STATION. — SAINT-CYR
22 kil. de la gare de Paris, 5 kil. de Versailles par le chemin de fer, 4 kil. 1/2 par la route, 2 kil.de Fontenay-le-Fleury.
Saint-Cyr, 2,677 hab., ne fut, jusqu'à Louis XIV, qu'un hameau.
Il y avait près du village un petit château et un couvent de femmes.Lech&teau, selon Dulaure, avait été remplacé par une auberge, Ce fut probablement le couvent que Louis XIV acheta 91,000 livres pour y établir la maison d'éducation fondée par M"" de Maintenon , et à laquelle le château de Noisy ne suffisait plus.
Une religieuse ursuline, nommée M"* de Brinon, se trouvant dans un embarras extrême par suite de la ruine de son couvent, avait imaginé de fonder une pension de jeunes filles. Son entreprise échoua complètement ; mais elle parvint à intéresser en sa faveur M"® de Maintenon, qui était alors seconde dame de la Dauphine, et jouissait de la confiance et de la faveur du roi. M"« de Maintenon paya les dettes de Mme de Brinon, loua pour elle une maison à Rueil, et y plaça plusieurs pensionnaires. L^établissement prospéra et s'agrandit. La communauté fut ensuite transférée au château de Noisy, où M""* de Maintenon allait souvent la visiter, et enfin, à Saint- Cyr, où furent construits les bâtiments que l'on voit encore aujourd'hui. Le but de cette fondation fut de donner une éducation convenable à des jeunes filles de familles nobles, mais réduites à l'indigence. Il fallait, pour y entrer, prouver quatre degrés de noblesse du côté paternel. Le nombre des pensionnaires fut fixé à 250, celui des maîtresses, à 40, avec 40 sœurs converses pour le service de la maison. C'était une sorte de communauté religieuse, sur laquelle la fondatrice exerça longtemps une autorité souve-