‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 70 sur 562 · OUEST-CEINTURE · texte numérisé non relu

OUEST-CEINTURE

B MootparnaaaB, 4 kil.

Embarcadère du chemin de fer de 1'

du chemin de Ter de Versailles et du cbemia de Ceinture, qui passe sous le chemin de fer de Versailles, au fond d'une profonde tranchée.

Les fortilicaCiona dépaBaées, la vue s'étend des deux cotés : à g. se moj treot Montrouge, le fort de Vanve les hauteurs de Baiineui. de Châli Ion et le fort de Chitillon ; sur la dr >e dresse, au-dessus dlssy et de Vanves, l'ancien château da prince de Candé, aujourd'hui lycée. Plus loin on découvre à g. Clamarl et à dr. le fort d'Issy BU pied duquel est établie la station.

9';STATI0N. — ClAMART.

6 kil. ie la gare de Parie, 1 kil. d'isiv I kil. de Vonves, 2 kil. de Meudon - Claraao^esià: I kil. 600 met. de la natian, 9 kil. BOO met. de Notre-Dame 4 kil. 400 met. de Sceaus, I ki de Fleurj, î kil. de Chilillon.de Konienar et du Plessii-Picquet, 6 kil. de Bitvis

Clamait (omnibus), 3,163 hab., est situé (100 met. 4'altit.) dans une sorte de petit vallon planté de vignea et d'arbres fruitiers, au pied de collines boisées (nombreuses villas). Un acte de dBO fait mention de ce village

DE PARIS A VERSAILLES

Claumar, pour clos Mard?). U église (xv® s.) a été reconstruite il y a quelques années sur son ancien plan, et restaurée après la dernière invasion allemande. Le portail latéral de g.

n*a pas été retouché : il est intéres* sant et date de la fin du xv® s.

La plupart des habitants de Clamart sont blanchisseurs , fabriquent de la chaux ou du plâtre et exploitent les carrières du voisinage..

Pour visiter la Redoute du Moulin de Pierre, qui fut bâtie au commencemeU/ du siège de Paris par les troupes ''rançaises, mais qui, occupée par î^s Prussiens, fut retournée par eux contre le fort dlssy et lui fit beaucoup de mal, il faut, de la station, gagner soit par l'omnibus de service, soit à pied (10 min.) la rue de Saint-Cloud (à dr. de la route qui mène de la station au village). On suit cette rue bordée de propriétés et, au point culminant (5 min.), on voit à dr. le Moulin de Pierre en ruines, et les restes de la redoute, achevée par les Allemands. La batterie de mortiers de la station de Clamart (batterie que la Commune conserva jusqu*au 5 mai 1871) rendit cette redoute intenable à l'artillerie des Allemands; ils y tenaient cependant un poste qui fut plusieurs fois chassé par nous de sa position. Du Moulin de Pierre on découvre une vue magnifique.

La station de Clamart est située sur les glacis du fort d'Issy, dont la garnison (2,600 hommes), durant le dernier siège, eut beaucoup à souffrir du tir convergent des batteries prussiennes du pavillon de Breteuil, du Moulin de Pierre et si^tout de la terrasse de Meudon. Les feux de Tenceinte parvinrent cependant à le protéger en détournant les feux de Tennemi et en causant des dommages considérables aux retranchemenis prussiens. Durant la Commune, le fort, attaqué vivement par les^troupesMu Gouvernement, tomba en leur; pouvoir, le 8 mai , six jours avant celui de Vanves.

Les environs de Clamart sont tort agréables. Les bois qui séparent ce village de Fleury et de Meudon offrent aux amateurs les promenades les plus accidentées ; leur point culminant est à 164 met. On y découvre de jolis points de vue. 30 ou 40 min. suffisent pour les traverser. Leur lisière , du côté de Meudon, forme les limites des départements de la Seine et de Seine-et-Oise. Une route, nouvellement tracée, part de la place- de la Mairie, et conduit directement au bois de Meudon. Une autre route, qui forme la rue principale de Clamart et qui, garnie de trottoirs et plantée d'arbres, offre plus loinde beaux points de vue (la route de Sèvres), relie Clamart à Fleury, à Meudon et aux Moulineaux. Si, la prenant à dr. , à peu près au centre du village, on la suit pendant 4 ou 5 min., on trouve alors à g. un chemin qui conduit, entre des villas, à une porte du bois, d'où plusieurs routes montent sur le plateau et conduisent, en passant derrière le haras ou parc de Chalais, à (20 min. environ) la mare du bois ou à (39 min.) l'étang de Villebon (F. ci-dessous, p. 92).

On peut , à l'endroit oii la route de Sèvres se bifurque , laisser à dr.

le bras qui descend au Val et aux Moulineaux, et, prenant l'autre bras, traverser Fleury (belles villas). A l'extrémité de la rue étroite de ce village (1 0 min. environ), on entre dans les bois par la porte de Fleury.

Là, de belles allées se présentent de tous côtés aux promeneurs. Si Ton suit celle qui longe à dr. le mur du parc de Chalais , on passe près de la fontaine du Roi , et l'on peut gagner, en 25 min., l'étang de Villebon (F. ci-dessous). — En 10 ou 15 min., on va de Fleury à Meudon , en traversant la vallée.

[De Clamart on peut aussi, dans une autre direction, aller à (2 kil.) Châtillon, au (2 kil.) Plessis-Piquet, à (3 kil.) Aulnay, à (7 kil.) Bièvre (F. Sections XXVII. XXVIII et XXIX).

Enfin, de la station de Clamart, on des-

CLAMAÏIT. - ISSY.

Cad en 15 mio. 1

mal b&tî, mais agréablement s!

u pied et sur les pentes d'un co ni domine la rive g, de la Sein

6 kil, 800 met. de Notre-Dame, 3 hil. 100 inèt. de la barrière. 1 kil. 400 do Vaogirard,100 mèl, de Vsnvea.

dea Moulineaui, 3 kU. dt^Mendon, :

de Sèvres.

! de l'abbayo de Saint-Magloire

Quiud laay cùi ci de pLaisaace. Hugue!

inés aux religieux i possédaient déjà i 0 de flef. La reine fc

mage, ua cnftleau ou eue se relu'a, en Wr>, panduit la peste de Paris.

En liOIl, le premier opéra fraD<;ais, la

Patlorale. par le sieur Perrin, de la vil de LyoD. fut représenté k Usy. — 1 1695, les quatre docteurs charges d'ex,

férenies. où il lémoigna plus de passion nue de charité chrétienne. — Klo U7t, le cardinal do Kieuryy mourut.

Qiiand on vient de Paris, à rentrée du village, on laisse à g. l'avenue qui conduit au lycée de Vaoves.

Plus loin, on remarque à. dr., dans

la Grande-Rue, V hospice Devilias et la miason de retraite pour les ménagés, qui forment deux établissements distincts. Dans la même direction se trouve la maitne, Au-d^à, mais à g.

de la rue, la succursale du séminaire dé Saint-Sulpice a été établie sur remplacement du château de Marguerite de Valois et de la maison du cardinal de Fleury, dont une aile subsiste encore, en assez mauvais état (poutres et solives peintes au premier étage).

Derrière le séminaire s'étend un beau jardin renfermant le petit pavillon dans lequel eurent lieu, sous la présidence de Bossuet, les conférences relatives au quiétisme. Ce jardin communique , par un passage souterrain percé sous une rue, avec un vaste parc (beau point devue sur Paris) dans lequel s'élève la chapelle de Notre-Damede-Lorette^ qui reproduit exactement, à l'intérieur, l'aspect et les dimensions de la santa Casa ou maison de la sainte Vierge, qui se voit dans la grande église de Lorette.

Sur la Grande-Rue est située aussi la succursale de Vinstitution Saint- Nicolas, dirigée à Çaris (rue de Vau girard, 92) par les Frèrçs de la Doctrine chrétienne.

Entre le parc du séminaire et l'église du village, se trouvent la Sali-:

iude, maison de retraite d'étude qui sert de noviciat aux prêtres de la Société de Saint-Sulpice, et le sérninaire de la congrégation des prêtres de Picpus.

Quand on a atteint l'extrémité du village d'Issy, il faut monter ti g. la rue qui conduit au château. Ce château, construit par Bullet, a compté parmi ses propriétaires le président Talon, le prince de Conti et la princesse de Chimay. L^intérieur est dans un état de ruine complète depuis la guerre de 1870. Le parc, long de plus d'un kil., a près de 30 hectares ; il offre de beaux points de vue habilement ménagés sur Paris, sur Meudon et sur la vallée de la Seine. Il se distingue principalement par la beauté de ses arbres et par l'abondance de

ses eaux , qui ont toujours la même abondance, et conservent en toute saison une température basse (7 à 8°).

h' église d'Issy, toute moderne, renferme une Fuite en Egypte, par Champmartin.

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