DE PARIS A RAMBOUILLET ET A MAINTENONS
(chemin de fer de Bretagne)
Le chemin de fer de Bretagne a été décrit de Paris à Viroflay, p. 83 et suivantes. Nous le reprenons ici au point où, à peu de distance de la station de Viroflay (K. p. 102), il se sépare de la ligne de Versailles (rive g.) pour se diriger, à un niveau beaucoup plus élevé, vers la station de la rue des Chantiers.
En quittant la gare de la rue des Chantiers, on entre dans un souterrain courbe de 700 met. de rayon et de 140 met. de longueur. A ce tunnel succède une profonde tranchée creusée dans un terrain sablonneux. Les talus, qui s'abaissent et se relèvent tour à tour, continuent d'intercepter la vue jusqu'au-delà des ponts sur lesquels passent les routes qui conduisent à la plaine de Satory. Le dernier de ces ponts dépassé , on aperçoit tout à coup , à travers les arbres, la statue de Marcus Curtius (F. p. 57), la pièce d'eau des Suisses et rOrangerie; mais bientôt les talus des tranchées et les arbres qui bordent le chemin de fer dérobent aux voyageurs la vue de Satory, qu'ils traversent, et du parc de Versailles, qu'ils laissent sur leur dr. Puis les talus s'abaissent , et ce long rideau de verdure se déchire près de la station de Saint-Cyr. De ce point on découvre, sur la dr., au-delà des bâtiments de l'école , une vaste et fer-
1. Embarcadère. Boulevard Montparnasse, n« 44 (y. p. 82 ).-- Bureaux de distribution des billets, salles des bagages et salles d'attente au premier étage, où les voitures montent par une rampe assez forte et les piétons par des escaliers.
N. B. Les trains ne s'arrêtent à Bellevue et à Versailles (les deux premières stations) que pour prendre des voyageurs.
tile vallée qui s'étend jusqu'à la forêt de Marly.