MALESHERBES
77 kil. de Paris, 6 kil. de Boigneville. — La ville est à 1,200 met. à g. de la station (omnibus).
Malesherbes *, ch.-l. de cant. de Tarrond. de Pithiviers, V. de 1,790 hab., située sur la rive g. de l'Essonne, est un centre de commerce assez important. On y remarque : une église du. xiii^ s., à trois nefs, remarquable par la disposition de ses travées, et surmontée d'un clocher octogonal élégant (saint-sépulcre à statues, de 1622 ; buste du président de Malesherbes, donné par Louis XVIII) ; un château de l'amiral de Gravide, reconstruit, sauf la chapelle ogivale, sous Louis XIII ( à M. le marquis de Beaufort) et un second château, celui de Rouville.
majestueuse construction gothique à tours et à créneaux, située à i kil.
au N. de la ville, sur une hauteur que baigne l'Essonne. Le château de Rouville, construit à la fin du xv« s., présente ces formes et ces détails qui préparaient les splendeurs de la Renaissance. Les tours cylindriques, peut-être un peu plus anciennes, sont percées d'un ou de deux rangs verticaux de fenêtres à croix de pierre, encadrées par des contreforts. Des mâchicoulis les couronnent. Le plan des constructions est irrégulier. Les toits aigus des pavillons, les pinacles qui surmontent
DE PARIS A MALESHERBES
les lucarnes et encadrent leurs pignons, sont d*un effet pittoresque et gracieux. M. le comte d'Aboville, le propriétaire actuel, a fait réparer et embellir ce château avec autant de soin que de goût. Sa chapelle ogivale a servi d'église à la paroisse de Houville , aujourd'hui supprimée.
Le vertueux président de Malesherbes fit planter, dans les propriétés qu'il possédait près du bourg, des platanes qui devaient raffermir le sol tourbeux des rives de l'Essonne. De nombreux propriétaires imitèrent son exemple : le sol s'est en effet raffermi, et l'on voit aujourd'hui, parmi les platanes qui subsistent, quelques-uns de ces arbres dont le tronc atteint 2 met. de diamèt.
A 5 kil. S. de Malesherbes , sur la g. de l'Essonne et à 600 met. à dr. de la route de Puiseaux, on va visiter, à Augerville, v. de 264 hab., le château de Berryer. Il se compose d'un copj^ de logis fort simple surélevé au centre en forme de pavillon. L'une des façades est flanquée de deux tours rondes, qui paraissent dater du xvi" siècle , comme le reste du château.
Les fenêtres ont toutes été refaites.
« Le désintéressement de Berryer, comme avocat, l'abandon de la clientèle pour la politique, le «ront des arts, l'existence somptueuse qu»lui imposaient ses hautes relation.*, le réduisirent plusieurs fois à un état de gène qui le força, en 1836, dtniettre en vente sa terre d'Augerville. Mais une souscription volontaire de ses amis politiques et de ses admirateurs lui rendit son domaine et sa fortune. » Il mourut à Augerville le 29 novembre 1868; son tombeau est dans le cimetière.
On peut, d'Augerville, remonter la jolie vallée de l'Essonne jusqu'à (9 kil. de Malhesherbes) Briarres (429 hab.), et de là monter à Puiseaux*, situé à 4 kil. plus loin et où l'on peut visiter une fort belle égfise des xii® et xiiio siècles. — Pithiviers n'est qu'à 19 kil. de Malesherbes par le chemin de fer (F. l'^wr^;-gne.)
(Pour la suite de la route, jusqu'à Montargis, et pour le chemin de fer de Malesherbes à Orléans , par Pithiviers, V. ï Itinéraire gé?iét*al de la France : Auvergne, Mot-von, Velay, Cévennes, par Adolphe Joanne.)
Eipliarcodère des
CHEMINS DE FER D'ORLÉANS