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DE PARIS A VERSAILLES
conséquences furent désastreuses pour y la monarchie elle-même et pour le château de Versailles.
I.e 2 octobre 1789, pendant que la Révolution grondait aux portes du château et que l'Assemblée nationale siégeait à quelques pas de là, les gardes du corps se réunissent dans un banquet aux officiers du régiment de Flandre ; le repas est servi dans la salle de l'Opéra. « Les loges sont remplies de spectateurs de la cour. Les officiers de la garde nationale sont au nombre des convives ; une gaieté très- vive règne pendant le festin, et bientôt les vins la changent en exaltation.
On introduit alors les soldats des régiments. Les convives, Tépée nue, portent la santé de la famille royale ; celle de la nation est refusée ou du moins omise ; les trompettes sonnent la charge ; on escalade les loges en poussant des cris ; on entonne ce chant si expressif et si connu : O Richard! à mon roi! l univers t'abandonne ! On se promet de mourir pour le roi... » (Thiers, lieoolution française.) Pour comble d'imprudence, le roi, qui rentrait de la chasse, et la reine, portant dans ses bras le Dauphin, paraissent au milieu du festin, et leur présence vient augmenter encore ce délire, que l'infortunée princesse devait si cruellement expier. La cocarde nationale est arrachée, foulée aux pieds, remplacée par la cocarde blanche, que les gardes du corps continuaient de porter, ou par la cocarde noire, couleur de la maison d'Autriche, en l'honneur de Marie-Antoinette.
Les gardes nationaux se retirent stupéfaits. Le bruit de cette fête se répand. Trois jours après, le peuple de Paris se met eii marche pour Versailles ; quelques gardes du corps sont massacrés ; le roi et la reine sont contraints de quitter ce palais qu'ils ne devaient plus revoir.
Louis-Philippe fit réparer cette salle, et l'inauguration du théâtre eut lieu le 17 mai 1837.
Le 10 mars 1671, l'Assemblée nationale qui siégeait à Bordeaux, ayant décidé qu'elle siégerait désormais à Versailles, la salle de spectacle du palais fut aménagée b. cet effet. Depuis le 8 mars 1876, le Sénat y tient ses séances.
Galerie de sculptures. — Cette galerie renferme les tombeaux et les statues des rois de France et des personnages célèbres depuis Clovis II jusqu'à Louis XIV, moulées pour la plupart sur les tombeaux de Saint-Denis.
Salles des Croisades. — 5 salles ren-
fermant les tableaux consacrés à l'histoire des Croisades. Elles occupent, avec la partie de la galerie de sculpture qui leur sert de vestibule, le rez-de-chaussée de l'ancien pavillon de Noailles et formaient autrefois l'appartement des personnes de la suite du roi, de la reine et des princes. Les plafonds et les frises sont décorés des armoiries des rois, princes, seigneurs et chevaliers qui prirent part aux différentes croisades, ainsi que des grands maîtres et chevaliers des ordres religieux militaires.
Vestibule (115). — Vestibules de sculptures {Il A). — Arcade du Nord (113), passage pouvant, au besoin, servir de communication pour les voitures entre la cour royale et les jardins. — Vestibules de sculptures (112), contenant les bustes des officiers généraux tués en combattant pour la France. — Escalier des Ambassadeurs (110), détruit sous Louis XV et reconstruit sous Louis-Philippe.
Salle des Guerriers célèbres (109). — Cette salle, autrefois coupée en deux et qui servait d'antichambre à M"» de Pojnpadour, contient les portraits des guerriers qui se sont illustrés par leurs faits d'armes, sans avoir été revêtus des insignes de connétable ou de maréchal.
Salles des Maréchaux (de 102 à 108).
— Ces sept salles sont la continuation des salles des Maréchaux que le public visite à l'extrémité opposée de la galerie de Louis XIII. Elles contiennent les portraits des maréchaux depuis le maréchal de la Ferté (1651) jusqu'à nos jours. La salle 102 était dans le principe le cabinet des bains ; elle devint en 1684 une pièce de l'appartement de M"" de Montespan ; les salles 103 et 104 firent partie de l'appartement des bains qui fut habité par les filles de Louis XV. La salle 107 était la chambre à coucher de M""' de Pompadour, et la salle 108 son cabinet.
Salles des Tableaux - Plans (101). — 4 salles contenant les plans d'un grand nombre de combats. La salle, formant l'angle d'un des pavillons du château primitif de Louis XIII, faisait partie de la salle des gardes pour l'appîirtement particulier du roi, auquel conduisait l'escalier n» 111, désigné sous le nom d'escalier du Bai. « Louis XV venait de descendre cet escalier et de sortir de cette salle, dit la Notice du Musée, pour monter en voiture, lorsqu'il fut frappé par Damions, le 5 janvier 1757, à six heures du soir. » Peu de temps après, le garde des sceaux Machault, saisissant
;PALAIS ET MUSÉE DE VERSAILLES
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rassassin dans la salle des gardes, lui fit tenailler les jambes en présence du chancelier Lamoignon et de Bouille, ministre des affaires- étrangères, par deux gardes du corps armés de pinces rougies au feu, qui s'offrirent à faire ainsi Toffice du bourreau. » C'est donc ici que commença cette série d'effroyables tortures auxquelles fut soumis l'assassin.
Âu*delà des salles du rez-de-chaussée que le public est admis à visiter, se trouvent trois salles des Résidences royales (99) et une salle des Maréchaux fermées actuellement.
Salle des Connétables. — Dans le principe, le connétable {cornes stabult) était le grand-écuyer du souverain. Il y eut, sous l'ancienne monarchie, trente-neuf connétables, depuis le xi« s. jusqu'au XVII»; le dernier fut Lesdiguières, sous Louis XIII , qui supprima cette charge en 1627. Louis XIV ne là rétablit pas, malgré la promesse qu'il en avait faite à Turenne. Napoléon fit revivre cette dignité pour un de ses frères, Louis, depuis roi de Hollande.
Salle des Amiraux. — Cette collection des portraits des amiraux de France commence en 1270, à Florent de Varen- Des, amiral sous saint Louis, et finit au duc d'Angouléme, fils de Charles :X. Une partie des salles des Amiraux, des Connétables et des Maréchaux formèrent successivement le logement du grand Dauphin, fils de Louis XIV, et, après sa mort, du duc et de la duchesse de Berri, puis du Dauphin, fils de Louis XV, etc.
Trois vestibules (75, 76, 77) dont celui du milieu peut servir, au besoin, de passage pour les voitures entre la cour Royale et le parterre du Midi.
Galeries de l'Empire. — Ces salles, jusqu'au vestibule Napoléon, formaient, sous Louis XIV, l'appartement du ''duc et de la duchesse de Bourbon. Elles renferment des toiles de Crros, Girodet, David (Passage du Saint-Bernard), Carie Vernet, etc.
Salles des Marinesl{95). — Ces salles, au nombre de cinq, faisaient partie, sous Louis XVI, du pavillon habité par le comte de Provence (Louis XVIII) et nommé, en conséquence, pavillon de Monsieur ou de Provence.
Galerie des Sculptures, renfermant les ttatnes dés personnages et des généraux cMèbres, depuis le comAnettcement de la Révolution josqfi^à nos jours.
dtàeriê i/t sattês des Témheaiue. — La pl!iéi\e tléb lonil3«Alix, qui servait autre* fois de dégagement et dd tbulub: ptme
les offices, cuisines et fourrières de l'aile du sud, occupe toute la longueur de cette aile, sur la cour de la Surintendance. Du côté des jardins, elle est bordée de salles obscures qui servent encore de fourrière. Elle renferme un très-grand nombre de statues tombales, moulées en plâtre sur les originaux.
Vestibules renfermant des statues, des bustes, '^des mausolées, etc.
PKBMIER BTÂGB (PLAN III).
2" galerie de l'Histoire de France (n«« 39 à 48). — Les tableaux de ces dix salles sont consacrés à diverses scènes de notre histoire, depuis 1797 jusqu'en 1836. — Tableaux de H. Vernet, Gros, Gérard, Gudin, Paul Delaroche, Bellangé, Taunay, etc.
2* galerie de Sculptures. — Cette galerie contient la suite des bustes et statues des rois et des hommes illustres (statues du compte de Beaujolais et du duc d'Orléans par Pradier ; statue de Jeanne d'Arc par la princesse Marie d'Orléans).
Galerie de Çonstantine. — 7 salles qui servaient autrefois de logements à des seigneurs de la cour. Elles renferment des tableaux (principalement des tableaux de bataille), parmi lesquels on remarque la Prise de la Smahla, par ff. Vernet (toile longue de 21 met. 39 cent.), la Bataille d'isly par le même, une vue curieuse de Rome pendant le siège de 1849 , par MM. Th. Jung et Gobaut, des toiles d'Yvon, de Jumel, de Couder, etc.
Salon d' Hercule. — Ce salon, qui sert d'entrée aux grands appartements, fut, jusqu'en 1710, la partie supérieure de l'ancienne chapelle alors établie dans l'espace correspondant en dessous, qui sert aujourd'hui de passage pour se rendre au jardin. Là furent célébrés les mariages du duc de Chartres, du duc du Maine, du duc de Bourgogne ; là retentit la parole de Bossuet, celle de Massillon et celle de Bourdaloue. — Au plafond est Y Apothéose di* Hercule, peinte par Le Moyne. Cette composition, une des plus vastes connues, a 18 met. 50 cent, de longueur sur 17 met. de largeur, et contient 142 figures.
Salon de l'Abondance. — Plafond peint par Houasse, élève de Lebrun, et représentant l'Abondance.
Salons (49 et 50) renfermant des gouaches par Van Blarenberghe et des dessins d'anciens costumes milîtaàres français.
Salte àes États géttéraux (51). — Salle richement décorée par Btondei, Louis jGfoti- !ttii|^, Aîttttx.
StUon de Vénus. — Dans cette salle étaient placées les tables destinées à la collation, les jours d'appartement {V. cidessus : salon de Mercure). Le plafond, peint par Nouasse, représente le Triomphe de Vénus. Dans une niche est le groupe des Grâces, par Pradier, exposé en 1831.