VANVES
7 kil. 500 met. de Paris (Notre-Dame), 1 kil. 700 met. de Yaagirard , 3 kil. de Clamart, 2 kil. 500 met. de Châtillon.
Vanves ou Vanvres, 7,926 hab., touche à Issy. Il n'a rien d'intéressant, mais on voit, entre ce village et Issy , un beau château bâti en 1698, sur les dessins de Mansart, et qui appartenait à la maison de Condé quand la Révolution éclata. Ce château fut compris au nombre des maisons royales réservées pour servir aux réjouissances publiques et pour former des établissements d'utilité publique. Dulaure en a laissé une pompeuse description. C'est un bâtiment fort simple ; mais , à en juger par ce qui en reste, le parc devait être magnifique. La vaste terrasse au milieu de laquelle il s'élève offre beaux points de vue sur Paris, Issy, les coteaux de Bellevue, de Meudon, de Sèvres, de Saint-Cloud, le Mont- Valérien et la vallée de la Seine.
Le lycée de Vanves, établi aujourd'hui dans ce château considérablement agrandi , a été créé par décret du mois d'août 1864 pour les enfants qui commencent leurs études. Ce n'était auparavant qu'une succursale du lycée Louis-le-Grand. Les enfants y jouissent d'un air excellent ; ils y prennent un exercice salutaire, tantôt en plein air. tantôt dans des galeries vitrées. La maison est admirablement tenue ; lés dortoirs surtout méritent d'être visités.
IS église de Vanves , consacrée en 1449, a été en grande partie reconstruite dans le style du xv" s. Une inscription placée à g. de la grande porte d'entrée donne la date de sa dédicace. — La maison de santé pour les aliénés des deux sexes, située rue du Bois, n° 2 , et dirigée par le doc-
ISSy. - VANVES."
teur Falret , renferme une chapelle moderne ; uq vaste jardin l'entoure.
Le lort da Vanvei est situé entre ceux d'Iasy et de Montrouge, à 1 kil.
du premier et à 2 kil. du second. Il Eouffrit beaucoup du feu des Prussiens en 1S70, et fut pris sur laCommunele Umal )B7t.— Une nouvelle roule, percée en 1877 pour porter les rails d'un tramway, relie Vaiivea k Clnmart en passant nu pied du fort.
En quittant.la al
n de Clamarl,
in de fer passe au-desaoug d'Iasj, puis s'enfonce dans gae et profonde tranchée.
^xtremitë de cette tranchée, on entre dans Seine-et-Oise, On découvre i g. lea hain. du Val et de Fleurff, dominéa par lea boia de Fleury, un petit vallon parsemé de villas, et, sur le versant opposé, Meudon au pleddeaon beau château.
A dr., la vue est plus étendue, plus variée, plus belle. On'embrasse d'un seul coup d'œil toute la vallée de la
Le château d'Iasy en 1870,
Seine.deCharenlon à Montmorency, Paris tout entier, le boia de Boulogne, le Mont- Valérien.Saint-Cloud, Sèvres, Montmartre. A l'entrée du vallon sont les Moulîneaux et le bas Meudon.
Ce vallon, c'est celui du Valrloury. On le traverse sur un viaduc en pierre, construit par M. Payen, composé d'un double rang de sept arches, long de 142 met. 70, et haut de 36 met. D'énormes remblais viennent y aboutir dea deui eûtes. Les arches inférieures ont une ouverture
de 7 met. entre les culées et uue hauteur de 7 met. aotw clef. L'ouverture des arches supérieures est de 10 met.; leur hauteur sous clef, de20 met.; les pilea qui lea séparent ont 3 met. d'épaisseur: l'épaisseur des pilea du rang inférieur est de 4 met. 80. Le fond de la vallée est formé d'un terrain argileux fort mou, couvert de quelques couches calcaires; les fondations ont donc dii être descendues jusqu'au banc de craie, inférieur k celui d'argile.
Le volume des maçonneries cachées
DE PARIS A VERSAILLES
sous terre se trouve ainsi presque aussi considérable que la partie visible.
La première pierre de ce viaduc, appelé d'abord pont Hélène, en Thonneur de M™« la duchesse d'Orléans, a été posée le 1®' octobre 1838.
A peine a-t-on franchi le Val- Fleury que Ton s'arrête à la station de Meudon.