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Au rocber Bouligny

(Promenade à pied de près de 3 h.)

La chaîne allongée du rocher Bouligny est située derrière le mail d'Henri IV (deuxième promenade), dont la sépare une petite vallée. La promenade du rocher Bouligny est des plus intéressantes; on n'y voit pas de vieilles futaies ; on y est presque toujours ombragé par des pins ; mais ses pentes abruptes et tourmentées, ses mystérieuses profondeurs, couvertes par des forêts de pins, la mousse épaisse qui les tapisse et qui s'illumine de teintes variées sous les accidents de l'ombre et de la lumière, lui donnent un caractère pittoresque tout particulier.

Sortant par la grille de l'avenue de Maintenon, comme dans la première

ENVIRONS DB PARIS

promenade, on traverse le rond-point de la grande route de Moret, pour prendre, à dr. de l'avenue de Maintenon , une route de chasse (route du Petit Mont-Chauvet), indiquée par une flèche bleue , et on la suit sans se détourner, en traversant le Carrefour de Cheyssac, la route de Montigny, le Cai^refour de Montespan.

Une allée bordée de pins du Nord, à l'écorce bronzée, amène, au pied du versant N. du mail d'Henri IV, à un carrefour que l'on traverse, en laissant une route à dr., pour prendre la Route de la Plaine des PijiSj qui aboutit au CaiTefour de La Val- Hère en traversant le polygone. On prend presque en face la Route de La Vallière^ qui monte*- Après environ cent dix pas, on s'engage, au bas de la montée, dans un petit sentier à dr., et on en suit les détours. Déjà on peut admirer l'aspect accidenté du site, ses belles roches, son tapis de mousse verdoyant. On passe devant une masse de grès, marquée par une étoile rose et nommée la Grotte de lord Byron.

Arrivé, vers le sommet, à une bifurcation du sentier, on pourra aller explorer toute la partie du rocher Bouligny qui se prolonge à dr. ; les sentiers tracés par M. Denecourt et ses marques bleues guideront sans difficulté les touristes, qui verront là encore des scènes intéressantes; mais l'exploration de la chaîne étant assez longue, et la partie de g. que nous allons parcourir étant surtout riche en aspects pittoresques , nous nous bornons à décrire cette dernière.

On prendra, à la bifurcation, le sentier de g., en se dirigeant à l'E., suivant l'indication des marques, et l'on arrivera sur le sommet, au bord d'un chemin encaissé (Route de La Vallière) qui descend à g. et à dr., (c'est par là qu'il faut descendre pour aller à la gorge aux Loups), on traversera ce chemin et on reprendra le sentier en face. On pourra se reposer au banc du Sphinx, marqué

DE PARIS A FONTAINEBLEAU

par une lettre. Bientôt, parvenu à la cpéte très-étroite du rocher Bouligny, on suivra le même sentier jusqu'à une bifurcation, où les marques indiquent de prendre à g. A une seconde bifurcation, on prendra encore à g. ; on remarquera la caverne du Sycophante (lettre J). Après avoir passé dans une fente de rocher, on tournera brusquement à dr. (on aperçoit un grès d'une forme bizarre, la Lico7me); puis, tournant à g., on suivra le sentier, selon l'indication des marques , et en négligeant les autres sentiers. La lettre L appelle l'attention sur le Crapaud de Boulig7iy, placé en face.

A une bifurcation du sentier, il faut laisser celui de dr. et prendre celui qui s'ouvre en face. On domine de nouveau une profondeur accidentée et mystérieuse. On passe devant la Grotte Decamps, et on se trouve au milieu des grès de la partie dénudée, que l'on aperçoit du mail d'Henri IV (F. p. 495).' Après avoir passé dans un tunnel, on remarque deux roches projetant une sorte de toit en avant. De là, on a en face la pente sablonneuse qui monte au mail d'Henri IV, et les regards s'étendent à perte de vue dans les directions de l'E. et de l'O. ; de ce dernier côté on découvre les monts Aigus, le rocher Long-Boyau, les gorges du Houx. En arrivant sur la hauteur, on aperçoit un grès aux formes bizarres qui éveille l'idée fantastique de quelque monstre antédiluvien : c'est la Pieuvre des Rochers,

On suit de nouveau sur le plateau un sentier qui croise un autre sentier, et, après 170 pas environ, faisant un détour par un petit sentier à g., on arrive au bord du rocher à une sorte d'observatoire, très-bien nommé par Denecourt : le point de vue du lac Vert^ à cause de l'immense étendue de forêt que le regard embrasse. Revenant au sentier, qui reste sur le haut plateau, on le suit encore un peu à g. jusqu'à une bifurcation. Un rond bleu sur un ro-

cher rappelle au promeneur qu'il est dans la bonne voie, mais qu^il doit prendre à g. le sentier des Faunes.

On descend et l'on traverse un passage étroit entre les grès ; on aperçoit à dr. de belles murailles de grès ; à g., un ravin de blocs moussus entassés. Cette descente est des plus pittoresques. Vis-à-vis d'une étoile rose, belle échappée de vue. A dr., énorme rocher : la Roche des Nymphes, En avançant, on plonge les regards dans la sombre gorge aux Hiboux., qu^ traverse un chemin. Enfin l'exploration du rocher Bouligny se termine à la grotte de Lucifer, au pied d'un magnifique entassement de rochers ; et l'on descend au fond du vallon, en laissant un sentier à dr., sur une route cavalière (Route de la Fanfare), qui amène à un carrefour de cinq routes. Il faut prendre la deuxième à g. Bientôt on prend un petit sentier, indiqué à dr., et Ton continue sa marche à l'ombre des chênes. En quatre minutes, on arrive à une autre route cavalière, que Ton suit à dr. ; on descend sur la route de Montigny; on la traverse; on prend, vers la g., la première route {Route d'Estrées), Environ 15 pas plus loin, on entre, à g., dans un petit sentier à travers un taillis de châtaigniers. (Ce sentier aboutit au Carrefour de VOctogone,) Prenant en face une route gazonnée et bordéô de pins, on ne tarde pas à arriver à V Avenue de Maintenons et on aper- ' çoit à dr. la grille du château.

CÔTÉ DE l'est.

4. An Calvaire, à la promeiuUle de la raine Amélie, à la Roehe Bpeage.

(Promenade à pied de 3 h.)

On sort de Fontainebleau par la Grande-Rue et la route de Melun, et en six minutes on atteint l'entrée de la forêt. On aperçoit alors, vers la dr., sur la hauteur, la croix de pierre du Calvaire. Deux minutes plus loin, on voit, à g., la chapelle Notr^-

FONTAINEBLEAU. — LA FORET

Dame de Ban-Secours, élevée ea 1690, en souvenir d'un vœu et de la délivrance de M. d*Aubernon^ gentilhomme du prince de Condé (1661), réédifiée sous la Restauration et restaurée il y a quelques années. Le cheval de M. d'Aubernon, après ravoir renversé et traîné, s'arrêta en cet endroit. En face de la chapelle s'ouvre la Route de la Bonne-Dame, On entre dans cette route à dr., et, immédiatement, à g. , dans le sentier indiqué par une marque ; après y avoir fait quelques pas, on croise un chemin et on laisse un sentier à g.

Trente pas plus loin, le sentier se bifurque, on prend celui de dr. et en 5 min. on arrive au haut, devant une belle coupe de grès, reste d'une ancienne exploitation (les sables en sont colorés par Toxyde de fer).

Tournant à dr., on suit la base de l'escarpement. On passe devant la grotte de la Ravine, A 190 pas plus loin , on arrive au pied d'une rampe, que l'on monte. Arrivé sur le plateau, couvert de bruyères, on tourne àdr.; on suit le bord des crêtes jusqu'à un beau point de vue,appelé le Belvédère de la Aavi/te^dominant des masses de rochers. Tournant le dos à la vue, on prend le sentier aux marques bleues, que l'on suit sur une longueur de 25 pas, jusqu'à une sorte de petit carrefour. Au lieu de continuer selon l'indication des marques bleues, on suivra , à dr., le sentier, qui, après 100 pas, débouche sur la route du Calvaire, dont on aperçoit, à dr., la croix de pierre, entourée de bancs (40 minutes depuis Fontainebleau). On embrasse, de là, un vaste horizon.

Après avoir admiré la vue, on s'éloigne de la Croix par la route de voitures, du côté dr.; cette route tourne bientôt à dr. Sept minutes plus loin, on aperçoit, à g., un sentier qui s'ouvre sur le plateau, entre des bruyères ; il mène à la Roche Éponge. (Nous y parviendrons d'un autre côté.) A un endroit où la route, en remblai, est ombragée par de

jeunes pins formant berceau, on prendra, à l'extrémité de ce berceau, immédiatement à dr., un petit sentier qui circule entre de curieuses masses de rochers, et regagne la route en quelques minutes. En vingt minutes depuis la croix, on arrive au rond-point de la Reine -Amélie, d'où l'on a une très-belle vue. De là, une large route, ouverte sous Louis Philippe, descend à la station du chemin de fer.

Un peu avant d'arriver à l'Esplanade de la Reine- Amélie^ on remarquera, à g., sur un rocher, laNemorosa, figure en fonte bronzée, placée sur une paroi verticale, et sculptée par M. Adam Solomon. Au-dessus, on visitera le belvédère de Nemorosa, une des dispendieuses créations de Denecourt, qui date de 1866. Les regards embrassent, de ce belvédère, un vaste panorama (on peut distinguer, au N., sur la cime boisée d'une colline, à l'horizon^ le massif carré du Fort l'Empereur).

Au lieu de revenir sur ses pas, par la même route, on prendra, sur la dr., au pied du belvédère, un sentier sur le versant oriental de la col line, dominant ce qu'on a appelé la Petite-Kabylic, On en suivra les détours le long des crêtes, et,, en huit minutes, on atteindra un autre belvédère auquel on accède par des marches et près duquel se trouve, à g., la Roche Éponge, Il faut monter sur la petite esplanade disposée au-dessus, de manière à dominer du regard les anfractuosités profondes de cette roche aux formes fantastiques.

Une buvette^ autorisée par l'administration, est établie en cet endroit.

On y trouve de la bière, de la limonade, des sirops, quelques gâteaux....

Des tables, des sièges recouverts de mousse, ont été improvisés dans ce site abandonné par les carriers.

On peut de là, soit regagnet* directement la route de voitures, , qui se trouve à dr. de la Roche Éponge, soit bien préférablement prendre le sentier encaissé et ombragé qui con-

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(luit en une minute à la Fontaine Isabelle f créée en 1866 par Denecpurt, puis revient à la Roche- Éponge en contournant la base d'une plate-forme surmontée d'un treillage.

Arrivé en ce point, on gagnera trèsfacilement à droite la route Amélie, que Ton suivra directement jusqu'à un carrefour entouré d'acacias. Un sentier que l'on prendra à dr. va de nouvee.u diriger vers le Calvaire, auquel on arrive en 5 minutes.

Pour revenir à Fontainebleau, il faudra contourner la croix, suivre la route par laquelle on est arrivé, et prendre à l'extrémité de la haie d'épicéas un sentier qui descend et tourne à dr. le long de belles assises de grès encavées. Après avoir fait 45 pas, on passe dans un défilé de rochers ; à l'issue, on tourne à g. Le sentier se bifurque : ne pas prendre celui qui remonte, à dr., sur le plateau. A 30 pas plus loin , nouveau et long défilé d'un beau caractère. Beaux aspects de rochers entassés , belle grotte de Benjamin, à dr. A une nouvelle bifurcation, il faut laisser encore le sentier de dr. qui remonte sur le plateau, et continuer à descendre à travers un chaos de rochers très-pittoresques. Les méandres de ce sentier aboutissent à la belle et spacieuse grotte de Cybèle. On doit suivre, sans se détourner, les détours du même sentier, jusqu'à un chemin que Ton traverse pour continuer en face. Arrivé à une route de voitures, on la traversera encore pour suivre le sentier qui s'ouvre en face. A moins de 300 pas, on se trouve à l'angle du mur de clôture de- la forêt, et, bientôt après, sur la route de Melun et à l'entrée de Fontainebleau.

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