LE PALAIS DE VERSAILLES. - DESCRIPTION
Le ptdais de Versailles comprend Iroia corps de bâtiments principaux :
une partie centrale et deux ailes. Du tblé des jardins, 11 oITre aux regards une ligne d'une grande étendue (115 met. 27 cent., sans compter les façades efl retour), sur laquelle s'avance le corps central. Du câU de la grande cour, nommée autrefois cour
n embrasser
des Minisfres, > lement on ne peut pi loute l'étendue, mais, a cause aes deux pavillons qui se projettent en avant, il ne présente que des lignes qui fuient et des parties rentrantes :
une cour centrale, la cour Royale, dans la portion comprise entre les deux ailea (au fond est la petite coifr de Marbiv), et deux petites cours latérales, la cour des Princes à g., et
la i-ijur de la Chapelle, à dr. Les architectes Gabriel et Pejre firent, «ouB Louis XV et aous Louis XVI, des plans pour dissimuler cette mauvaise ordonnance, et donner de ce côté au
EBlait un grand aspect monumentales événemenls ont empêché l'exécution de ce projet.
Conr du palais. — Cette cour, créée par Louis XIV, a subi depuis plusieurs changements. On consultera avec intérêt les tableaus du Mn-
rujal,..
sée n" 725 et 726 (dans la grande salle des Résidences royales, n" 99 du plan II), c|ui montrent l'état du , château vers 1664 et 1722. La porte de la grille était à l'endroit où est placée atyourd'hui b statue équestre de Louis XIV. Les personnes qui n'avaient pas le privilège d'être admises dans la cour Royale » trouvaient, à l'entrée, des chaises bleues {V. ci-desBUs, p. 23), qui les transportaient pour siï sous jusqu'oui
DE 'PARIS A VERSAILLES
vestibules des escaliers de marbre. »
Une grille dorée sépare la cour de la place d* Armes. De chaque côté de cette grille est un groupe en pierre : à dr., la France triomphant de l'Empire, par Marsy; à g., la France triomphant de TEspagne, par Girardon; plus en arrière, aux deux extrémités de la balustrade , sont deux autres groupes : à dr., la Paix, par Tuby; à g., l'Abondance, par Coysevox. Seize statues en marbre, ornent à dr. et à g. la grande cour ; la plupart ont été placées autrefois sur le pont de la Concorde, à Paris ; mais leur masse trop considérable surchargeant le pont, elles furent transportées à Versailles. Ces statues sont, à dr. : celle de Richelieu , par Ramey; puis celles de Bayard, de Colbert, de Jourdan, de Masséna, de Tourville, de Duguay-Trouin, de Turenne ; à g. y celle de Suger, par Stouf; puis celles de Du Guesclin , de Sully, de Lannes, de Mortier, de Suffren, de Duquesne, et de Condé, par David (d'Angers).
Au milieu de la cour, la statue équestre, en bronze, de Louis XIV est de Petitot et de Cartellier. Le cheval est de ce dernier; il était destiné à une statue de Louis XV.
Des deux côtés s'élèvent deux pavillons modernes qui se projettent en avant, ornés de colonnes corinthiennes ; sur leur fronton triangulaire se lit cette inscription : A toutes les gloires de la France.
La petite cour carrée du fond, en- .tre les deux pavillons, qui était celle (le l'ancien château de Louis XIII, a été nommée, à cause de son dallage en marbre, la cour de Marbre.
Cour de marbre. — Cette cour était de 1 met. 75 cent, environ plus élevée que les appartements du rezde-chaussée. On y montait par des marches. Louis XIV était obligé de la traverser pour aller de ce côté gagner sa voiture. Elle a été abaissée sous Louis-Philippe, et n'est plus élevée que d'une marche audessus du sol de la cour précédente.
Elle servit quelquefois à des fêtes données par Louis XIV; en 1674, l'opéra d'^/ce^fc, par Lully et Quinault, y fut représenté. Dans la matinée du 6 octobre 1789, ce fut au balcon du premier étage que Louis XVI et Marie- Antoinette se virent forcés de se montrer au peuple qui remplissait la cour. Des cris se firent ensuite entendre, appelant :« La reine seule !» et elle s'avança seule sur le balcon.
De la grande cour du château on peut gagner les jardins par les passages qui sont au fond, soit de la cour des Princes, à g., soit de la cour de la Chapelle, à dr. {V. plan II). C'est ordinairement de ce côté que l'on entre dans le Musée. La salle d'entrée au rez-de-chaussée (sous le vestibule ouvert, qui sert de passage entre la cour de la Chapelle et les jardins) est à dr. Elle sert de vestibule à la chapelle (1, plan II).
La chapelle (plan II). — Il y a eu successivement trois chapelles dans le palais : la première , élevée sous Louis XIII, et qui était près de l'escalier de marbre; la seconde, qui fut bâtie sous Louis XIV, et qui était à la place où se trouvent aujourd'hui le vestibule ouvert à côté de la chapelle actuelle et le salon d'Hercule, au premier étage; enfin, la chapelle actuelle, qui, commencée en 1696, ne fut achevée qu'en 1710; c'est le dernier ouvrage de Mansart.
u Cette chapelle, dit Saint-Simon, qui a coûté tant de millions, si mal proportionnée, qui semble vouloir écraser le château, n'a été faite ainsi que par artifice. Mansart ne compta ses proportions que des tribunes, parce que le roi ne devait presque jamais y aller en bas, et il fit exprès cet horrible exhaussement par-dessus le château pour forcer, par cette difformité, à élever tout le château d'ua étage. Sans la guerre qui arriva, pendant laquelle il mourut, cela serait fait. » Louis XIV assistait tous les matins à la messe et sa musique y chantait toujours un motet.
Cette chapelle, richement décorée, ornée de statues et de bas-reliefs, est
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