‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 96 sur 562 · RAMBOUILLET · texte numérisé non relu

RAMBOUILLET

la pièce d'eau,

S.-E., près de la grande pièce d'eau «oiaine du chemin de fer. Le parterre a été desaîné à la française du temps du comte de Toulouse ; dans t<>ute sa

fiartie haate, il est planté d'arbres aresliera de toutes les essences , parmi lesquels se trouvent de nombreuses variétés d'arbres verls stfmés sous le premier Empire. Le jardin anglais, dessiné sous le duc de Pen-

thièvre et restauré aous Napoléon !•', abonde en arbres eiotiques des plus .

belles variétés ; les prairies en sont capricieusement silloonées par des allées sablées qui suivent ou traversent des rivières aux nombreux contours. Ici l'eau se brise en écume en s'échappant d'un rocher artificiel ; là c'est une chaumière dont l'intérieur est tapissé de coquilles produisant le plus merveilleux effet; plus haut c'est un rustique ermitage, avec sa cha-

pelle, caché soua l'épaîa ombrage dea hèlres, dea mélèzes et des ntns. On peut j faire de belles études d'arbres et de charmantes promenades.

A l'extrémité N.-O. du jardin anglais, mais en dehors, au pied du monticule sur lequel s'élève la ferme, est la laiterie de la Reine, qu'il est facile de visiter. Louis XVI l'avait fait bâtir, orner et meubler pour Marie'Antoi nette : le premier consul la ûl dépouiller et dé meubler pour la lailerje de Joséphine à la Malmaison. L'empereur la fit enfin res-

taurer pour Marie-Louise. C'est un petit temple b&ii en grès et qui ressemble à un tombeau. A l'intérieur, an montre une rotonde décoréejd'une vaste table et de consoles de marbre blanc, puis une salle carrée, an fond de laquelle l'eau s'échappe des fissures d'un rocher artificiel, pour tomber dans une vasque rustique où se baigne une nymphe sculptée par Beauvalet. Cette nymphe , que le gardien indique à tort comme représentant Suzanne surprise par les deux vieillards, a remplacé le beau

DE PARIS A MAINTENON

groupe de la Nymphe à la chèvre, ■ da Julien, qui est aujourd'hui àew les galeries du Louvre. DauB le pavillon de g. (en entrant), une salle démeublée (le salon de la reine) est décorée de quatre jolies grisailies, par Sauvage.

L' dglise deRambouillet.canstruite dans ml etjle gothique do convention, d'après les plans de M. de Baudot, en 1868, a'élëve sur un plateau, à l'E. de la ville. Malgré l'abaence

élément essentiel de

la Toiite ogivale, et l'emploi du fer pour plusieurs colonnes, ce monument ne manque ni de grflce ni de

bleau attribué 4 Thévenin {le Christ en eroix), un autre de Carie Vanloo

tableau (saint Lubin) d'Eugène Tourneuï, donné par M. de la Motte. — VhÔlel de ville (1787), en face du château, sert de mairie et de halle

aux grains. La salle du conseil renferme deux beaui portraits [le comte de Toulouse et le duc de Penlkiévre) atlribués à Boucher. — h'hospice, fondé par la comtesse de Toulouse, en 1731, est un vaste bâtiment, situé aussi à côté du château.

Au-deli de Rambouillet , on laisse à dr. les jardins du château et le village de Guéville, et l'on ne tarde pas â apercevoir, du même c6té, les ruines du manoir de Gazeran, situé dans lacom. duméme nom (630 hab.ji on longe le parc du château de Voi

sin, puis on entre dans le départ.

d'Eure-et-Loir, en même temps que dans la vallée o<i est bitti Saint-Hilarion, v. de SOI hab. (ruines d'une chapelle gothique). On traverse la

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