BRUNOY. — ABBAYE DE JARCY
Louis XYIII , acheta Brunoy. Il accrut encore la ma^ificence de cette résidence, et y fit élever un petit château à côté du grand. Puis la Révolution abattit les deux châteaux et dépeça le domaine, dont chaque morceau vit s'élever une maison de campagne. 11 y en a de fort belles et de charmantes , celle , entre autres, où Talma allait «e délasser de ses travaux dramatiques. C'est la première qu'on aperçoit à g., après avoir franchi le pont qui est à l'extrémité du village. Martin, le célèbre chanteur, s'y construisit également une jolie habitation, qu'on appelle encore aujourd'hui la Folie-Martin , à cause des dépenses qu'il y a faites. Enfin, Lafon, le tragique, y eut aussi une maison. Mais aucune ne saurait être comparée à celle que fit construire, dans la plus belle position, sur un point d'où l'œil embrasse toute la vallée, le plus illustre des charcutiers de Paris sous la Restauration, M. Yéro.
En 1815, après la bataille de Waterloo, Louis XYIII, pour témoigner sa reconnaissance à lord Wellington, lui conféra le titre de marquis de Brunoy.
Le site le plus pittoresque des environs de Brunoy est celui du hameau des Beausserons (probablement une corruption de bûcherons^ par lesquels il était autrefois habité). Ses coquettes habitations se voient de loin, à travers Tépais rideau de verdure qui couronne la lisière de la forêt de Sénart.
En quittant la station de Brunoy^ on aperçoit, sur le plateau de la Brie, le parc du château de Cerçay [V. ci-dessus, p. 425).
Le chemin de fer franchit l'Yères sur un viaduc de 375 met. de longueur, composé de 28 arches. De ce viaduc monumental, qui a été construit (1846-1847) par J. Locke et qui a coûté 1,500,000 fr., on découvre de charmants points de vue sur la vallée de l'Yères.^
On laisse à g. Épinay-sous-Sénart, 348 hab., et Boussy -Saint- Antoine y 267 hab.; sur les hauteurs on aperçoit Mandres et Périgny (F. ci-dessuS; p. 425). Au fond de la vallée, à
g., se trouvait^ avant la Révolution, Vabhaye de Jarcy^ dont les débris ont servi , entre autres usages, à la construction d'un moulin, où se voient, en guise de pavés, plusieurs pierres tumulaires avec leurs épitaphes très-bien conservées. Une tourelle de ce célèbre monastère de femmes fait actuellement partie d'une propriété où Boleldi eu composa, dans la plus profonde retraite; l'opéra de la Dame Blanche. On laisse à dr.
Quincy-sous-Sénart (179 hab.), près duquel on domine une dernière fois la vallée de l'Yères, dont on s'éloigne pour traverser un vaste plateau, remarquable par sa fertilité.
A partir de Villeneuve-Saint-Georges, on s'est élevé sur 11,600 met.
par une rampe variée de 4 à 5 mill.
par met. Plus loin , on redescend vers Melun par une rampe de la même pente, mais sur 3,600 met.
seulement. On sort du département de Seine-et-Oise pour entrer dans celui de Seine-et-Marne. A g. se montre Varennes (264 hab.), sur la rive dr. de l'Yères.
7< STATION. — C0MB8-U-VILLE.
26 kil. de Paris, 4 kil. de Brunoy. — Le village est à 1 kil. de la station, 5 kil. de Brie-Comte-Robert.
Gombs-la-Ville, ancienne seigneurie donnée par Dagobert à l'abbaye de Saint-Germain , est un v. de 676 hab., situé à la g. du chemin de fer, sur un coteau qui domine la rive g.
de l'Yères. Il possède de jolies maisons de campagne et plusieurs moulins. On ne le voit pas de la station. Son église ^è, trois nefs fort délabrées, date du xiii® s.