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Au roolier d'Avon

(Promenade de 2 heures.)

Lorsque François I*' et Henri IV élevèrent les façades du bâtiment situé au sud du château , les rochers

.1. Les noms en italique, mis entre parenthèses, sont ceux qui se lisent sur les poteaux indicateurs placés par Tadmiiiistrfttion.

d'Avon, que la vue rencontrait à Tho' rizon, étaient tout à fait nus ; ils sont cachés aujourd'hui sous une forêt de pins maritimes, dont les tètes, élevées en forme de parasols au-dessus des rochers , dessinent sur le ciel une silhouette pittoresque.

La chaîne des rochers d'Avon, longue de 3 kil., sur une largeur d^environ 800 met., et située à peu de distance du parc, offre un but de promenade très-intéressant. Les sentiers que nous allons suivre , ouverts par Denecourt , le pionnier infatigable de la forêt, circulent à travers ses sites les plus pittoresques et ses rochers les plus remarquables par leurs formes ou par leur entassement.

Pour aller au rocher d'Avon, il faut : partir du château par la grille située à l'extrémité de Yavenue de Maintenon, qui longe l'étang des Carpes (p. 487), traverser la route qui de l'obélisque (p. 486) conduit à Moret, et prendre immédiatement à g. une petite route sous bois , dont l'entrée est indiquée par des marques bleues ; quand on est arrivé à un carrefour de sept routes, prendre, presque en face, mais un peu à g., une route marquée par une flèche , la suivre, traverser un chemin, et un peu plus loin en laisser un autre à dr. Une marque bleue, sur une pierre à g., indique un sentier plus étroit : on doit suivre ce sentier, trarerseiplusieurs groupes de grès, descendre un peu, et, après avoir atteint^aiun détour celui de la grotte de lu Biche Blanche , descendre dans une petite vallée, passer à travers un nouveau chaos de rochers , au-delà duquel on tourne à dr. pour remonter, continuer à suivre le sentier, en négligeant ceux qui s'ouvent à dr. et »

g., enfin croiser un chemin (qui descend à g. et ramène au parc par une large avenue que l'on aperçoit d'une esplanade). Plus loin , au pied d'une colline, le sentier se bifurque; on.

prend à. dr. celui de la marque bleue ; arrivé vers le haut de la côte, on

DE PARIS A FONTAINEBLEAU

monte à g., à travers des rochers, pour jouir, du Belvédère de Louis F//, d'un point de vue que les arbres masquent tous les jours de plus en plus. On descend ensuite pour rejoindre le sentier, que Ton suit jusqu'à un chemin qu'il faut croiser, et on poursuit son trajet en consultant les marques bleues et en négligeant plusieurs sentiers à dr.; arrivé à une route qui descend, à g., dans les excavations d'une carrière de sable, on aperçoit, au delà, se dessinant sur le ciel, au milieu des pins, un énorme bloc de grès surmonté d'un autre bloc d'aspect singulier : c'est la Dame-Jeanne ou la Roche qui Tourne (on peut aller visiter cette roche ainsi que le chaos qui l'entoure).

On pourrait aussi gravir, en face du point où l'on se trouve, le mont Louis-Philippe, couronné d'une belle plate-forme, et pousser encore plus loin sa promenade sur le rocher d'Avon ; mais cette excursion n'offrirait à la fin aucun intérêt, tandis que celle que nous allons indiquer est riche en beaux paysages.

De la route qui domine la sablière, il faut revenir par le sentier que l'on a parcouru, le quitter 70 pas plus loin, en face l'étoile rose , pour en prendre un autre à dr. , qui contourne la crête de la sablière , descend en faisant de nombreux plis sur lui-même et aboutit aune cavalière dans laquelle on tourne à g. ; 30 pas plus loin, on doit tourner à dr., remonter à travers de belles masses de grès, qui ajoutent au caractère sauvage de cette petite gorge, et traverser le manoir d'Obermann, appelé aussi le passage des Portes de Fer (à l'issue, remarquer la singulière porte naturelle, en anse de panier). La montée devient assez rude. On passe au rocher de Lamartine ; puis , continuant à monter, on arrive d^M Belvédère de Grazielia, d'où l'on jouit d'une belle vue. On incline ensuite à dr., et, 12 pas plus loin, on découvre, à g., l'entrée de \a.Ret?'aite du Pasteur, et à l'intérieur un banc pour

s'y reposer. A peu de distance, on se trouve bientôt au milieu des Ti^is Parques, roches aux formes bizarres; là il faut descendre à travers les grès, en suivant les marques, jusqu*à un chemin que l'on croise, et s'engager, en faisant des détours, à travers un labyrinthe de rochers et de grottes ; traverser ensuite une étroite vallée et un chemin ; prendre, en face, le sentier qui mène à de magnifiques masses rocheuses ; arrivé à leur base, les contourner par la dr. ; suivre les marques bleues qui invitent à entrer, entre d'énormes rochers , dans Vautre de Vulcain; y gravir quelques marches ; quelques pas plus loin passer à dr. à travers d'autres blocs de grès; enfin descendre dans une petite vallée clair-semée d'arbres, à l'extrémité de laquelle le sentier aboutit, à dr., à une large avenue qui ramène à la grille du Parc.

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