CHEVREUSE
iche.
es et en pierres meulières dont la iture ne comporte pas de travaux ■■ sculpture décorative : aussi l'as- ^ct de la construction est-il trèsmple, pour ne pas dire nu. Le cloler , de forme
lie en ardoises;
idiqués par un ordon sculpté
essant. La nel' t les bas -côtés ré sentent une
me voûte trësinsse ; au-dessus lu chœur cette ■oùleens'élevant m peu donne )Ius de grandeur 1 cette partie du
■Et revêtu de leinturesdécora-
]ues , représenanldiïers épisoles religieux , luesàM. deCoubertin. Au fond du chœur, las fe-
n'a pas d'entrée à l'O., lei portes s'ouvrent sur les côtés N. et S. ; en face de ta porte méridionale, restaurée, on remarque le portail du vieui firieuré de Sainl-Salwiii». li est formé d'une large arcade composée d'un double cordon qui rappelle le style roman par son ornementation ; cette arcade surmonte
pelle, dont il reste quelques débris, est devenu un magasin d'eau-de-vie et d'alcools. — En face du collatéral N., dans la rue de Versailles ,
II de couleur
moyen âge. C'est une tourelle octogonale appuyée à un corps debâ-
larges fenêtres & meneaux. Celte ancienne demeure , appelée la Maison des ban-
e qu o:
médiocre. M. L. Morize, qui a pulilié une notice intéressante sur le canton de Chevreuse, notice à laquelle nous avons souvent puisé, pense que quelques-uns des piliers de l'abside, l'oscalîer dn clocher et quelques parties de ce clocher, pourraient être antérieurs i. la re- ■ ■' faite au xiv" s L'église
fin nous signalerons , sur le chemin passant devant l'bâpital et rattachant la route de Versailles à celle de Dampierre, l'encadrement d'une porte, surmonté d'un écusson, qui appartenait à. une vieille maison démolie depuis deux ou trois ans. Ce curieux encadrement a été transféré à sa place actuelle pour former l'entrée d'une
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propriété particulière. — Chevreuse, outre sa mairie qui vient d'être réparée (on y voit de beaux dessins du château) , possède un bel hospice et une salle d'asile dus à la générosité du dernier duc de Luynes, et un important pensionnat déjeunes personnes, tenu par des religieuses.
L'édifice lé plus intéressant de Chevreuse est Qon château, que l'on découvre de divers points de la ville. On y monte par plusieurs sentiers, tous d'une pente roide. La vue magnifique dont on jouit de l'esplanade du château dédommage sans doute de la fatigue de cette ascension, permise seulement aux piétons. Toutefois il est fâcheux que la ville de Chevreuse n'ait pas encore eu la pensée de tracer, pour monter au château, un chemin bien entretenu et formant promenade, comme à Montfort. La vue y est fort belle. Bois, vallons, collines se groupent et se confondent dans le lointain : ici, c'est la vallée de l'Yvette que vient de parcourir le chemin de fer, et qui, vers la droite, remonte à Dampierre; plus loin, audelà de l'Yvette, la roule de Rambouillet s'enfonce dans une gorge verdoyante ; en face du spectateur se développent les hauteurs de Méridon couvertes de bois ; à ses pieds s'étendent , pittoresquement groupées, les maisons de la petite ville que domine le clocher de l'église ; enfin, immédiatement devant lui, se creuse comme un abime de verdure rempli de buissons , de cultures , et que surplombe à pic le vieux mur qui soutient l'esplanade du château.
— Les restes du château de Chevreuse occupent l'extrémité d'un plateau (168 met. d'altit.) appelé plateau de Hauvillers et plus habituellement de la Madeleine, qui domine de plus de 80 met. la ville de Chevreuse et la vallée de l'Yvette.
II doit ce dernier nom à un hameau qui dut lui-même le sien au voisinage de la chapelle du château (aujourd'hui complètement disparu), dédiée à sainte Marie-Madeleine.
Le château de Chevreuse, d'une physionomie encore imposante, comprend, au milieu de constructions parasites de date assez récente, deux belles tours rondes du profil le plus élégant, terminées à leur sommet par une sorte de corniche à modillons et enveloppées en partie par un lierre magnifique, un beau donjon barlong (17 met. de longueur sur 12 de largeur, hors œuvre) à contreforts, du XII® s., qui a malheureusement perdu le pavillon en flèche qui le terminait, quelques bâtiments accessoires et une partie du vieux mur d'enceinte. Au-dessous du château s'étendent des caves et des souterrains dont l'une des entrées s'ouvre dans le mur de soutènement de l'esplanade. En s'adressant au gardien qui habite le château, on obtient aisén^ent la permission d'en visiter l'intérieur, et notamment la belle tour de l'O., où l'on voit de remarquables charpentes , et du haut de laquelle le regard embrasse un vaste horizon du côté de Paris,
L'industrie et le commerce de Chevreuse consistent principalement dans la culture des âeurs, des fruits et des légumes, qui a pris une grande extension. Il s'y tient chaque semaine un marché pour les blés : mais, après avoir été longtemps régulateur pour la contrée, il a beaucoup perdu de son importance. Chevreuse possède un moulin à farine largement installé et une tannerie considérable, la seule qui reste des établissements assez nombreux de ce genre qui y existaient il y a vingt-cinq à trente ans. Enfin plusieurs grandes carrières de pierre meulière sont exploitées aux environs.
Les bois qui enveloppent de tous côtés Chevreuse et les routes qui viennent y aboutir offrent, à peu de distance, de charmantes promenades.
Nous indiquerons entre autres : — le plateau de la Madeleine et surtout le chemin pittoresque, à la limite S.
du plateau, qui domine, au-dessus d'admirables blocs de rochers, la route de Versailles. Vers la moitié
CHEVREUSK.
chemin, près d'un joli groupe ins couronnant l'escarpement, 'couvre, parti cuiièremenl Bur la 11 paysage d'une phj'Bionomie ■tUleroent alpestre; — la roule frsailles, par Porl-Rojal, jus- 1 hameau de Trottigny. On rende la Madeleine, et l'on passe au lies superbes escarpements ro- ^. mêlés de plantations agres- ((iie nous venons d'indiquer; — 'liteau de Jogny qui sépare les es de Versailles à Chevreuse et
à Dnmpierre. Des sentiers escarpés j mènent des dem côtés ; ~ les hauteurs de Méridon : on prend la route <Ie Rambouillet, et quand on a dépassé l'Yvette, an lieu de continuer à dr., on suit à g. un chemin qui ne tarde pas i. entrer dans la foi-èt, et, après avoir suivi une large avenue plantée de superbes chênes, on atteint UQ plateau découvert, au milieu duquel s'élève une ferme. Tournant à dr. en suivant la lisière du bois, on arrive en quelques minutes aune ■ ' de bois, sur laquelle pèce de tourelle for-
Vsllée de Chevreuse.
m rendez-vous de chasse. Une ade ou porte cintrée en ruines, n effef pittoresque, quelques désde murailles enfouis dans l'herbe les broussailles, et oii se remar- ; une ouverture voûtée, donnant rée dans des souterrains , sont
seuls restes du château de Méii- II, dont la fondation remoule au 1° B. An-dessous de la porte en ine passe un chemin creux qui ocpe ïraisemblablement l'emplace- ^nt d'un ancien fossé. — Cette der- ■l'e course demande environ 1 h.
mtn. de marche (aller et retour).
environ 5 kil. de Dïinpierre auï Vauide-CeroBj.
Laroute de Chevreuse iDai^pîeri'e (route de voitures) s'ouvre dans le prolongement de larue de Rambouillet. Après nvoir traversé une plaitie découverte, e.le atteint et longe constamment à dr. le versant boisé du plateau de Jagny. — A g., à IS min.
de Chevreuse, on rencontre le ekdleau de Mauvièi-es (xvia" s.), bâti
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sur la rive g. de l'Yvette, au fond d'un jardin-parc que l'on entrevoit à un saut-de-loup coupant le mur de clôture. Lorsqu'on a dépassé une superbe avenue menant à Mauviëres, et, à dr., un joli chemin signalé par un abri rustique et qui conduit à Jagny, on atteint Saint-Forget (316 hab.)» oii commence le parc magnifique du château de Dampierre. Le mur de clôture qui borde tristement le chemin à g., pendant plus de 2 kil., laisse découvrir néanmoins quelques échappées de vue sur le parc , ses massifs d'arbres, ses pelouses, ses pièces d'eau, etc. On remarque au milieu des arbres une construction pittoresque, moderne, avec tourelles.
— A \ kil. environ de Saint-Forget, en face d'un saut-de-loup, on trouve à dr. un large sentier qui monte, sous bois , jusqu'au point culminant de la route de Versailles ; ce détour allonge un peu le chemin; mais de cette hauteur on a sur la vallée de l'Yvette, sur celle des Vaux et sur le château de Dampierre une vue délicieuse, l'une des plus remarquables qu'offrent les environs de Chevreuse.
— On redescendra ensuite la route de Versailles, qui est fort belle dans cette partie, jusqu'à Dampierre.
En continuant par le chemin du bas, après avoir dépassé une immense sablière (à dr.), on tourne à g., et, passant entre un étang et des dépendances du château, on arrive à Dampierre, en face même de la résidence vraiment princière des ducs de Luynes.
Dampierre est un joli v. de 641 hab., dans une riante position, entre l'Yvette et le ruisseau des Vaux-de- Cernay. — Le château de Dampierre, bâti au XVI® s. par le cardinal de Lorraine, et reconstruit, en grande partie, au xvii® sur les dessins de Hardouin Mansart, par le duc de Chevreuse, fils du connétable, s'élève entre le parc et une vaste cour d'honneur que ferme une belle grille. Duban l'a restauré en 1840.
C'est un magnifique édifice,* en bri-
ques avec chaînages en pierre, présentant en façade un corps principal de logis appuyé à deux bâtiments en retour flanqués de tourelles. Le corps de logis central est coupé par un élégant pavillon, à double rang de colonnes, surmonté d'un fronton; toute la construction est entourée d'un fossé rempli d'eau courante.
Les appartements, richement décorés, renferment de nombreux objets d'art : tableaux et sculptures. On y remarque surtout : la galerie de tableaux, une bizarre statue de Minerve en ivoire, or et argent, par M. Simart; la Pénélope de Cavelier et une statue en argent de Louis XIII enfant (dans une chambre oii il a couché) par Rude. Le parc, les jardins d'agrément, les potagers occupant une immense étendue de terrain, sont admirables et entretenus avec le plus grand soin. L'avenue ombragée qui s'étend au S. depuis le château jusqu'à la porte de Senlisse est charmante; elle longe une belle pièce d'eau alimentée par le ruisseau des Vaux et entourant un îlot où se trouve un joli cabinet de travail.
N, B. — Une permission spéciale, accordée sur demande par écrit, est nécessaire pour visiter le château, qui n'est ouvert aux curieux que le vendredi de chaque semaine.
h'^église de Dampierre est moderne pour ' la plus grande partie. Sur le collatéral de g. se trouve la chapelle funéraire renfermant les caveaux de la maison de Luynes. Cette chapelle, décorée avec goût, est fermée par une grille en fer forgé ; elle est éclairée par une fenêtre ogivale au fond et par deux petites ouvertures circulaires en rose sur les côtés. Elle renferme le tombeau et la statue de la dernière duchesse de Luynes, près de laquelle repose, depuis le mois de décembre 1867, le duc de Luynes son mari, à qui sa magnificence, son goût éclairé pour les arts et les sciences, les nombreux encouragements qu'il a accordés aux
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lettres et aux études archéologiques, ont valu la plus honorable renommée.
Quand on a dépassé le château et laissé à dr. Téglise, à g. la maison d'école, on entre dans la vallée qu'arrose le ruisseau des Vaux-de-Cernay; à dr. on voit le village de FoucheroUes dépendant de Dampierre ; un peu plus loin, à g., on découvre Senlisse, 348 hab. {église du xiii® s., renfermant de curieuses boiseries et d'anciens tableaux), au pied des hauteurs boisées renfermées dans le parc de Dampierre. A 20 min. de Dampierre on atteint, par une route bordée d'arbres à fruits et ressemblant à une allée de parc, le hameau de Game 10 min. plus loin, commence un défilé magnifique singulièrement agreste et formant un ravissant paysage. A dr. la route est dominée par un versant boisé qui se prolonge jusqu'à l'abbaye des Vaux; à g. s'étendent de charmantes et fraîches prairies. La route, tournant à g., passe devant le Moulin des Rochers, mais, au lieu de la suivre, on devra prendre, à dr., un étroit sentier circulant au bas du coteau, entre d'énormes blocs de rochers ; il côtoie à g.
le ruisseau des Vaux, qui fait de petites chutes sur les rochers qui obstruent son cours. — Ce curieux passage se nomme le passage des Cascades. — A 7 ou 8 min. du moulin des Rochers, on rencontre le petit moulin, et, 5 min. plus loin, le grand moulin près duquel s'élève un groupe de chênes admirables. Une chaussée passant devant le grand moulin permet de regagner la route de voitures ; mais il est préférable de suivre le chemin pittoresque qui passe entre les hauteurs couvertes de bois, de bruyères et de rochers imposants, à dr., et un grand étang à g. Ce site solitaire, même sévère, offre un remarquable caractère de grandeur.
A 20 min. à peu près du grand moulin, on laisse à g. un pont de construction ancienne par lequel on pourrait également regagner la route de
voitures, et on longe le mur du parc de l'abbaye des Vauxj à dr., le coteau est couvert de hautes et magnifiques bruyères. 10 min. de marche environ amènent de là au vaste étang des Vaux-de-Cernay ; le paysage, toujours pittoresque, devient plus riant.
On franchit en tournant à g. un ancien pont de construction intéressante, puis la chaussée qui maintient les eaux de l'étang, et on se trouve à l'entrée de la vieille et célèbre abbaye des Vaux et du hameau du même nom.
La route de voitures passant devant le moulin des Rochers est beaucoup plus longue que le chemin que nous venons d'indiquer : elle traverse d'abord une gorge boisée, puis passe, au milieu de prairies, dans une campagne d'un aspect assez uniforme.
L'abbaye des Vaux-de-Cernay, fondée en l'an 1128, par Simon de Montfort, sire de Néaufle-le-Château et connétable de France, a laissé d'imposantes ruines, qui sont une des principales curiosités des environs de Paris. Ces ruines, d'après une note que veut bien nous communiquer M"^6 Nathaniel de Rothschild, actuellement propriétaire du vieux monastère, se composent aujourd'hui:
1° Des restes de V église du couvent, dont on voit encore debout le mur septentrional de la nef, le pignon occidental avec ses roses et ses trois portes ; le collatéral méridional avec ses voûtes ; l'amorce des murs de la partie méridionale du transsept, ainsi que les restes de deux chapelles de ce transsept. Le tout d'une longueur de 70 met. sur une largeur de 25 met. environ. Des arbres , arbustes , lierres et herbes folles entourent pittoresquement les murs et arcs de cette église.
2<» D*u?i long bâtiment dans le prolongement du bras septentrional du transsept, mais dont la partie contiguë à l'église n'existe plus.
La partie restante, d'une longueur de 80 met. sur une largeur de