‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 397 sur 562 · STATION. — ARPAJON · texte numérisé non relu

STATION. — ARPAJON

37 kil. de la g:are de Paris, 5 kil. de Brétigny, 19 kil. de Ddurdan, 6 kil. de Montlhéry.

Arpajon*, ch.-l. de c. de Tarr. de Corbeil, V. de 2,779 hab., s*appela jusqu'en 1721 Châtres ; c'est le nom qu'elle portait lorsqu'elle fut détruite par Montgommery en 1567, puis rebâtie quatre ans après. Son nom actuel lui vient de son érection en duché-pairie , en 1702, en faveur de Louis, marquis d'Arpajon (en Rouergue).

La ville d'Arpajon s'étend sur les deux rives de l'Orge, à dr. du chemin de fer. L'église date de la fin du xii° s. (chœur et chapelles absidales) et du XV® s. On remarque à Tintérieur des pierres tombales des xiv®, xv°, xvi° et xvii° s. , et quelques tableaux du XVII® et du xviii° s. De belles promenades ont remplacé les vieux remparts. Deux importantes fabriques de chaussures sont établies à Arpajon, dont les marchés aux bestiaux (les mercredis) sont assez importants.

A 500 met. à l'E. d'Arpajon se trouve Saint-Gerrnain, village insignifiant de 591 hab.

On peut aller à pied d'Arpajon à Monthéry (F. p. 565) parla route de Paris à Orléans (6 kil.).

Le chemin de fer passe sur la rive g. de l'Orge, laissant à g. le v. d'Égly (340 hab.), le château moderne (1757) et le joli parc de Ville-Louvette,

I2« STATION. — BREUILLET.

41 kil. de Paris, 4 kil. d'Arpajon, 15 kil. de Dourdan.

Breuillet (627 hab.) est situé à dr.

de la station, au pied d*une colline appelée les Graviers. L'église date de 1686; le château du Colombier^ des xiii® et xiv° s. On peut de là visiter (2 kil. au S.-E.) la hauteur (146 met.) où s'élève le v. de Saint-Yon (206 hab.). Uéglisede Saint-Yon, reconstruite de nos jours, a un petit portail roman. Quant au village, il paraît avoir été une station romaine reliée à Dourdan par la route qui existe encore à mi-côte sur la rive g. de rOrge. Saint Yon, disciple de saint Denis, y porta l'Évangile au 111° s. Au moyen âge c'était, dit-on, une ville nommée Hautefeuille. On voit près du sommet de la colline, au S., une porte à plein cintre, de construction très-ancienne, sinon romaine, et qui encadre une vue magnifique sur la vallée de l'Orge, les buttes de Bâville, etc. Saint Yon, on ne sait pourquoi, est invoqué pour la pluie ; aux temps de sécheresse, les habitants des vallées voisines se rendent encore eu procession à son .église.

A 2 kil. 1/2 au S. de Saint-Yon, Saint- Sulpice-de-Favières (257 hab.) conserve une église du xiii® s.

(mon. hist.), qui compte parmi les plus belles de Seine-et-Oise. « Elle présente le style ogival des environs de Paris dans sa perfection technique et appartient à la seconde moitié du xiii° s., presque à la période du style gothique dit rayonnant, période où notre art français perd déjà les grâces, la fraîcheur de ses jeunes années pour se dessécher dans les froids calculs de l'âge mûr.

Les dessins géométriques envahissent tout, et, pour en faire tenir davantage dans le gable à jour qui surmonte la porte principale, le maître de l'œuvre a exhaussé ce gable d'une façon démesurée (on fit souvent comme lui au xiv° et au xv® s.). Il est vrai qu'en revanche les portes latérales sont de dimensions exiguës et de la plus grande simplicité. II n'y a à Saint-Sulpice ni transsept ni déambulatoire. Les bas-côtés se ter-

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