partie centrale, et firent comparer
On de conserrar le jour »ux façades mss-
proportionnées. Ce palais si maguifiq
aént par les noovelles constructions, il
ignit les pavillons isolés, élevés eu
il était distribué d'nne manière trés-incon
ï«at, et Ht disparidire tes arcades qui
maient la ™«- dî JVarire. ( V. p, 33.)
Du cAté du jardin, Musart av^it coa-
ments du palais de VersslIUs iju
Lonis XIV Ht bàlir Trianon k l'eilrémi
izi disparut, en 1678, pour f«re place k
grande galerie (V. p. 41): les ailes du
Versailles ; plus tard, il en cherclia u
i approprié à ses goûta u
iB mt chargé ; le parc.
Cependant, quand les lllées e planlèes, les bassins construits, car, un peu rard. que, gr&co à la
DE PARIS A VERSAILLES
construite par le Liégeois Rennequin {V. l'article que M. de Prony lui a consacré dans la Biographie universelle, tome XXXVII), fut établie à Marly. Elle mettait enjeu 221 pompes et devait faire monter les eaux de la Seine à la hauteur de 154 met. sur Vaqueduc de Marly, long de 643 met., et Tamener à Versailles.
Les travaux durèrent 7 ans et coûtèrent 3,674,864 livres ^ Quand Teau de la machine de Marly arriva à Versailles, en 1683, on ne tarda pas à s'apercevoir qu'elle serait insuffisante ; et comme, à cette époque, on venait de construire le château royal de Marly, elle fut réservée au service de cette dernière résidence.
En 1741 une partie en fut rendue à Versailles.
Cependant Teau manquait toujours à Versailles ; tous les esprits travaillaient pour trouver le moyen d'en faire venir. Enfin, on entreprit de détourner la rivière de l'Eure et de l'amener à Versailles.
Louvois chargea l'académicien Lahire de faire les nivellements. Les travaux furent commencés et poursuivis activement auprès de Maintenon,qui appartenait depuis peu de temps à la veuve de Scarron, destinée à devenir plus tard la femme légitime de Louis XIV.
On creusa un canal de 40,000 met.
depuis Pontgouin jusqu'à Berchère-la- Mingot; le lit du canal devait avoir 5 met. de largeur et 3 met. de profondeur ; l'aqueduc, qui traverserait la vallée de Maintenon, devait avoir 5,920 met. de longueur et 242 arcades. — On lit dans une lettre de Hacine à Boileau, à la date du 4 août 1687 : « J'ai fait le voyage de Mûntenon et je suis fort content des ouvrages que j'y ai vus; ils sont prodigieux et dignes en vérité de la magnificence du roi. Les arcades qui doivent joindre les deux montagnes vis-à-vis de Maintenon sont presque faites : il y en a 48 ; elles sont bâties pour l'éternité. Je voudrais qu'on eût autant d'eau à faire passer dessus qu'elles sont capables d'en porter. Il y a là plus de 30,000 hommes qui travaillent. »
A ces indications nous ajouterons un dernier détail :
« Vauban, calculant que toutes les bêtes de somme de la Beauce mises en réquisition n'auraient pas suffi pour charger les matériaux de ce gigantesque monument, matériaux qui n'existaient qu'au loin, avait creusé un canal de 12 kil. et
1. L'entretien de la machine de Marly, de 1691 à 1792, a coûté 7,242,750 liv.
à 9 échises, d'Ëpemon à Maintenon, par la vallée de la Guesle, tout exprès pour apporter les masses de pierres de grès. Un autre canal de 33 kil., dû Moulin-Neuf, près de Saint-Priest, jusqu'à Maintenon, fut établi pour amener la pierre à chaux. » On a beaucoup discuté sur le montant des sommes que coûta la tentative faite pour amener la rivière de l'Eure à Versailles. Ces dépenses ont sans doute été fort exagérées par Saint-Simon et par des historiens plus récents, peu favorables à Louis XIV. Un écrivain moderne qui, sur ce point comme sur beaucoup d'autres, a entrepris de justifier à la fois Mme de Maintenon et Louis XIV, croit pouvoir affirmer que, sans compter les acquisitions de terrains, les dépenses occasionnées par ces travaux ne s'élevèrent qu'après de 9 millions. Quoi qu'il en soit, il est juste de faire remarquer que cette somme était encore considérable pour le temps, et qu'elle eût pu d'ailleurs trouver un emploi beaucoup plus utile, lors même que les travaux entrepris n'eussent pas complètement avorté !
Mais ce qui est hors de doute, parce que le fait est attesté par des contemporains très-favorables au roi, entre autres par M"*» de la Fayette et de Sévigné, c'est que ces travaux entraînèrent des malheurs d'un autre genre, et beaucoup plus déplorables qu'une perte d'ar^^ent.
On imagina d'employer les troupes aux terrassements. En 1684, le chroniqueur •de la cour, Dîin'geau, porte, par jour, le nombre des soldats qui y travaillaient à 22,000 hommes, et celui des chevaux à 6,000. L'année précédente, il porte le nombre des travailleurs à 36,000. « On employait, dit M"" de la Fayette, des troupes à ce prodigieux dessein pour avancer de quelques années les plaisirs du roi, et on le faisait avec moins de dépenses et moins de temps qu'on ne l'eût osé l'espérer. La quantité des maladies que causent toujours les remuements des terres mettait les troupes qui étaient campées à Maintenon, où était le fort du travail, hors d'état d'aucun service ; mais cet inconvénient ne paraissait digne d'aucune attention, au sein de la tranquillité dont on jouissait. » Voici ce que M"« de Sévigné écrit à Bussy-Rabutin, à la date du 12 octobre 1678 : « Le roi veut aller à Versailles, mais il semble que Dieu ne le veuille pas, par l'impossibilité de faire que les bâtiments soient en état de le recevoir et par la mortalité prodigieuse des ouvriers, dont on emporte toutes les
VERSAILLES
d'haore. » La guerre, enfla, iaterrampil les tmvaui en ISes.Oa ne fut peut-flre pas fâché d'avoir un pr«leita de les abaiidonner sans honte. Ua n'cnt jamsia été repris. Sous Louis XV, ces travaux tom-
NouUea. M*> de Pompadour obtint de lui la permïsBion à'y prendre des maté-
], dont 00 admire ei
laMrieur de l'avaac-coarjBous Louis xm.
d'esTiron 1,300 met. lorsque les
leillir et à transporter il IVeriaillei, imme cela ge fait encore, les eaui de
ir une surface de S d 9 lieues de lon).ir 3 ou 4 de lar^. - (De Noaillea. l/itire lie JU— de MaMmion. 1. Il, p. eï.) B sol des jardina de Veraailles est une rte de parquet recouvrant des voûtes
plus habiles sculpieurs. Le parc de Ve
DE PARIS A VERSAILLES
sailles se divisa en g^and" et en petit parc : ce dernier se composait du parc actuel ; Vautre, qui renfermait plusieurs villages, était entouré d'un mur de 9 lieues de longueur.
On a évalué diversement les sommes énormes qui durent s'engloutir à Versailles. On sait seulement d'une manière certaine que Louis XIV, effrayé de tant de dépenses, brûla les mémoires des ouvriers.
En 1683, Versailles devint la résidence presque permanente de la cour. Mais, aux joies et aux fêtes succédèrent des revers. En 1709, Louis XIV envoya à la Monnaie son trône d'argenl et les meubles les plus prédeux de son palais, pour subvenir aux frais de la guerre. Il mourut à Versailles le l**" septembre 1715, et fut enterré sans pompe a Saint-Denis.
Louis XV ne vint habiter Versailles qu'en 1722. Sous M"* de Pompadour, ce palais ne fut plus qu'un boudoir * : sous M"** Dubarry une petite maison. Il subit alors des transformations conformes à la vie cachée que voulait mener le souverain : ses vastes pièces furent converties en petits réduits. Cependant quelques additions y furent faites. En 1753, l'architecte Gabriel y construisit une salle de spectacle, et, vers 1772, le pavillon paraUèle à la chapelle, et dont l'architecture fait avec le reste des bâtiments un contraste choquant quand on arrive par la cour d'honneur. Ce pavillon se rattachait à un projet de restauration générale interrompu par la mort de Louis XV.
La ville qui avait vu ces effroyables excès de la royauté devait en voir aussi la première expiation ; et ce fut l'infortuné Louis XVI qui, sans avoir hérité des vices de ses ancêtres, en subit le châtiment. Nous ne pouvons que rappeler ici l'affaire du collier, dont les principales scènes se passèrent dans les bosquets de Versailles, et dont le scandale fut si fatal au prestige du trône.
Pendant l'année 1789, l'histoire de Versailles se confond avec celle de la Révolution. C'est dans le Jeu de Paume do cette ville que l'Assemblée nationale se réfugia et refusa de se dissoudre. A l'in-
1. M. Le Roi a publié, d'après un manuscrit conservé aux archives de la préfecture de Seine-et-Oise, le relevé des dépenses de M"" de Pompadour pendant sa faveur ; elles s'élèvent au chiffre de 36,924,140 livresi
térieur de l'édifice, on lit encore cette inscription :
« Les représentants des communes de France, constitués en Assemblée nationale, le 17 juin 1789, ont prêté ici, le 20 du même mois, le serment qui suit :
« Nous jurons de ne jamais nous sépa- « rer, et de nous rassembler partout où « les circonstances l'exigeront, jusqu'à ce « que la constitution soit établie et affer- « mie sur des fondements solides. »
Au-dessus de cette inscription, on a ajouté celle-ci :
ILS l'avaibitt jurb :
ILS ONT ACCOMPU LBUR SBRMBNT.
On peut lire, dans toutes les histoires de la Révolution, le récit des journées des 5 et 6 octobre, où la royale demeure de Versailles ayant été violée pai' le peuple de Paris, le roi et la reine furent obligés de venir s'installer à Paris avec l'Assemblé nationale. Cette insurrection avait été provoquée, qui l'ignore ? par le banquet donné quelques jours auparavant par les gardes du corps dans la salle de théâtre du château.
Depuis cette époque, Versailles n'est plus la résidence des rois. La Convention fit faire l'inventaire du mobilier, qui fut vendu. Cette ville Ait négligée par Napoléon, qui, à Sainte-Hélène, la traitait de ville bâtarde, et se reprochait le peu de dépenses d'entretien qu'il y avait faites. Il s'était fait présenter des projets de restauration ; mais, découragé par les difficultés, effrayé des dépenses, « il regretta en le maudissant, dit M. Fontaine, que Louis XIV, dans cet amas d'incohérence, lui eût laissé son faste à utiliser, et la Révolution ses excès à réparer. »
Sous Louis XYIII et Charles X, 6 millions furent consacrés à réparer les façades du château, à restaurer les peintures et les dorures, et à élever un pavillon correspondant à celui qui avait été construit sous Louis XV et dont il a été parlé plus haut.
Louis-Philippe a rendu au palais de Versailles son ancienne splendeur. Il l'a débarrassé des petits logements qui l'obstruaient. « Le palais, dit un historien de Versailles, sous l'ancien régime et depuis, était habité par un nombre considérable de familles, qui avaient divisé en deux ou trois étages la plupart des grandes salles. La salle de 1630 contenait 27 chambres. Les corridors, autour de ces salles, recevaient les immondices de tous les ménagest On se ferait difficile*'
VERSAILLES. -
ment uua idée de U aalati, du di qui ttgoaifut k Versailles, dana l'i De cour. • 11 flUul abattre tauB ce
Ea 1831. dil M. de Mantalivec. la peu itée d'état>lir à Versmllea des Invalide mililoires fui reproduite et faillil triom
de la mettre par une destination nous hors de l'alteinle des révolutiona fulu Le vaste musée de Versuilles est l'cei personnelle de Louiï^Philippe. Lai-in il a discuta le plan de toutes les satlt
tableaux et' portraits, et environ 1 osuvrsB de sculpture. Dans ce vaste t
pour 1b pays, il ne reculait devant ai;
impartialité la plus hardie.
peintures et de sculptures, 6,6!5,000
que latisfacUon de léguer h.
oilnease musée, Louis- Philippe
mobilier. l,BI0,00a francs. L'emplacement
MB vi>ite, à l-indicatiot, et à
politique ei aux vertus civiles, éltil dé-
■ par l'archilacté du palais.
signé dans la partie du palais qui s'é-
.I^s sommes dépensées par
DE PARIS A VERSAILLES
des environs de Paris, mais elle eut la douleur de servir de quartier-général et comme de capitale aux Prussiens, et de voir profaner le palais de nos rois, devenu notre musée national. Le 19 septembre, les barrières étant fermées et les postes gardés, une capitulation honorable fut signée, mais le lendemain les Allemands la violèrent après Tarrivée de leurs troupes. Les soldats, « n'osant entrer dans les casernes, qu'ils supposent minées, occupent les promenades . En un clin d'œil, la ville du grand Roi est transformée en campement de horde germanique. Des bestiaux, parqués sur la place d'Armes; font entendre des mugissements effarés... Les feux du bivouac s'allument ; on abat des bœufs et des moutons sur les avenues, le sang coule dans les ruisseaux. »
M: Edouard Charton était alors préfet de Seine-et-Oise. M. de Brauchitsch, le préfet prussien, essaya vainement de le faire enlever et de le faire interner en Allemagne. Un des premiers soins du nouvel administrateur , à qui tous les fonctionnaires français refusèrent leur concours, fut de couviùr les murs de proclamations annonçant le u maintien de toutes les lois françaises, en tant que l'état - de guerre n'en demandait pas la suppression. » U n'en bouleversa pas moins toute l'organisation du département, mit, par exemple, les maires de chaque canton sous l'autorité du maire du chef-lieu et le chargea de la perception de l'impôt. U fonda un Bulletin officiel auquel non-seulement les municipalités, . mais encore les propriétaires de cafés ou de restaurants durent s'abonner.
Une contribution extraordinaire d'un million avait été frappée sur Seine-et- Oise dès l'arrivée des Allemands. Versailles seule était imposée pour 400,000 francs, dont elle n'obtint remise que par l'intervention du prince royal auprès du roi Guillaume. « La politesse, aussi bien que l'intérêt, dit M. G. Desjardins {Tableau de la guerre des Allemands dans Seine-et-Oise), exigeait qu'on présentât un remerclment. Le conseil municipal discuta longuement le mode qu'il adopterait pour l'exprimer. Une lettre avait l'inconvénient de laisser entre les mains des Prussiens une pièce dont ils pouvaient abuser ; une députation paraissait trop solennelle. On décida que le maire irait seul. M. Rameau se rendit chez le roi qui, ne pouvant le recevoir, le fit inviter
à dîner. Il refusa, en répondant qu'il ne convenait pas à un m Aire français de s'asseoir à la table d'un ennemi de son pays. » Cela n'empêcha pas la ville et son arrondissement- de fournir des réquisitions successives pour une somme totale de 11,500,000 francs.
Le roi Guillaume de Prusse fait son entrée à Versailles le 5 octobre et s'établit aussitôt dans la préfecture. Le lendemain, il somme vainement le commandant de place français de contre-signer une affiche invitant les habitants à assister aux grandes eaux. Dès les premiers jours, le prince royal distribue des croix aux troupes réunies autour de la statue de Louis XIV. C'est au pied de cette même statue que sont rangés les canons pris sur nos armées. Enfin c'est dans la grande galerie des glaces, pleine des plus glorieux souvenirs du « grand siècle », que se consomme l'insulte la plus sanglante dont notre amour-propre national ait eu à souffrir : le 18 janvier 1871, le roi Guillaume ceint le diadème impérial d'Allemagne que lui a décerné, sur la proposition du roi de Bavière, le Reiehstag prussien.
Du 23 au 28 janvier, M. Jules Favre, muni des pleins pouvoirs du gouvernement de la Défense Nationale, vint tons les soirs traiter de l'armistice avec M. de Bismarck, qui avait choisi pour résidence un hôtel de la rue de Provence. On connaît le résultat de ces négociations. L'Assemblée nationale, élue le 8 février, réunie le 12 à Bordeaux, acceptait, le l"* mars, les préliminaires de paix signés le 26 février à Versailles.
Le 2 mars, l'empereur Guillaume quittait la préfecture; mais son armée n'abandonna définitivement la ville que le 11. Le 10, l'Assemblée nationale décidait à Bordeaux qu'elle siégerait au château de Versailles, et le 20 elle y tenait sa première séance , au moment où l'insurrection devenait maîtresse de la capitale. Le 2 avril, les troupes de la Commune tentèrent inconsidérément une marche sur Versailles, qui fut arrêtée k Courbevoie. Le lendemain , un? nouvelle sortie ne parvint pas à dépasser Rueil. L'armée de la République put tenir son quartier -général à Versailles jusqu'au complet anéantissement de la Commune de Paris , c'est-à-dire jusqu'au 28 mai.
Depuis le 8 mars 1876, le Sénat, créé par la constitution du 25 février 1875, tient, comme l'Assemblée, ses séance^ au château de Versailles (V. ci-dessous).