ESSONNES. — SEINE-PORT
deux chemins muni d'un poteau indicateur : l'allée de dr. va déboucher dans la vallée de la Seine , en traversant un petit vallon ; il faut suivre celle de g. pour aller à Seine- Port, et laisser à g. la grande route qui conduirait par (7 kil. 1/2 de Corbeil) Nandy (395 hab.; château) à (10 kil. J/2) la station de Cesson (F. p. 438).
Le chemin de Seine- Port, d'abord peu ombragé à cause des coupes récentes faites dans le bois, est bordé plus loin de beaux arbres. Il longe une mare à dr. avant d'atteindre un carrefour avec poteau central pourvu de nombreuses branches indicatrices. Suivant l'avenue qui s'ouvre en face, on revoit bientôt (10 min. du carrefour) la vallée verdoyante de la Seine, sur la rive g. de laquelle se montrent les bois de la Guiche. Derrière ces bois est le château du Coiidray f qui a appartenu au maréchal Jourdan.
En sortant de la forêt, on voit se détachera g. la route de (1,500 met.) Nandy (F. ci-dessus), qui longe le parc admirablement entretenu du Pavillon Royal. Ce pavillon~est un petit bâtiment du xviii*' s., avec perron à deux colonnes, où Louis XV venait souvent jouir du point de vue que l'on y découvre. L'entrée du parc, fermée d'une grille en face de laquelle s'ouvre une belle avenue qui va rejoindre la route de Corbeil à Cesson, est à 150 met. à peine du chemin de Seine-Port. Tout près de ce pavillon est le pavillon Bouret, construit par le riche financier de ce nom et qui appartient au V*° Clary.
On jouit d'une vue délicieuse en descendant à Seine- Port. Au bas de la côte , la route est presque continuellement bordée d'arbres. A g., les collines {château de Croix-Fontaine) sont chargées d'une végétation luxuriante. On entre à Seine-Port par une jolie promenade régulièrement plantée.
9 kil. de Corbeil. Seine-Port est un charmant v. de 798 hab., agréa-
BNVmONS DE PARIS.
blement situé sur la rive dr. de la Seine et relié par une voiture de corresp. à (4 kil.) la station de Cesson (F. p. 438). M. Legouvé y possède une jolie maison de campagne.
On exploite dans la commune des carrières de pierres meulières. La Seine forme, à Seine-Port, une ile appelée Malaquais, et y reçoit le ru de Balory, qui fait tourner trois moulins. — A 1,500 met. en amont du village, et sur la rive dr. du fleuve, ^QTtioniTe Saint' Far geau, 1,085 hab., qui possède de belles maisons de campagne.
Une fort belle avenue plantée de chênes, tracée dans le bois de Sainte- Assise (à dr., en entrant, maison du garde), conduit au château du même nom. Ce bois, réservé, est peuplé de nombreux lapins. Parvenu à l'extrémité de l'avenue, on incline à dr, pour descendre dans la vallée de la Seine, en longeant à g. le mur du parc de Saint-Assise, dont le châ^ teau, construction moderne, ancienne propriété des ducs d'Orléans, appartenant à M. le prince, de Beauvau, apparaît à g. dès que l'on atteint la rive du fleuve. De ce château, on peut aller à Melun (8 kil. 1/2) par les bois des Moines et des Joies, et par le Mée (F. p. 438).
On se trouve alors à l'entrée d'un pont en fer près duquel se voit une importante fabrique d'extrait d'eau de Javel. De là on pourrait gagner (20 kil. de Corbeil) Melun par une route qui traverse (14 kil. 1/2) Boissise-la-Bertrand (293 hab.) et le bois de Mente-Lièvre. Mais il vaut mieux traverser la Seine pour aller visiter les ruines de l'abbaye du Lys. Audelà du fleuve , la route de Melun passe au village de Po?ithierri/ (sucrerie), franchit le ruisseau d'École, laisse à dr. PHngy, 522 hab. (dans l'église. Vierge noire, but de pèlerinage; élégant château avec parc bien dessiné), à g. Boissise-le-Roi, 280 hab., puis, au-delà du rù de la Mare, le ham. de Vauve et le cliâteau des Vives-Eaux.
DE PARIS A MALESHERBES
18 kil. de Corbeil. Farcy , ham.
de Dammarie. — Pour la description de Dammarie, de Tabbaye du Lys et de la partie de la route comprise entre Dammarie et Melun, V.
22 kil. Gare de Melun (F. p. 438).
Au-delà de Corbeil , le chemin de fer s'éloigne de la vallée de la Seine pour longer celle de l'Essonne qu'il ne doit plus quitter qu'au-delà de Malesherbes. On s'engage dans une tranchée et Ton aperçoit ensuite le village d'Essonnes, dont on laisse la plus grande partie à g. On voit à dr. la maison de Bernardin de Saint- Pierre (V. ci- après). .
Lorsqu'on a dépassé Essonnos, on laisse à 3 kil. sur la dr., le v. de Lisses, 476 hab. (curieuse église ogivale du XVI® s., à deux nefs ])resque égales), et on passe sur la rive dr.
de l'Essonne, dont on va suivre la vallée , riche en petites églises des XII® et xni® s. Tout près de la voie, à dr., se trouve la papeterie, et derrière les arbres, sur la rive g., se cache à 1 kil. Viiiaùé,Qi^ hab. (papeterie, filature de laine, moulins importants).