, disciple de saint Benoît, se trouvaient dans le monastère.

Ce fut à Saint-Maur-ies-Fossés que Louis XI signa, en 1465, le traité qui mit fin à la ligue du Bien-Public.

Parmi les premiers chanoines de Saint- Maur, on ne peut oublier Rabelais, qui resta longtemps attaché, en qualité de médecin, au cardinal du Bellay, évèque de Paris. Il vint s'installer à Saint-Maur, en habit de bénédictin, vers 1537 ou 1538. Il dit de cette résidence, dans une lettre au cardinal de Châtillon, que c'est un « paradis de salubrité, aménité, sérénité, ■ commodité, délices et tous honnêtes plaisirs d'agriculture et de vie champêtre • . Et, quand il fit paraître son troisième livre, qui est le deuxième du Pantagruel, il le signa : François Rabelais, docteur en médecine, et callaier des tles Hyères. Les iles Hyères désignaient assez clairement la presqu'île de la Marne où il séjournait alors.

Le cardinal du Bellay avait fait abattre le logis abbatial, et construire, à la place, par Philibert Delorme, un élégant palais, d'architecture italienne, qui devint son séjour favori. Eustache du Bellay, son successeur, le vendit, avec les terres qui en dépendaient, à Catherine de Médicis, qui l'agrandit par des constructions nouvelles. Ce palais servit souvent de maison de plaisance à Charles IX et à Henri III. Il devint, en 1598, la propriété

de Charlotte-Catherine de la Trémouille, veuve du prince Henri de Condé, l'aïeul du héros de Rocroi. Jusqu'à la Révolution il continua d'appartenir aux princes de Condé, qui en firent, par des embellissements successifs, une habitation magnifique. Le parc, qui dominait la Marne et sa pittoresque vsdlée, était un des plus beaux que l'on pût voir. Il ne reste plus rien aujourd'hui de ces grands travaux, ni du château lui-même, dont l'entretien aurait anéanti les revenus d'un simple particulier.

La fête de saint Maur se célébrait le 24 juin. Ce jour-là, on exposait ses reliques, et on disait en son honneur une messe solennelle. Les moines l'avaient longtemps célébrée au point du jour. Les chanoines, renchérissant sur leurs devanciers, la célébrèrent à minuit. Cette messe donnait souvent lieu à des manifestations bruyantes et ridicules ; elle fut interdite par M. de Vintimille, archevêque de Paris.

Il n'existe plus aujourd'hui aucun vestige de Téglise abbatiale, si longtemps célèbre. Elle fut démolie vers le milieu du siècle dernier, après que le chapitre de Saint-Maur eut été transféré à Paris , et réuni à celui de Saint-Louis du Louvre. Il n'y a plus aujourd'hui à Saini-Maur d'au- U'e édifice religieux que la petite église paroissiale, située sur la place d'Armes, à côté de la mairie. Le chœur est du xiii® s., la tour du xii° ; la nef n'offre aucun caractère.

Port-de-Gréteil, situé à 1 kil. de Saint-Maur, était autrefois im hameau bâti au bord de la Marne, au S. de Saint-Maur, et presque vis-à-vis du ^village de Créteil, qui s'élève de l'autre côté de la rivière. On passait d'une rive à l'autre au moyen d'un bac. Le bac a été remplacé par un pont.

L'espace qui séparait Port-de-Créteil de Saint-Maur s'étant peu à peu couvert de jolies maisons de campagne, ces deux villages se touchent aujourd'hui.

A quelques pas de Port-de-Créteil, était autrefois un petit bois, qui porte, sur les anciens plans, et encore aujourd'hui sur la carte del'Etat- Major, le nom de bois Guimier. Il

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