STATION. — COURBEVOIE
8 kil. de la gare de la rue Saint-Lazare, 1 kil. 500 met. de Neuilly, 4 kil. 500 m^t. de Paris, 9 kil. 500 met. de Notre-Dame, 4 kil. 500 met. de Nanterre.
Gourbevoie*, ch.-l. de c. de 13,288 hab. (arrond. Je Saint-Denis) , se compose de deux parties bien distinctes : le haut Courbetwie, où se trouve Téglise, rotonde du xviii® s., et qu'un pont de 3 arches en fer relie directement àNeuilly, en traversant Vile de la Grande-Jatte ; et le bas Courbevoie, situé au N. de la grande avenue qui fait suite* à celle de la Grande- Armée et de Neuilly. Le pont qui joint Neuilly et le bas Courbevoie, œuvre du célèbre architecte Perronnet (f 1794), a 240 met. de long, et se compose de 5 arches surbaissées.
Dans le haut Courbevoie s*élëvent de belles casernes^ construites par Louis XV, pour le régiment suisse.
Ces casernes se composent de trois pavillons principaux d'un aspect imposant, dont Tun, celui qui regarde Paris, est décoré d'un fronton trian-
gulaire. A ces pavillons ont été ajoutées des constructions nouvelles , moins grandioses. L'entrée principale donne sur une large avenue plantée d'arbres, longue de 800 met., et conduisant au rond-point de Courbevoie, oii aboutissent la grande route de Saint-Germain et quatre autres avenues bordées d'ormes séculaires. Au centre de ce rond-point se trouve le piédestal qui supportait, avant le siège de 1870-1871, la statue en bronze de Napoléon par Seurre, érigée d'abord au sommet de la colonne Vendôme.
V hôtel de ville de Courbevoie, situé à l'extrémité de la rue de l'Hôtel-de-Ville, est un édifice élégant, dont la façade est décorée de colonnes doriques et corinthiennes.
Vhospice Lembrecht est destiné aux protestants.
Le 2 avril 187i, les hauteurs de Courbevoie furent le théâtre d'un vif engagement entre les troupes de la République française, commandées par le général Vinoy, et les fédérés parisiens, qui essayaient leur première sortie sur Versailles. Les communards, délogés du rond-point de Courbevoie et des casernes de la ville, furent obligés de se replier et bientôt de fuir en désordre vers Paris, ce qui ne devait pas les empêcher de recommencer le lendemain leur tentative malheureuse. (F. Rueil, section IV.)