I MASCULIN. I FÉMININ
Type d'un couplet masculin en i. Type d'un couplet féminin en i. —
— Li ciiens Amis entra en son chemin, Oiez, scignor, que Dex vos beneïe,
— Celui qui va de Blaivies à Paris. — — Li glorioz, li Hz sainte Marie, — Passa Torainne et Poitiers aulressi; — r>onne chanson qui est vielle et antie. A Saint-Jehan sont venu d'Angeli. — La — Elle est moli bonne, si fait très bien nuit i jurent li chevalier gentil — Desci à dire: — D'Amis define et dou prou au jor que il fut csclarci. — Delor jor- conte Amile. — Oi avez corn li baron nées ne sai com|)te tenir. — Un mardi transsirent. — A Mortiers gisent, es vinrent à Blaivies la fort cit. — Virent plains de Lombardie. — Huimais les nés devers Bordiax venir, — Les orrez avant de lor lingnie — Et de la voiles droites où li mast sont assiz : geste qui des barons issirent. — Gi-
— « Dex, dist li cuens, qui onqiies ne rars ot Blaivies , si tint cuite la ville, » mentis,— Com cestc ville sict en riche — Fiuls fu Ami le chevalier uobile;
1 paut. i.ivu.n.
CUAP. viu.
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I PART. Livn. 1 ciiAP. vm.
pat ion), a entrepris de le refaire en vers rimes. Nous avons là-dessus un aveu naïf : c'est celui du second
» chemin! — Bien ait de Deu li rois de — Se li donna li rois Otiies sa fille, — » Saint-Denis — Qui me donna Lubias Damme Hernienjart qui fu preus et » au cler vis. » — A pie descent dou bon nobile. — Pou durarent cnsamble. (Predestrier de pris; — Ses homes en mière laisse de Jourdain de DIaires.) appelle. (Amis et Amiles, vers 1871- Cf. Charroi de Niines, vers 1170 et 1886.) = Observation. Ces couplets suiv. ; Prise d'Orange, vers 1-30; Gui en (' masculin sont de beaucoup les de Bourgofjne, vers 53, 5i5, 1579, plus nombreux dans les différents 2354-, 2705, 3042, 3261, etc. = Obpoëmes du cycle des Lorrains. servations. Une laisse d'ylj/u'.v et
Amiles (vers 1352 et suiv.) commence ainsi qu'il suit : Quant la damme ot finée sa proiere, — Si vit venir Ami par la charriere, — L'escu au col et la broingne doubliere. — Voit le la dame, forment fu esjoïc; — Hardré apelle, si li commence à dire : — « Or voz voi moult celle chiere abaissie, etc. » Le couplet précédent fest en ie, mais sans mélanj^e aucun de ces formes en iere. Et nous lisons ailleurs, dans le même poëme : Or fu la damme durement corroucie — Dou conte Amile qui si la contralie. — A mienuit toute seule se lievc. — Onques n'i quist garce ni chamberiere — Un chier mantel osterin sur li giete. — Puis se leva, si estaint la lumière. — Or fu la chambre toute noire et teniecle. — Au lit le conte si est tôt approchie, etc. (Vers 692 et suiv.) Dans le même couplet, on trouve chiere etcouchie, aumoniere et avancie, pierres et acoisie, iere et lie. Ce fait ne peut s'exjiliquer que par une prononciation en ire, et cette prononciation se retrouve en effet dans plusieurs dialectes, dans le wallon surtout et aussi dans le lorran — Voyez, dans la Revue des sociétés savantes (5° série, VI, 239), un article de P. Meyer sur des Heures wallones du XiV siècle, où il relève les formes arire, cliire, derire, pour ariére, chiere, deriere. Cf., dans la Romania (V, 420), un texte lorrain du xii' siècle, publié par M. Bonnardot, et oh l'on peut lire praiirea.\i lieu de proiére, etc.
0 MASCLLLX.
Type d'un couplet m.\.scuun eno (il s'agit de l'o « en position »). — Biaus fu li jorz et li estorz fu forz; — Et Viviens a haut soné son cor, — Dons fois en grelle et le tiers fu en gros ;
— La mestrc vaine li rompi enz el cors.
— Granz fu l'alaine et li bondirs fu fors. — Guillaumes vint, quan qu'il pot les galoz. — Dist à Bertran : « Frans » chevaliers, or tost. — C'est Vivien » qui là sonne cel cor. — Bien ai oï n que près est de la mort. — Beau sire Il Dex, je vos prie et recort — Que li » Icssiez, beau sire, Famé el cors — » Tant que à lui aie parlé deus moz ! — » Beaus niés Bertrans, por amor Dieu, 1) or tost. — Prenez .X.M. de la gent de » cest ost, — Delez la mer alez vers M cel regort. — Là, m'assailliez païens » à grant effort. — Ge vos sivrai de » maintenant au dos — A .X.M. homes,