‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 372 sur 562 · STATION. — CORBEIL · texte numérisé non relu

STATION. — CORBEIL

3 kil. d'Évry, 33 kil. de Paris , 1 kil. 1/2 d'Essonnes, 3 kil. d'Étiolles , 2 kil. de ' Saintry, 1 kil. de Saint-Germain-lez- Corbeil, 6 kil. 1/2 de Lieusaint.

Corbeil* est une V. de 6,392.hab., ch.-l. d'arrond. du département de Seine-et-Oise, située à l'embouchure de l'Essonne dans la Seine, et divisée par le fleuve en deux quartiers, que réunit un pont de 5 arches dont les piles sont en pierre. De ces deux quartiers, l'un, celui de la rive g. , se compose de rues étroites et peuplées, et renferme de nombreux magasins ; il possède un quai bordé de jolies maisons, une halle construite par l'architecte Viel, en 1780, un immense magasin pour les farines destinées à l'approvisionnement de Paris, une promenade plantée d'arbres, un théâtre, un abattoir, de beaux moulins exploités par M. Darblay, etc., etc.; c'est le quartier commerçant de Corbeil. L'autre, celui de la rive dr., est le quartier aristocratique. Une rue longue, propre et bien bâtie, le traverse dans toute sa longueur. Il n'a pas de quai. Les terrasses de ses jardins sont bâties dans le fleuve. Derrière ce quartier, appelé le Vieux Marché ou V Ancien Corbeil^ s'élève un riant coteau qu'embellit un château moderne. Un peu plus haut se montrent le village de Saiiit-Get^main, 526 hab., et sa jolie ^^/ise du xiu® s.^ restaurée de nos jours. Au-dessus du portail occidental, charmant spécimen du

SOISY-SOUS-ÉTIOLLKS. -

style ogival du temps de Philippe- Auguste, trois statues modernes représentent le Christ entre saint Germain et le diacre saint Vincent. A rinlérieur, divisé en trois nefs, et orné d'un triforium, on remarque, aux trois fenêtres du chevet, des restes de vitraux contemporains de

Corbe[l eiistaU déjà au ix* a. En 1019,

devlQt, dèa loca. une chàtelleoie

I, y établit son école: épuisé par un de travail, 11 dut aller se repose?

ion paya natal (1119). En 196!, s^nt y reçut la visite de Jacques l", roi

^OB, dans son ch&teau fort, qui avait

Iti auprès du pont et dont elle dut

l d'octobre de la

fat prise de '

Des cinq églises que possédait jadis Corbeil, Saint-Spire (mon.

hiat.j a seule suiTécu. Elle est située dans le quartier de la rive g. de la Seine, et séparée de la grande rue Saint-Spire par la belle porte du xiv' s. représentée dans noire dessin. Fondée en 950 par Hajmon, premier comte de Corbeil , elle fui

DE PARIS A MALESHERBES

brûlée en 1138 et rebâtie six ans après. L*édifice actuel offre tous les caractères de la seconde moitié du xiie s.; il a été remanié au xiii® s.; le chœur et les voûtes de la nef datent du XV® s., et leur construction donna lieu à une nouvelle consécration en 1437. Saint-Spire se compose de trois nefs, d'un chœur à pans coupés dépourvu de bas-côtés, et de chapelles. La façade est surmontée d'une grosse tour carrée, éclairée par des ouvertures ogivales dont Tare est orné de pointes de diamant. La porte principale offre un large tympan, dépourvu de sculptures. Lorsqu'on entre par cette porte, après avoir dépassé la travée que forme le clocher, on peut lire sur la muraille,, à g., l'histoire de l'église, et les noms des abbés et des bienfaiteurs de Saint-Spire ; à dr. sont inscrits les patrons des églises de Corbeil supprimées à la Révolution. Les chapelles latérales remontent aux XII® et XIII® s. ; malgré les remaniements qu'elles ont subis, elles offrent probablement, d'après M. A. Saint- Paul, l'exemple le plus ancien de chapelles jointes aux nefs. Dans une des chapelles de dr. on peut voir la statue tombale du comte Haymon, qui paraît avoir été sculptée au xiii® s. Dans la même chapelle se trouve le monument élevé à la mémoire de Jacques de Bourgoin, le fondateur du collège de Corbeil, mort en 1661. Sa statue le représente couvert de son armure et agenouillé.

Saint-Spire a été restauré en partie. La chapelle de g. est ornée d'un tableau de Mauzaisse, né à Corbeil (un Exorcisme),

A la fin du siècle dernier, on voyait encore dans cette église un grand nombre d'œuvres curieuses en orfèvrerie, en sculpture et en peinture.

Le Magasin pittoresque a publié, dans le tome II de son intéressante collection, les scènes sculptées sur les miséricordes des stalles, qui ont été détruites par le feu, ainsi qu'un dessin de la châsse en vermeil où

étaient conservées les reliques de saint Leu, de saint Regnobert et de saint Spire, et dont la municipalité fit don à la Convention, qui l'envoya à la Monnaie. Cependant, bien que privés de leur belle châsse, les habitants de Corbeil n'en célèbrent pas avec moins de constance la fête de leur saint patron, le dimanche du mois de mai qui précède les Rogations. Cette fête. Tune des plus renommées des environs de Paris, attire chaque année une grande affiuence.

Saint-Léonard, dans le quartier de la rive dr. de la Seine, est une église moderne , d'aspect disgracieux.

Corbeil fait un commerce considérable de grains et de farines; elle possède d'importantes manufactures.

L'une des plus grandes est la filature de coton de Chantemerle , que l'on remarque à l'extrémité de la promenade, entre Corbeil et Essonnes.

ESSONNÉS.

1,500 met. de Corbeil, 3 kil. de Lisses et de Villabé.

Essonnes*, bourg industriel et commerçant de 5,334 hab., situé à 20 min. "de Corbeil, sur l'Essonne, est traversé par la route de terre de Paris à Fontainebleau. Uéglise date de la fin du xii® s. et du xiii® s. L'entrée principale, cachée sous un porche, est en ogive : l'archivolte est soutenue par deux colonnes torses.

La nef n'est point voûtée ; le chœur, plus large et accompagné de bascôtés, se termine par un chevet droit.

Pour aller de l'église à la papeterie (15 min.), on continue de suivre la rue de Paris, que Ton a prise en venant de Corbeil, et on trouve à dr. la rue d'Angouléme qui passe sous le chemin de fer et forme un coude sur la g. La papeterie d'Essonnes est un des plus beaux établissements industriels des environs de Paris et de la France. Fondée en

Page 1