An Fort l'Empereiir
(Prcmenade à pied de 4 h.)
Toute la première partie de cette promenade se fait comme dans la promenade précédente, jusqu'au Belvédère de la Ravine.
Tournant le dos à la vue, on prend
le sentier en face, indiqué par des marques bleues. Ce sentier, latéral à l'avenue du Calvaire que l'on aperçoit à dr.^ amène en peu de temps au carrefour du Fort du Moulin. On traverse ce carrefour pour prendre un sentier sous bois, indiqué par un écriteau et qui, en 5 min., conduit au can^efour de la Butte à Guay. On traverse ce carrefour et l'on prend la deuxième route (Route du Calvaire) presque en face. Après 190 pas, et au point où cette route va descendre, on prend, à dr., un petit sentier indiqué par une marque. Ce sentier, qui circule sur la pente de la colline, est désigné sous le nom de sentier des Hêtres, parce qu'il est ombragé par ces beaux arbres, aux branches longues et traînantes qui s'y étalent en berceau.
A l'issue de ce sentier, on descend à un carrefour; on le traverse et on prend, en face, un sentier sous les pins, qui monte à travers les rochers sur la colline dite rocher Cassepot. On voit une partie dénudée par un incendie, puis, à dr., une grotte et un banc. On suit toujours^ en montant, le sentier, et Ton ne tarde pas à arriver au rond-point où Denecourt éleva, en 1852, une tour, qui devint plus tard le Fort l'Empereur (1 h. de marche, depuis la chapelle de Notre-Dame-de-Bon-Secours). 44 degrés conduisent au haut de ce belvédère. Après avoir joui de la vue panoramique de l'immense horizon que Ton y découvre, on redescend par la route tournante que l'administration a fait ouvrir, et on arrive bientôt àùn carrefour de sept routes.
En laissant deux routes à dr., on entre, près de l'issue de la seconde, dans un petit sentier sous des pins, qui contourne le pied de la Butte à Guay, dont les pentes, parsemées d'arbres, présentent un aspect pittoresque. Après l'avoir suivi pendant 18 min., on arrive à la mystérieuse vallée Troubetzkoî, ombragée par de beaux hêtres (nom donné en l'honneur de la famille russe qui habite
FONTAINEBLEAU. — LA FORET
le château de Belle-Fontaine, près des Basses-Loges). On traverse une route, pour prendre le sentier qui passe entre deux hêtres et gravit, eu zigzags, la colline : en sept minutes on arrive sur le plateau. Un peu avant de franchir une route, le sentier se bifurque : on prend la branche de g., qui arrive bientôt à une esplanade, au-dessus de la fontaine Désirée, où descendent deux escaliers (datant de 1837). On jouit de là d*un assez beau point de vue : on aperçoit Héricy, Vulaines, Saraoreau, Thomery, etc.
On peut revenir directement par la route de voitures qui mène à la fontaine Désirée, mais il est plus intéressant de suivre le chemin suivant :
On descend par l'escalier de dr., et on prend, en avant du tertre, le sentier signalé par une marque rouge. En 10 min., on arrivera au Belvédère de la Fontaine Dorly. Tournant le dos à la vue, on prendra, un peu à g., un sentier bordé de pavés.
Ce sentier descend à la fontaine Dorly (1832). On continue à avancer par le sentier qui se développe le long des crêtes, et bientôt le n° 4 et une marque rouge indiquent qu'il faut prendre à dr. un sentier qui, en 2 min., mène à la fontaine Isabelle, puis à la Roche- Eponge, d'où Ton rentre à Fontainebleau par le chemin indiqué à la 4® promenade (F.