RIS. — CHAMPROSAY. — PETIT-BOURG
quetefie, Grand-Bourg, dont l'ancien château est occupé par un pensionaat appartenant aux dames de Sion, Pelit-Bourg attire ensuite les
Petit-Bonrg a eu d'étranges vicissitudes. Fondé par un chanoine, cédé, en 1639, par l'archevêque de Paris, à un greffler, en échauge d'une maison de la rue Bourg-l'Abbé, agrandi par l'ahbé de la Rivière, le favori du duc d'Orléans, il passe en 1695 à M>°* de Montespan, qui le
lègue à'eon fils légitime, le duc d'Anlin. Celui-ci y reçut avec un luie inouï l'ancien amant de sa mère, alors l'époui de M"* de Maintenou, qui, vieui et fatigué, consentit à s'y reposer un jour en allant de Paris à Fontainebleau; il y donna sa fastueuse hospitalité k Pierre le Grand, qui, au dire de Saint-Simon, s'y montra peu civilisé. Louis XV y vint souvent oublier les faligues de la chasse avec des maîtresses d'un jour. Le château appartint ensuite à
la duchesse de Bourbon, qui y succéda auï marquis de Poyanne et de Raye. Devenu, àlaRévolution, propriété nationale, il fut acquis par Perrin, fermier des jeux. En ISli, le prince Schwartzenberg y' établit son quartier général, et, le 4 avril, y accepta la défection de Marmont aui conditions que ce dernier lui avait posées. En 1827, M. Perrin le vendit à M. Aguado, qui l'embellit, l'agranditet le répara pendant ■" -
Corbeil.'En 1843, M. Allier y fonda une colonie d'enfants pauvres, qu'un arrêté minislériel, du 29 avril 1848, transforma en une maison correctionnelle de jeunes détenus. Il est possédé aujourd'hui par M. Binder.
A cûté du château s'étend un important établissement industriel et agricole (distillerie de betteraves, labourage à la vapeur, machines agricoles, grosse chaudronnerie, matériel de chemins de fer portatifs.
DE PARIS A MALESHERBES
etc.)» dirigé par M. Decauville. Il s'extrait aussi à Petit-Bourg de la pierre meulière.
En face de Petit-Bourg, sur la rive (Ir. de la Seine, est situé Soisy-sous- ÉtioUes.