CHAPITRE XVI
HALTIi AU MILIEU DU SECOND LlVnE. — COM- MENT, APRÈS AVOIR liTUDlÉ LA CONSTITU- TION INTIME DES CHANSONS DE GESTE, IL NOUS RESTE A PARLER DE LEUR DÉVE- LOPPEMENT EXTÉRIEUR. — CONCLUSION.
Résumé du premier volume ; plan du second 549
Flîi DE L\ TAULE DU TOME PREMIER.
ERRATUM. — Durant l'impression de ce premier volume, M. C. Revillout a publié un excellent Mémoire sur la Yita sancti }Yillelmi que, d'après les Bollandistes {Acta SS. Maii' VI, 811), nous avions attribuc'e au xi" siècle (p. 40, et passim). M. Revillout nous paraît avoir très-solidement e'tabli que c'est seulement une œuvre du premier quart du xii'' siècle, qu'elle n'a aucun droit aux respects de la critique, et que l'auteur s'est contenté d'y paraphraser fort médiocrement un chapitre de la Vie de saint Benoît d'Aiiiane, par Ardon. Nous n'y contredisons pas et aurons occasion, dans notre tome IV, de reprendre en détail l'examen de cotte question. Mais, dans le présent volume, nous ne nous sommes servi de la Vila sancti ^yillclmi que pour établir la préexistence des Cantilènes, et nous n'en avons utilisé que le passage suivant : « Qua; reg-na, quœ provinciœ, quœ gcntes, quœ urbes VS'illelmi potcn- » tiam non loquuntur? Qui CHORI JUVENLM, QUI CONVENTUS POPULORLM , prœcipue militum » ac nobilium -virorum, quœ vigiliœ sanctorum non résonant et modulatis vociBus » DE GANTANT qualis et quantus fuerit, etc.? » Or, que la Yita sancti Willelmi soit du xi" ou du xii" siècle, qu'elle soit ou non calquée sur un chapitre d'Ardon, Tauteur de cette œuvre si juslcmont critiquée n'en constate pas moins l'existence, en son temps, de certains chants populaires qui étaient chantés par tout un peuple, et non pas seulement par des chanteurs de profession. Nous n'avons pas voulu lui faire dire autre chose et n'en avons pas tiré d'autre conclusion. C'est dans notre tome IV que nous aurons à discuter les autres parties du Mémoire de M. Revillout, que nous parlerons à nouveau de la charte de fondation de Gellone, et que nous essayerons de prouver que le Guillaume de la poésie se rattache par des liens indestructibles aux Guillaumcs de l'histoire, et notamment à Guillaume de Toulouse. M. Gaston Paris est ici de notre avis, et affirme très-nettement « la participation de Guillaume de Toulouse à la constitution du Guillaume épique » (Romania, juillet 1877, p. 468). = A notre liste des Chansons de geste publiées (p. 219), il faut ajouter le Bastard de Bouillon, qui vient d'être édité par M. Scheler (août 1877). = Aux publications dont la Chronique de Turpin a été l'objet il convient de joindre l'œuvre toute récente de M. Th. Auracher : Die sogenannte poitevinischc Uclersetaung des Pseudo- Turpinnach den Handschriftcn milgetheilt (Halle, 1877). = A la page 65 (cantilène de sainte Euialic), lire dans le texte roman, vers 5, non au lieu de n'out, et vers 8, preiement. = A la page 68, lire « IX' et x" siècles ». = A la page 283, ses pa': Le manuscrit porte sompar. = A la page 401, lire : De plusurs gestes siint de lui granz huniirs. = A la fin du tome II, nous publierons un Errata développé de nos deux premiers volumes, et prions nos lecteurs de nous signaler toutes les erreurs que nous avons pu laisser dans cette seconde édition des Épopées frnçaises.
DU MÊME AUÏEUK